21 février 2026

Pacoo !


Photo du groupe de Pacoo pétant les plafonds de verre ! J'ai adoré cette semaine. Parce que le collectif me tient de plus en plus à coeur, qu'il soit professionnel, associatif, politique ou simplement humain, et que je ne vois pas comment nous pourrions faire sans, cf le "réseau des tempêtes" de Pablo Servigne (cette poétique trouvaille, le réseau des tempêtes...).

J'y ai trouvé des apports et des outils utiles, une réflexion de fond, militante et impliquante, de belles rencontres - et aussi une semaine en pleine campagne dans un tiers-lieu aux multiples projets, avec une cantine vegan savoureuse - que demander de plus ?  Ah, le plaisir d'une complicité de plus avec Léo sur ces sujets, puisque c'est lui qui m'a indiqué cette piste. "Y a plus qu'à" mettre en œuvre, là où et quand ce sera possible - par petites touches - "N'essayons pas de convaincre, commençons par faire réfléchir". En tout cas moi ça m'aura bien fait cogiter en effet, et redonné espoir, cette petite communauté de personnes engagées pour un monde un peu meilleur.

16 février 2026

Double standard

J'ai pu quelquefois être agacée par les positions féministes radicales de la jeune génération - par toutes les positions qui clivent d'ailleurs, les hommes sont nos alliés, victimes aussi d'un système moribond (en le sachant ou non) et je suis résolument pour la convergence de toutes les luttes.

Je suis consciente d'être préservée - je suis dans le petit pourcentage des femmes ayant échappé aux VSS graves (personne n'échappant aux exhib, aux mains aux fesses ou aux propositions tarifées), mes compagnons ont toujours été capables d'en faire autant que moi dans les tâches du quotidien (plus, si on considère mon inaptitude chronique au bricolage), et sont des gens fondamentalement respectueux dans la sexualité.

Jusqu'au jour où ça m'a sauté au visage : dans quel monde c'est OK que les pères refassent leur vie et d'autres enfants en laissant à la mère la totalité de la charge mentale et la large majorité de la charge financière pour les enfants de leur premier couple, a fortiori quand le handicap s'invite - avec ses conséquences vertigineuses sur l'ensemble de la vie ? Où est-il écrit que le soutien au jour le jour, la recherche de solutions de scolarisation, de soins, de formation, et le paiement des factures du quotidien repose sur un seul parent ? Que penserait-on de moi en tant que mère, si la situation était inversée ? 

Il m'est allé droit au coeur, le monologue de Scarlett Johansson dans Marriage Story :

Les gens n'acceptent pas les mères qui boivent trop de vin, qui crient après leur enfant et le traitent de connard. Je comprends. Je le fais aussi. Nous pouvons accepter un père imparfait. Soyons réalistes, l'idée d'un bon père n'a été inventée qu'il y a environ 30 ans. Avant cela, on attendait des pères qu'ils soient silencieux, absents, peu fiables et égoïstes, et nous pouvons tous dire que nous voulons qu'ils soient différents. Mais à un niveau fondamental, nous les acceptons. Nous les aimons pour leurs faiblesses, mais les gens n'acceptent absolument pas ces mêmes défauts chez les mères. Nous ne les acceptons pas structurellement et nous ne les acceptons pas spirituellement. Parce que le fondement de notre judéo-christianisme, peu importe, c'est Marie, la mère de Jésus, et elle est parfaite. C'est une vierge qui donne naissance, qui soutient son enfant sans faiblir et qui tient son corps sans vie quand il est parti. Et le père n'est pas là. Il n'a même pas baisé. Dieu est au paradis. Dieu est le père et Dieu ne s'est pas montré. Donc, tu dois être parfaite, et Charlie peut être un raté, ça n'a pas d'importance. Tu seras toujours soumise à une norme différente, plus élevée. Et c'est nul, mais c'est comme ça.

12 février 2026

Bulles


T'es dans ta bulle, tu t'crois dans du champagne, Paris - ça ce ne sont pas Les Demoiselles de Rochefort, mais une autre B.O, celle de Les uns et les Autres. Mais la soirée d'hier au Lido avec les enfants, c'était tout à fait ça, une bulle de légèreté joyeuse, qui donne envie de prendre des cours de claquettes et de chanter dans le métro du retour. Bulle de champagne ou de savon, c'était un vrai bonheur de partager ces chansons que nous connaissons tous les trois par coeur, un classique de la maison avec La mélodie du Bonheur. Un cadeau de la Zou, pour nous trois, parce que nous le valons bien.

10 février 2026

Invitation au voyage


Malgré la fatigue qui s'accumule, je sens à quel point ça repose, ça nourrit, et même ça protège, la beauté partagée. Marcher doucement, refaire le monde (qui en a bien besoin)... et changer d'univers plusieurs fois dans l'après-midi.

Les couleurs des futurs vitraux de la nef de Notre-Dame, l'univers fantastique d'Eva Jospin, l'invraisemblable boutique Hermès installée dans une ancienne piscine, un cocktail exceptionnel dans un lieu chargé d'histoire(s), l'hôtel Lutetia, autant d'instants suspendus, d'échappées brèves de la dureté du monde. Au programme : ordre et beauté, luxe, calme et volupté, donc.