Care Box
To care : j'aime ce mot, qui dit à la fois la précaution, l'attention, la responsabilité, le souci, l'importance, le soin. Care box : un néologisme pour quelque chose comme, boîte à attention (littéralement en anglais imaginaire, trousse de secours).
23 mars 2026
Y a d'la joie !
13 mars 2026
Et antidote
Moi je pense que tant que vous luttez, tant que vous résistez, vous êtes en bonne santé. La santé c'est l'ensemble des forces qui résistent à la mort. Dès lors qu'il y a de la résistance - tant qu'il y a de la lutte, tant qu'il y a du combat, tant qu'il y a de l'invention, tant qu'il y a de la création, tant qu'il y a du bricolage... je vais prendre la phrase d'Artaud qui dit que sans l'impression d'un minimum de puissance, la vie n'est pas supportable. Donc, tant que vous avez le sentiment d'avoir un minimum de puissance avec vous parce que vous créez, parce que vous bricolez, que vous êtes avec des autres, alors c'est bon, vous êtes en bonne santé. Donc, vous pouvez souffrir, vous pouvez trouver que c'est dur, c'est pas grave, il y a de l'énergie - et le collectif, c'est ça qui nous tient.
Interview de David Deneufgermain dans Folie Douce
Oui. Et la clé de mes expériences multiples, de mes engagements, de mes curiosités, de mon envie croissante de collectif, elle est là. Ces activités sont à la fois le signe et le garant de ma relative santé psychique. Ce qui permet à ma vie de continuer de mériter d'être vécue, ce qui lui donne sa saveur et nourrit mon élan.
Vulnérable(s)
Ca fait un moment que ça tourne, enfle, et me déborde de plus en plus cette thématique de la vulnérabilité. Submergée aux niveaux individuel, familial, professionnel, social, politique, écologique, géopolitique...
...une vulnérabilité ressentie aussi par les patients - étudiants ou en cabinet, et je n'avais jamais - sauf aux débuts du Covid, quand nous n'arrivions pas à appréhender la réalité de la situation - ressenti à quel point il peut être épuisant d'accueillir des angoisses auxquelles nous sommes tout autant confrontés que les personnes que nous recevons. Faire de la place à l'anxiété, aux deuils, aux traumatismes... pour les patients, et puis pour les proches - comme toutes les femmes dans le médico-social, et puis... pour nous, quand ?
Moi aussi, j'ai peur, je me sens impuissante, en colère, parfois désespérée. Moi aussi, je suis tentée d'éteindre la radio, de me replier, de fermer les yeux et les oreilles. Moi aussi, je fais partie de cette classe moyenne qui se fragilise, moi aussi je fais partie de cette génération née dans un monde où l'idée de la guerre semblait appartenir au passé, tout au moins en Europe, et où la démocratie allait de soi - ainsi que la liberté de la presse et l'existence de droits acquis en termes de justice, d'éducation et de santé. Dans un monde où le fascisme était un "plus jamais ça". Dans un monde où avoir fait de bonnes études semblait garantir une certaine sécurité dans cette vie. Dans un monde où la survie de notre espèce humaine à court terme n'était pas une question (et notre incapacité à affronter ces enjeux me sidère).
Je ne suis (à nouveau) "plus étanche", ça c'est récurrent, mais il me semble que ça m'atteint de plus en plus profondément. Que cette vulnérabilité est devenue la mienne - contrat de travail en balance, âge supérieur à cinquante ans, petits handicaps et soucis de santé, retraite improbable ; celle de mes enfants - handicap psychique, désorientation ; celle de mes parents - dépendance physique ou psychique. Une patiente m'a récemment appris le terme de "sandies" - pour cet âge sandwich entre les soucis des grands enfants et ceux des parents vieillissants, mais si ce n'était "que" ça, si toutes les enveloppes à toutes les échelles n'étaient pas aussi dysfonctionnelles, peut-être ce serait juste "la vie". Là - je ne sais plus.
21 février 2026
Pacoo !
16 février 2026
Double standard
Les gens n'acceptent pas les mères qui boivent trop de vin, qui crient après leur enfant et le traitent de connard. Je comprends. Je le fais aussi. Nous pouvons accepter un père imparfait. Soyons réalistes, l'idée d'un bon père n'a été inventée qu'il y a environ 30 ans. Avant cela, on attendait des pères qu'ils soient silencieux, absents, peu fiables et égoïstes, et nous pouvons tous dire que nous voulons qu'ils soient différents. Mais à un niveau fondamental, nous les acceptons. Nous les aimons pour leurs faiblesses, mais les gens n'acceptent absolument pas ces mêmes défauts chez les mères. Nous ne les acceptons pas structurellement et nous ne les acceptons pas spirituellement. Parce que le fondement de notre judéo-christianisme, peu importe, c'est Marie, la mère de Jésus, et elle est parfaite. C'est une vierge qui donne naissance, qui soutient son enfant sans faiblir et qui tient son corps sans vie quand il est parti. Et le père n'est pas là. Il n'a même pas baisé. Dieu est au paradis. Dieu est le père et Dieu ne s'est pas montré. Donc, tu dois être parfaite, et Charlie peut être un raté, ça n'a pas d'importance. Tu seras toujours soumise à une norme différente, plus élevée. Et c'est nul, mais c'est comme ça.
12 février 2026
Bulles
10 février 2026
Invitation au voyage
30 janvier 2026
Voyages
"Cessez d'être une éponge pour devenir une passoire" - ou l'art délicat se laisser traverser sans retenir. C'est leur vie, pas la mienne, c'est leur vie, pas la mienne, c'est leur vie, pas la mienne...
Et : regarder d'en-haut, pas de haut. Avec tout l'amour, la gratitude, la compassion possibles.
29 janvier 2026
Exceptions
23 janvier 2026
Une chauve-souris aimait un parapluie
Thomas Fersen, c'est un univers poétique et tendre, un brin décalé (ou beaucoup, c'est selon). Et ce soir au TRR, il nous a offert un vrai moment de douceur, une bulle de légèreté dans ce monde de brutes - ses meilleures chansons réarrangées par Clément Ducol - le complice de Camille - avec une formation toute d'instruments à percussion, entrecoupées d'extrait de son fantasque opus Dieu sur Terre.
Un bidule inclassable, mi-roman autobiographique, mi-long-poème déjanté et bancal, à l'image de son auteur - cette longue silhouette dégingandée et dansante au chapeau noir - qui m'a parfois évoqué un Leonard Cohen, l'esprit de sérieux en moins.
20 janvier 2026
Allons voir !
Une expérience incroyable - j'ai mis un temps fou à redescendre ensuite, c'est tellement puissant ce shoot de dopamine / sérotonine / ocytocine - dixit Clairie. Bonheur compte double car partagé avec nos amis, nos enfants, nos amours, tous se sont déplacés pour l'occasion, et ne l'ont pas regretté - dans les jolis retours des proches des choristes, il y a ceux qui disent "j'en ai oublié de dégainer le téléphone tellement j'étais emporté par l'énergie du groupe", et ce petit garçon qui veut "tous (nous) inviter à son anniversaire" - je fonds. Et n'ai qu'une envie : BIS !







