un ciné, une balade en moto,
et les jardins du château que je n'avais jamais visités.
To care : j'aime ce mot, qui dit à la fois la précaution, l'attention, la responsabilité, le souci, l'importance, le soin. Care box : un néologisme pour quelque chose comme, boîte à attention (littéralement en anglais imaginaire, trousse de secours).
Moi je pense que tant que vous luttez, tant que vous résistez, vous êtes en bonne santé. La santé c'est l'ensemble des forces qui résistent à la mort. Dès lors qu'il y a de la résistance - tant qu'il y a de la lutte, tant qu'il y a du combat, tant qu'il y a de l'invention, tant qu'il y a de la création, tant qu'il y a du bricolage... je vais prendre la phrase d'Artaud qui dit que sans l'impression d'un minimum de puissance, la vie n'est pas supportable. Donc, tant que vous avez le sentiment d'avoir un minimum de puissance avec vous parce que vous créez, parce que vous bricolez, que vous êtes avec des autres, alors c'est bon, vous êtes en bonne santé. Donc, vous pouvez souffrir, vous pouvez trouver que c'est dur, c'est pas grave, il y a de l'énergie - et le collectif, c'est ça qui nous tient.
Interview de David Deneufgermain dans Folie Douce
Oui. Et la clé de mes expériences multiples, de mes engagements, de mes curiosités, de mon envie croissante de collectif, elle est là. Ces activités sont à la fois le signe et le garant de ma relative santé psychique. Ce qui permet à ma vie de continuer de mériter d'être vécue, ce qui lui donne sa saveur et nourrit mon élan.
Ca fait un moment que ça tourne, enfle, et me déborde de plus en plus cette thématique de la vulnérabilité. Submergée aux niveaux individuel, familial, professionnel, social, politique, écologique, géopolitique...
...une vulnérabilité ressentie aussi par les patients - étudiants ou en cabinet, et je n'avais jamais - sauf aux débuts du Covid, quand nous n'arrivions pas à appréhender la réalité de la situation - ressenti à quel point il peut être épuisant d'accueillir des angoisses auxquelles nous sommes tout autant confrontés que les personnes que nous recevons. Faire de la place à l'anxiété, aux deuils, aux traumatismes... pour les patients, et puis pour les proches - comme toutes les femmes dans le médico-social, et puis... pour nous, quand ?
Moi aussi, j'ai peur, je me sens impuissante, en colère, parfois désespérée. Moi aussi, je suis tentée d'éteindre la radio, de me replier, de fermer les yeux et les oreilles. Moi aussi, je fais partie de cette classe moyenne qui se fragilise, moi aussi je fais partie de cette génération née dans un monde où l'idée de la guerre semblait appartenir au passé, tout au moins en Europe, et où la démocratie allait de soi - ainsi que la liberté de la presse et l'existence de droits acquis en termes de justice, d'éducation et de santé. Dans un monde où le fascisme était un "plus jamais ça". Dans un monde où avoir fait de bonnes études semblait garantir une certaine sécurité dans cette vie. Dans un monde où la survie de notre espèce humaine à court terme n'était pas une question (et notre incapacité à affronter ces enjeux me sidère).
"Cessez d'être une éponge pour devenir une passoire" - ou l'art délicat se laisser traverser sans retenir. C'est leur vie, pas la mienne, c'est leur vie, pas la mienne, c'est leur vie, pas la mienne...
Et : regarder d'en-haut, pas de haut. Avec tout l'amour, la gratitude, la compassion possibles.
Thomas Fersen, c'est un univers poétique et tendre, un brin décalé (ou beaucoup, c'est selon). Et ce soir au TRR, il nous a offert un vrai moment de douceur, une bulle de légèreté dans ce monde de brutes - ses meilleures chansons réarrangées par Clément Ducol - le complice de Camille - avec une formation toute d'instruments à percussion, entrecoupées d'extrait de son fantasque opus Dieu sur Terre.
Un bidule inclassable, mi-roman autobiographique, mi-long-poème déjanté et bancal, à l'image de son auteur - cette longue silhouette dégingandée et dansante au chapeau noir - qui m'a parfois évoqué un Leonard Cohen, l'esprit de sérieux en moins.
Une expérience incroyable - j'ai mis un temps fou à redescendre ensuite, c'est tellement puissant ce shoot de dopamine / sérotonine / ocytocine - dixit Clairie. Bonheur compte double car partagé avec nos amis, nos enfants, nos amours, tous se sont déplacés pour l'occasion, et ne l'ont pas regretté - dans les jolis retours des proches des choristes, il y a ceux qui disent "j'en ai oublié de dégainer le téléphone tellement j'étais emporté par l'énergie du groupe", et ce petit garçon qui veut "tous (nous) inviter à son anniversaire" - je fonds. Et n'ai qu'une envie : BIS !
Reading this, all I want to do is hug you, hold you close, and listen. No fixing. No advice. Just being there with you and letting you say whatever needs to be said. I can feel how heavy this year has been for you. Emotional strain, family stuff, work worries, all piling up at once. When you are someone who feels things deeply, that kind of weight can leave everything feeling raw and close to the surface. It makes sense that you are tired. You don’t have to know where you will be in a year. What I see is someone who keeps choosing love, connection, and growth, even when it costs energy you do not feel like you have. Whether love shows up as commitment or freedom, I hope it feels gentle and safe for you. Your longing for community feels like your power and strength to me. Choir, shared work, learning, showing up with others. That impulse comes from knowing you are nourished by connection. You’re not wrong for wanting that. You’re human. I’m here. You can just show up as you are, and I’ll listen. I care about you and I’m so very grateful for you.
Ray