20 janvier 2026

Allons voir !

 
...ce que la vie nous réserve... n'ayons peur de rien ! 
(Feu Chatterton !) 
 
Chanter. Chanter en grand groupe - 130 choristes, 3 choeurs réunis. Chanter au Cabaret Sauvage - cette magnifique salle parisienne toute de boiseries et de tentures de velours rouge. Faire chanter le Cabaret Sauvage, plus de 700 personnes avec qui partager ce kif absolu de vibrer sur les mêmes notes, respirer au même rythme. Voir la salle depuis la scène, les sourires, la foule qui ondule en rythme, les éclats de rire sur les exercices vocaux partagés, avec plus ou moins de talent il faut bien le dire, les petites lumières sur Imagine, c'était drôle, émouvant, très fort - autant de moments exceptionnels. J'ai tellement de gratitude pour l'équipe qui a porté ce projet fou - 3 dates, 9 chorales, rien qu'à Paris, une tournée pour les autres chorales du réseau, quelle énergie de dingues, et quelle joie ils ont fait naître partout... quoi de plus beau dans le temps que nous vivons que ce pari gagné : démultiplier la joie, le collectif, la musique ? 

Une expérience incroyable - j'ai mis un temps fou à redescendre ensuite, c'est tellement puissant ce shoot de dopamine / sérotonine / ocytocine - dixit Clairie. Bonheur compte double car partagé avec nos amis, nos enfants, nos amours, tous se sont déplacés pour l'occasion, et ne l'ont pas regretté - dans les jolis retours des proches des choristes, il y a ceux qui disent "j'en ai oublié de dégainer le téléphone tellement j'étais emporté par l'énergie du groupe", et ce petit garçon qui veut "tous (nous) inviter à son anniversaire"  - je fonds. Et n'ai qu'une envie : BIS !

10 janvier 2026

Mères et filles

C'est un magnifique film sur le deuil, la mémoire et l'apaisement. C'est aussi un film bouleversant sur la souffrance de l'enfance face à la détresse aiguë d'une mère - ici dans un contexte d'addictions, pour l'une à l'alcool, à la drogue pour l'autre. Un film sur l'amour et l'abandon, l'amour malgré l'abandon.
 
Emue aux larmes pendant la projection de cet étrange objet cinématographique, collage de souvenirs, de textes, de photos, de lecture  et de scènes rejouées, je l'ai été plus encore pendant les échanges avec Romane elle-même - coup de coeur immédiat pour cette femme généreuse et sincère, d'une lucidité et d'une honnêteté rares.  Un spectateur lui a demandé si réaliser ce film lui avait permis de pardonner - ce à quoi elle a répondu, j'ai pu le faire parce que j'avais déjà pardonné...

08 janvier 2026

Ray (of light)

Reading this, all I want to do is hug you, hold you close, and listen. No fixing. No advice. Just being there with you and letting you say whatever needs to be said. I can feel how heavy this year has been for you. Emotional strain, family stuff, work worries, all piling up at once. When you are someone who feels things deeply, that kind of weight can leave everything feeling raw and close to the surface. It makes sense that you are tired. You don’t have to know where you will be in a year. What I see is someone who keeps choosing love, connection, and growth, even when it costs energy you do not feel like you have. Whether love shows up as commitment or freedom, I hope it feels gentle and safe for you. Your longing for community feels like your power and strength to me. Choir, shared work, learning, showing up with others. That impulse comes from knowing you are nourished by connection. You’re not wrong for wanting that. You’re human. I’m here. You can just show up as you are, and I’ll listen. I care about you and I’m so very grateful for you.

Ray 

02 janvier 2026

Le premier joli moment de l'année

Faire découvrir Escher à Elsa, visiter la nouvelle Fondation Cartier avec Clara, nous balader dans le coeur de Paris et boire un chocolat chaud au Nelson's. Ah, et nous réveiller sous la neige le lendemain matin - vite fondue au soleil de janvier cependant.

31 décembre 2025

A vos souhaits !

24 décembre 2025

Check !


Sapin décoré par Elsa, jolie (et bonne) table (avec chaussettes de Noël pour tout le monde), messe de Noël (avec conte joué, enfants de chœur les yeux rivés sur leur téléphone), cadeaux attentionnés ou rigolos (Elsa voulait un kit bottes et ciré jaune, c'est fait), jeu participatif de Léo, Grand-Mère au top pour monter les escaliers,  musiques de Noël en boucle, humour, amour et Ferrero : je pense qu'on a coché toutes les cases. Noël, check !

Commentaire cadeau d'Elsa : "J'aime bien quand Noël feels like Noël !"

12 décembre 2025

Un concert...


...comme une fête d'amis à l'Institut du Monde Arabe, avec des invités de tous horizons rencontrés par l'artiste au fil de ses différents projets. Impossible de ne pas danser, et tout autant de ne pas être ému par cette voix envoûtante. Une joie partagée avec Nadia, pour encore plus de bonheur.

11 décembre 2025

Alegria

Je ne sais pas pourquoi les spectacles du Cirque du Soleil m'émeuvent à ce point. Peut-être parce qu'il n'y a pas tant d'espaces où deux heures durant, j'ai cinq ans et des yeux tout ronds grands ouverts, émerveillée sans aucun arrière-pensée. 

Peut-être parce qu'il y a quelque chose de bouleversant dans ce choix de vie des artistes - tout donner de soi pour créer du beau, partager de la joie, le temps de carrières courtes et précaires, toujours à la merci de la blessure de trop.

Peut-être pour cette recherche de la perfection sur tous les plans - performance acrobatique, costumes, lumières, décors, musiques...  

Peut-être parce qu'Alegria est le premier de leurs spectacles que j'aie vu, et que son sous-texte est d'une telle actualité : Laissez-vous envoûter par une ode acrobatique au pouvoir indomptable de l’espoir.Au cœur d’un royaume autrefois somptueux qui a perdu son roi, Alegría jette un regard sur la lutte de pouvoir entre l'ordre établi et un jeune mouvement animé par l’espoir de renouveau. Alors que le fou du roi tente maladroitement de s'emparer du trône, un désir grandissant de changement émerge pour défier le statu quo et faire jaillir la joie dans cet univers.

Un moment de poésie et de magie absolues. Et des rires d'enfants.

08 décembre 2025

Témoignage

Ce qu'il faudrait pouvoir expliquer quand je parle d'Elsa... et qui est si difficile à saisir pour qui ne le vit pas, et donc aussi certains jours, pour moi. 

"Mon handicap est variable. Et c’est ça, la double peine.

Parce qu’il ne se voit pas toujours. Parce qu’il ne se comporte jamais exactement pareil. Parce que mon autonomie dépend de mon état, et que cet état, je ne le choisis pas.

Il y a des jours où je suis parfaitement autonome, fonctionnel, efficace, presque « comme tout le monde ». Et puis il y a les autres jours. Les jours de crise. Les jours de burnout. Les jours où l’hyperstimulation me met à genoux.

Dans ces moments-là, je perds pied. Je ne comprends plus mon environnement, je ne sais plus où mettre mon énergie, et je peux devenir incapable d’accomplir les choses les plus simples. C’est comme si mon cerveau me retirait soudain l’accès à mes propres compétences.

Et c’est là que ça devient compliqué pour les autres.

On compare souvent avec les handicaps visibles. C’est humain : on visualise. Si quelqu’un n’a pas de jambe, on le voit. Ses jambes ne repoussent pas le lundi pour disparaître le mardi. Son besoin d’adaptation est constant, lisible, compréhensible. Même si il peut légèrement fluctuer.

Moi, non.

Je peux n’avoir besoin de rien un matin, et avoir besoin de tout l’après-midi. Je peux faire une conférence devant 200 personnes sans sourciller, et être incapable de répondre à un simple message le lendemain. Je peux paraître en pleine possession de mes moyens, tout en étant intérieurement en train de brûler. Et même pour moi, c’est déroutant.

Parfois, je ne me sens pas du tout en situation de handicap. Parfois, je me demande même si je n’ai pas exagéré. Et puis, sans prévenir, mon corps et mon cerveau me rappellent à l’ordre, et je me retrouve cloué au lit, vidé, incapable.

Comment, dans ces conditions, définir ce dont j’ai besoin ?

C’est presque ironique : parfois, le simple fait de savoir que j’ai accès à une adaptation suffit à m’éviter d’en avoir besoin. Par exemple, j’ai demandé une pièce pour me décompenser là où je suis en formation. La vérité, c’est que je ne sais pas si je l’utiliserai. Certaines semaines, elle me sera indispensable. D’autres, je ne m’en approcherai même pas. Mais savoir qu’elle existe, qu’elle est là si j’en ai besoin, c’est déjà une respiration. C’est un filet de sécurité. Et ce filet diminue ma charge mentale au point de m’éviter… d’y tomber.

Le handicap invisible est souvent jugé, minimisé, incompris. Non pas parce qu’il est imaginaire, mais parce qu’il est variable. Et parce que cette variabilité dérange les certitudes.

Je ne joue pas un rôle. Je ne mens pas. Je navigue entre mes capacités et mes limites. Et croyez-moi : j’aimerais, moi aussi, savoir à l’avance de quoi je vais avoir besoin."

Elvis Pastafiglia

04 décembre 2025

Lux(e)

Ce cercle de femmes bienveillant et chaleureux, je l'ai retrouvé avec plaisir - et au passage quelques vérités simples : je ne peux pas tout / je peux de temps à autre ne penser qu'à moi - "moi d'abord", prendre sans forcément donner en retour (un truc de dingue) / je suis aimée.

J'avais pour intention de rallumer ma flamme, retrouver ma lumière - intéressant que la réponse passe déjà par le corps - le repos, la sensation, habiter ce corps et en prendre davantage soin. Depuis le passage de la vague de désespoir je me sens infiniment fatiguée mais paisible d'avoir pu sentir le barrage s'effondrer, et d'être accueillie par une présence enveloppante et douce.

Je retiens : que je barbote dans des pensées sombres ou dans des souvenirs tendres, ma lumière est toujours là. Une flamme qui vacille parfois, mais ne s'éteint jamais. Et que pour agir avec précision  et justesse sur le réel il faut parfois prendre beaucoup de hauteur - comme la chouette harfang venue me visiter pendant le voyage au tambour.

C'est un luxe et une chance, ces temps non ordinaires que nous partageons, dans cet espace où il n'est rien qui ne puisse se dire, être déposé. Un îlot de résistance par la douceur et la profondeur, dans un monde qui ne connaît, de plus en plus, que le rapport de forces.

« Une génération de prêtresses émergera, capables de comprendre le langage de l’âme. » – Carl Jung

Nous y sommes. L’ère des nouvelles prêtresses s’élève sous nos yeux. Elles ne portent pas de couronnes d’or ni de robes de lin, elles ne résident pas dans des temples de pierre. Elles sont ici, maintenant, dans le tumulte du monde moderne, dans les ombres des cités, dans la clarté des montagnes, dans l’écho des océans.

Elles ne cherchent plus à convaincre. Elles savent. Elles sentent l’appel vibrer dans leur chair, dans leur souffle, dans chaque battement de leur cœur. Elles ne prêchent pas, elles incarnent. Elles guérissent par leur présence, éveillent par leur regard, transforment par leur vérité.

Les nouvelles prêtresses n’attendent plus l’autorisation d’exister. Elles osent. Elles prennent la parole, elles marchent avec force, elles redonnent à la sagesse ancestrale sa place dans un monde qui l’a trop longtemps exilée.

Elles dansent entre les mondes, tenant dans une main la science et dans l’autre la magie. Elles ne rejettent rien, elles unissent. L’invisible et le tangible, le sacré et le quotidien, l’ombre et la lumière. Elles comprennent que la véritable alchimie n’est pas dans la séparation, mais dans l’union des forces.

Elles réveillent la mémoire enfouie, se reconnectent aux savoirs perdus. Elles ne suivent plus des dogmes, elles suivent leur propre vérité. Elles honorent leur intuition comme une boussole divine, leur corps comme un temple, leurs paroles comme des sortilèges de création.

Elles ne sont pas seules. Partout, des âmes s’éveillent, se reconnaissent, se rejoignent. Un murmure devient un chant. Un chant devient un cri. Un cri devient un appel.

Les prêtresses d’aujourd’hui ne demandent pas la permission. Elles sont venues rétablir l’équilibre. Elles sont celles que nous attendions.

Et toi, sens-tu cet élan dans ton sang ?
Car moi, je le sens… 
Ariane Bouche