20 septembre 2026

La vieille dame et la mer

OK "vieille dame" ça ne sonne pas très bien - mais c'est pour le clin d'oeil littéraire. Et puis, c'était la commande : Maman voulait voir la mer, après cet été étouffant dans son appartement. 

Elle nous a donc choisi une location avec vue mer - on ne peut plus près, même pas une route entre nous, la plage de galets et les cabines qui font la réputation de Cayeux. Et puisque la marche est difficile, nous avons visité Saint-Valéry en tuk-tuk ! Bien nous en a pris, 10 km de balades et en côte s'il vous plaît. Avant de nous régaler d'une incroyable planche fromages et charcuterie le midi.  

Samir nous a rejointes le samedi soir, le dimanche nous avons visité la Maison de la Baie de Somme, par un temps très couvert, et...le ciel s'est dégagé d'un seul coup, et nous avons déjeuné en terrasse à Mers-les-bains, sous un soleil radieux et devant des eaux bleu des mers du Sud - l'effet magique des galets gris.

17 septembre 2026

Drôle d'oiseau

J'avoue, ça me manque les rencontres improbables de CouchSurfing, ces humains atypiques qui débarquaient à la maison sur le mode J'irai dormir chez vous. Mais j'ai peut-être une nouvelle piste : c'est contraignant, l'échange de maisons, gérer l'intendance pour sortir Elsa et moi de la maison deux ou trois jours, alors je teste l'échange juste sur ma chambre : nous restons chez nous, je dors dans le salon et nous avons un.e invité.e à la maison. A la lecture du profil de Robin, j'avais un bon feeling, alors je lui ai proposé de dîner aussi avec nous. 

Excellente idée : il a vécu partout dans le monde (enfant d'expat'), a fait des études (et un doctorat) de mathématiques mais il a fondé son entreprise de reconnaissance/classement des oeuvres d'art via des outils informatiques, vit aussi partiellement de la photo et notamment de photos de mariages, et élève des poules de race dans son jardin ! 

Contact très facile et naturel (nous avons eu une discussion à bâtons rompus sur notre perception des hommes de 50 ans, et aussi sur les TDAH), plein d'anecdotes à partager et un vrai intérêt pour l'autre : il a donc eu droit à un exposé complet d'Elsa sur les Pullip et ils ont partagé leur passion mutuelle pour la photo. Une excellente soirée, et quelques points de plus sur Homeexchange : que demander de plus ? 

12 septembre 2026

Les copines c'est la vie !

Un week-end, au choix : sans enfants, sans hommes, sans parents, sans boulot (ou tout ça à la fois), où n'être en responsabilité de rien ni de personne : les vacances quoi ! On mange bien, on goûte (de délicieuses pâtisseries) à 11h, on boit bien aussi (du champagne bien nommé Histoire de famille, sur la plage), on fait les marchés (Deauville ET Trouville), on se baigne (oui, elle était bonne), on joue à Presque (cadeau de Léo), on se tire les cartes, on fait une séance de médiation improvisée pendant que nous rajeunissons visiblement grâce à nos hilarants patchworks de patchs aux collagène : vous êtes une carotte... vous sentez vos racines s'enfoncer profondément vers le centre de la terre, tandis que vos fanes s'élancent vers le ciel... (attention, au lapin !).

06 septembre 2026

Petits pas, la suite

Il y a presque 6 ans de cela, je listais nos petits pas - ceux qui permettent d'avoir une empreinte plus légère sur la Terre - ma part de colibri. Je constate avec plaisir qu'aussi petits soient-ils, ils restent plus ou moins d'actualité. J'y ajoute, de moins en moins d'achats de neuf, notamment pour l'habillement.

Aujourd'hui ce qui se construit c'est beaucoup le "ensemble", la chorale, Points Communs, la copropriété, l'adhésion à un syndicat, un soutien financier (très, très modeste) aux collectifs qui me paraissent œuvrer sur les thématiques les plus urgentes - information indépendante, écologie, droits de l'homme.

Est-ce que c'est suffisant ? Evidemment pas. Est-ce que ce sont des priorités de bobos ? Absolument. Mais encore une fois - ne rien faire n'est plus une option. 

05 septembre 2026

Soudain

Ce moment de grâce absolue... le film est une ode à la douceur, à la lenteur, à ce qui nous fait humains. Un OVNI de 3h où voir le temps passer et les liens se construire est un luxe infini et joyeux, malgré la gravité des thèmes abordés - le grand âge, la maladie et la mort, et leurs antidotes : la parole, le toucher, le regard, et... rester debout, au sens propre comme au sens figuré. 

Tout est d'une infinie délicatesse, à commencer par cette rencontre inattendue, ce coup de foudre amical qui nous décale tellement des histoires cent fois vues de coups de foudre amoureux.

J'adore que le film ait été tourné dans un véritable Ehpad, laissant là aussi le hasard et la grâce s'inviter là où on ne les attendait pas. Le sous-texte politique est parfois un peu insistant (la scène avec le tableau blanc), mais c'est si beau de se dire qu'un réalisateur a eu suffisamment le courage de ses convictions pour faire confiance au spectateur pour le suivre jusqu'au bout de sa démonstration.

On n'est pas loin du théâtre, dans la présence incarnée, sensorielle malgré l'écran - et puis il y a aussi ces scènes de théâtre dans le film, la culture comme un des remèdes à la violence du monde, un refuge possible. Tout le film est porteur d'une espérance folle : se sauver par l'autre.

Sans avoir pensé à ce qui pouvait les réunir sur ces thèmes, j'y avais convié Marion et Charlotte : parfois l'Univers nous fait un clin d'oeil.

01 septembre 2026

Pas de cette oreille

Perte d'audition 3ème round, assorti de toute une famille d'acouphènes à l'intensité variable, et examens en cascade. Ces dernières semaines j'ai vraiment peur, c'est épuisant professionnellement et personnellement - me concentrer en consultation, être en groupe, prendre un verre, manger au restaurant devient systématiquement problématique - et la chorale, comment ça va se passer ? Evidemment c'est un cercle vicieux stress/fatigue/céphalées/acouphènes, qu'il va falloir enrayer avant que je ne me déprime complètement.

Caser les RV médicaux en même temps que la reprise du travail, c'est aussi de la fatigue supplémentaire - le point "rassurant", c'est que mon état n'est pas imputable qu'aux problèmes ORL : tension totalement dans les chaussettes, qui entraîne ou majore aussi les maux de tête, étourdissements et effondrements de fin de journée. Restent à faire une nouvelle IRM, un bilan biologique complet, et aussi vérifier ce qui se passe au niveau ophtalmique, ostéopathique et dentaire : tout ça se tient, et peut influencer... ou soulager au contraire. Wait & see... mais la recommandation de mon médecin, c'est quand même de lancer un dossier RQTH. Un peu dur à... entendre.

21 août 2026

Que la montagne est belle...

...comment peut-on s'imaginer ?..

Toutes mes vacances d'enfant ont été placées sous le signe de la mer : je n'imaginais même pas que d'autres soient possibles, et l'eau reste mon élément favori, et celui qui me res-source par excellence. J'ai découvert la montagne sous la neige à plus de vingt ans, et elle est restée une exception ; en été, plus tard encore et de façon ponctuelle. 

Mais depuis quelques années, je découvre la lune : il y a de l'eau aussi à la montagne ! (Mais nooon ?) Des lacs - d'abord à Annecy, puis en Suisse, ici à Saint-Gervais, de grandes piscines en plein air (à Chamonix, j'ai nagé dans le bassin olympique, les yeux grands ouverts sur le Mont Blanc), des torrents - la découverte de cet été, c'est le canyoning.

Kesaco ? Un jeu d'enfants, de la descente de torrents ultra-ludique, sauter dans les flaques et les cailloux, mais parfois de plusieurs mètres de hauteur (en toute sécurité, avec un guide), descendre en rappel dans les cascades, cheminer dans les rochers - parfois à quatre pattes - sur un site magnifique, au milieu de la forêt. J'ai adoré - je résiste rarement au bonheur d'expérimenter un truc nouveau - et c'est aussi un bel exercice de confiance - se jeter à l'eau et/ou dans le vide, parce que je vois que c'est possible - il faut juste faire ce petit pas, de ma propre volonté, confiance en soi - ou parce que le guide tient la corde de rappel d'une main ferme, confiance en l'autre. Nature somptueuse, éclats de rire sous la douche des cascades (une petite réminiscence de la Jamaïque, et une pensée tendre pour Halo), et franchement bluffée par l'intrépidité des jumeaux - aucune hésitation de leur part dans un parcours théoriquement destiné à des plus grands.

Quatre étés après Annecy, retrouver cette sensation de petite famille imaginaire, avec moins d'illusions mais toujours de la joie. Les jumeaux ont grandi, leurs différences s'affirment, et j'aime beaucoup le lien paisible et affectueux que nous avons construit.

Imrane me touche par son côté observateur silencieux et réfléchi (ça me rappelle quelqu'un je crois), parfois nettement agacé par les tourbillons impulsifs de Naïm comme de Samir. Nous partageons aussi le goût de la lecture, et je me suis régalée à l'entraîner dans une librairie pour choisir un bouquin avec l'aide du libraire - il n'était pas fan de celui qu'il avait emmené, et j'ai pensé à Pennac, et au droit imprescriptible de ne pas finir un livre quand on ne l'aime pas. Son enthousiasme quant à notre choix m'a fait tellement plaisir !

Et Naïm par sa sensibilité à l'autre et la finesse de ses réflexions comme de ses questions. Un petit échantillon ? Nous visitons une ravissante église baroque, il me questionne sur le "parloir" (confessionnal), je lui explique et lui demande en rigolant, tu crois que tu as des péchés à confesser ? Il me répond, oui, mais, tout le monde en a, non ? Je regrette de ne pas avoir eu plus de temps solo avec chacun, mais pas le petit moment d'intimité où nous avons échangé sur sa sensibilité particulière et la façon dont ça impacte sa relation avec son frère et son père (à qui j'en ai touché deux mots). Notre lien a subtilement changé ensuite, sa confiance m'a émue.

Samir... n'a pas plus qu'avant de possibilité de mettre des mots sur ses émotions, mais je sais qu'il écoute ; et je le vois veiller à sa façon au bien-être de chacun, en prenant en charge toutes les conduites, en faisant les courses qui feront plaisir à l'un ou à l'autre, moi comprise, en donnant toujours à ses enfants le meilleur de ce qu'il peut. J'étais heureuse qu'il ne s'oublie pas tout à fait et de lui offrir le baptême de parapente qu'il s'était réservé. Lui s'est fait une joie de nous inviter dans un excellent restaurant le dernier soir, sa façon à lui de prendre soin.

Il y a eu des temps calmes aussi - de la lecture, de longues siestes, des brasses tranquilles dans le petit lac de Passy en fin de journée, une bière fraîche sur le balcon du chalet... juste vivre.

Je me suis réservé le temps d'une balade solo - un chemin de forêt ravissant partait juste derrière notre chalet. De grimper un peu au hasard, sans itinéraire arrêté - j'ai su que j'étais arrivée quand j'ai découvert une des nombreuses chapelles désertes des hauteurs, où je me suis arrêté un moment pour chanter. Un petit moment de grâce et de paix, de communion avec le plus-grand-que-soi, quel que soit le nom qu'on lui donne, et je trouve que les paysages de montagne, plus encore que la mer, renvoient à cela : nous sommes tout petits devant l'immensité, et pour ma part je trouve cette idée infiniment réconfortante. 

12 août 2026

Paris, 2026 ?

L'occupation Samu Social-Utopia 56 : je m'étais engagée hier à aller y distribuer des petits déjeuners. Dans la soirée de la veille, l'arrêté d'expulsion - prévisible autant que d'une hypocrisie crasse - est tombé, ce sera pour jeudi matin. La nuit a donc été plus courte encore que d'habitude, dans cet enfer sur terre, les gens ont émergé tard. Ce qui m'a laissé le temps avant d'accompagner un des bénévoles au travers des barnums, parkings et sous-sols transformés en camp de réfugiés - à Paris, en 2026 - essentiellement habité par des femmes, des enfants en bas âge et des gens malades ou handicapés. Couvertures au sol à touche-touche, bébés étrangement calmes, inquiétude sur tous les visages.

Je l'ai vu essayer de répondre aux questions sans réponses - expulsés, au motif de la canicule et de l'insalubrité, pour aller où puisque justement il n'y a pas de places d'hébergement (et 38° à Paris demain) ? Que peuvent encore les associations présentes sur le terrain ? Quelle stratégie en fonction de chacune des situations (400 personnes...), mineurs non accompagnés, personnes en situation régulière ou non, en emploi ou non, accompagnés par les services sociaux ou non, enfants scolarisés ou pas ? Certains partiront dès ce soir - ceux qui ne peuvent absolument pas se permettre une confrontation avec les forces de l'ordre (OQTF active ou potentielle).

Une dame m'a particulièrement touchée - auxiliaire de vie, en CDI, elle a appris dans la même après-midi le décès de son père en Afrique et la fin programmée de ce répit de quelques semaines : "Dans la même après-midi, je pleure mon père, et je suis à la rue ; j'ai demandé ma journée à la dame pour qui je travaille." Si demain elle est envoyée dans un abri provisoire (3 semaines maximum) à l'autre bout de la France, que devient cette fragile insertion ? Ce qui est vrai pour elle l'est pour tous ceux qui sont engagés dans diverses démarches - et anéantira aussi les efforts des travailleurs sociaux. Pourtant, elle n'avait que de la gratitude à offrir - pour la solidarité, l'eau et la nourriture, les passages de Médecins du Monde, le soutien du collectif, demandeurs d'hébergement, 115, associations et syndicats. La colère ne serait pas moins légitime - mais les gens sont épuisés, pour la plupart.

Qui d'autre ? Une vieille dame maghrébine, son fils adulte handicapé couché à même le sol, le fauteuil à côté d'eux (qui l'a porté pour l'allonger ?). Dans les parkings, les tentes fermées des mineurs non accompagnés, qui repartiront en errance dans la nuit. Une femme blanche, âgée, probablement avec un trouble psychiatrique, qui cherche en vain ses lunettes. Des enfants qui dorment cul nu sur des couettes sales.

Ensuite j'ai distribué des cafés, du jus de fruit, des gâteaux, mais aussi des couches, du lait en poudre pour les bébés, des serviettes hygiéniques, des gourdes, du savon, de la lessive, du liquide vaisselle, des échantillons de crème solaire. Observé l'éventail habituel des comportements humains, de la grande gueule qui veut tout en cinq exemplaires pour elle seule à la gamine famélique qui ose à peine tendre la main vers un deuxième biscuit. Entendu toutes les langues de la Terre - mais un geste, parfois un sourire, peuvent suffire. Comme celui qui illumine un instant le regard de cette petite fille anglophone - indienne ? pakistanaise ? à qui je tends le chocolat au lait qu'elle m'a demandé.

Je suis rentrée chez moi ensuite - mais j'ai le cœur lourd. Sur la dalle, la chaleur et les tensions vont continuer de monter tout au long de cette dernière journée... et je suis hantée par ce qui se passera demain matin au lever du jour. Les associations promettent de ne pas les lâcher, d'orienter au mieux, de garder ensemble les personnes qui le souhaitent, mais comment ? Y aura-t-il quelques propositions décentes ? Des affrontements ? Il n'y a que des populations vulnérables dans ce groupe, et c'est leur nombre qui donnait un peu de poids aux négociations, mais une fois dispersés ?  Et les obligations de l'Etat sur les hébergements d'urgence, on en parle ?

10 août 2026

Les deux devoirs : veiller et espérer.

Ce titre magnifique d'un chapitre des Misérables, retrouvé grâce au film Victor comme tout le monde. Le texte est à la hauteur, dont voici la fin : 

L’avenir arrivera-t-il ? il semble qu’on peut presque se faire cette question quand on voit tant d’ombre terrible. Sombre face-à-face des égoïstes et des misérables. Chez les égoïstes, les préjugés, les ténèbres de l’éducation riche, l’appétit croissant par l’enivrement, un étourdissement de prospérité qui assourdit, la crainte de souffrir qui, dans quelques-uns, va jusqu’à l’aversion des souffrants, une satisfaction implacable, le moi si enflé qu’il ferme l’âme  ; — chez les misérables, la convoitise, l’envie, la haine de voir les autres jouir, les profondes secousses de la bête humaine vers les assouvissements, les cœurs pleins de brume, la tristesse, le besoin, la fatalité, l’ignorance impure et simple.

Faut-il continuer de lever les yeux vers le ciel ? le point lumineux qu’on y distingue est-il de ceux qui s’éteignent ? L’idéal est effrayant à voir ainsi perdu dans les profondeurs, petit, isolé, imperceptible, brillant, mais entouré de toutes ces grandes menaces noires monstrueusement amoncelées autour de lui ; pourtant pas plus en danger qu’une étoile dans les gueules des nuages.

Dans cette période, l'accélération des aberrations sociales, politiques et écologiques et l'approche des présidentielles m'amènent plus que jamais à une envie croissante d'action. Outre la librairie-café coopérative (et sa chorale pour garder de la joie), j'envisage fortement une inscription syndicale à la rentrée, la participation à des manifestations, et peut-être l'engagement dans l'action associative (je pense notamment à la LDH). Ce qui me ramène à la question du temps, non extensible, et de la part à garder pour... juste vivre, avec ou malgré tout cela... "Etre heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple", comme l'écrit Prévert.

Et aussi à des questions sur une autre vigilance, celle à ma colère comme moteur, à qui Jean-Yves Leloup souffle une ou deux pistes de réponse peut-être, comme un garde-fou bienveillant : Avant de descendre dans la rue, descendre en soi-même : QUI descend dans la rue ? écho à son fameux, Qui tourne la clé ? Descendre à partir de ce qui transforme la colère. Ou encore : revenir dans son axe, retrouver un espace en soi où il y a en soi un peu de paix et de bonheur, c'est par là qu'il faut commencer. Et après, à partir de ce lieu-là, agir. 

Hier avec Marion nous sommes allées apporter des packs d'eau et de la nourriture sur le lieu d'occupation conjointe Samu Social / Utopia 56. Un enfer sur une dalle de béton brûlante, des femmes, des petits enfants, aucune réponse de l'Etat. Ce qui m'a appelée là-bas plus encore qu'ailleurs, c'est cette convergence entre les professionnels impuissants et les usagers, leurs souffrances en écho qui pour une fois se solidarisent. Ce que nous avons apporté - littéralement, des gouttes d'eau, dérisoires, pour une tentative qui a toutes les chances de se terminer par une évacuation brutale. Fallait-il ne rien faire pour autant ? Je crois que pour moi, ce n'est plus possible.

05 août 2026

Res-source

Une semaine de bonheur(s), tellement fluide ! Du soleil, des baignades en mer et en rivière, de la marche dans la nature, et des échanges avec tous - des jeunes adultes inspirants, créatifs, ultra-engagés, et le lien avec Stéphanie qui s'approfondit avec une telle simplicité, ça matche sans effort aucun, le quotidien, les bonheurs communs qui se confirment - marcher, nager, lire, être ensemble.

Allier le terrestre et le spirituel, la gravité et les rires, faire le marché, manger des confitures maison, je n'ai besoin de rien d'autre. Faire des projets de rando pourquoi pas, Belle-Ile, ou la montagne ? Je suis pleine de gratitude pour ces jours, qui m'ont comme ramenée chez moi : la simplicité, l'amitié, la nature - l'essentiel.