To care : j'aime ce mot, qui dit à la fois la précaution, l'attention, la responsabilité, le souci, l'importance, le soin. Care box : un néologisme pour quelque chose comme, boîte à attention (littéralement en anglais imaginaire, trousse de secours).
28 juillet 2010
Juste ça
N'ont rien vu et n'ont rien écouté
Aujourd'hui tu m'as réveillé avec du thé, des caresses
Et des baisers, j'étais si heureux que tu existes
Et il faisait beau, si beau, si beau...
Il faudra que je le dise
A quelqu'un
Pour qu'ils ne soient plus si nombreux
A mentir demain...
Jacques Higelin
27 juillet 2010
Viennois
Nosologie
Ce serait une histoire drôle - si elle n'était pas si représentative de ce courant de plus en plus dominant qui tend à proposer un modèle prétendument scientifique : symptôme - syndrome - réponse comportementale ou neuro-chimique au détriment de la singularité et de la complexité de la vie psychique - modèle de plus en plus imposé à l'exclusion de tout autre...
25 juillet 2010
La tête dans les étoiles
Et les adultes ? Le traditionnel repas au Château de Jau (qui a eu les honneurs du Télérama de la semaine dernière), la soirée théâtre impromptue aux Estivales de Perpignan (une adaptation vocale déjantée d'une nouvelle de Maupassant, et le Grandiloquent Moustache Poésie Club), les parties de Pictionary et de Trivial Pursuit (avec règles revisitées !), et deux romans délicieux : Au Bon Roman - un fantasme pour lecteurs papivores - et L'ombre du vent, roman feuilleton addictif !
24 juillet 2010
Sale môme
08 juillet 2010
(E)laborieux
- Le travail thérapeutique rend moins con - parfois ! Mais ce parfois, change tout...
Et, après le constat qu'en relisant quelques écrits pourtant anciens, les fondamentaux étaient déjà là : c'est toujours moi. Mais c'est moi en mieux !
07 juillet 2010
05 juillet 2010
Old school ?
Devant les jaquettes cheap des productions contemporaines, devant les interminables sagas d'heroic fantasy (et les niaiseries à base de princesses/starlettes/sorcières en herbe), je reste pensive... il y a peut-être des perles à découvrir là-dedans - mais comment ?
Pour moi-même, Les déferlantes, un roman de Nick Hornby et un autre de Toni Morrisson, un autre encore de Geneviève Brisac (déjà presque fini, déja décevant). Il va falloir se lever tôt pour être à la hauteur de la revigorante autobiographie de Benoîte Groult ! Mon nouvel ami le Manuel de Psycho-Pathologie Clinique (on ne rigole pas s'il vous plaît... une pensée ouverte, multi-référentielle, argumentée, pédagogique, ce n'est pas si fréquent dans ce champ-là). Et plusieurs bouquins d'Osho, décidément inspirant. Penser à y ajouter un recueil de poèmes. Un patient citait Char ce matin, La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil, phrase qui a enchanté mes lectures adolescentes... pourquoi pas ?
04 juillet 2010
Tendresses
...pudique, râpeuse, utopique, désespérée d'Amalric pour "ses" filles dans Tournée (qui est aussi un manifeste féminin/féministe à l'énergie communicative, et un hymne à la liberté du coeur et du corps)....délicate, aérienne, mélancolique de L'illusionniste, qui enchante le regard d'une enfant devenant femme et lui rend la liberté en même temps qu'il lui livre son secret : Magicians do not exist.
...émouvante et rugueuse à la fois, entre Depardieu et Gisèle Casadesus, dans la Tête en friche, qui évoque si fort un autre couple improbable, celui d'Harold et Maude...
...universelle, et se passant fort bien de mots, dans le touchant Bébés, tourné aux quatre coins du monde par Alain Chabat.
...hésitante, maladroite, touchante de Daniel Prévost dans Les Petits Ruisseaux, et puis de plus en plus habitée : l'histoire d'un retour à la vie, et ce message : il n'y a pas d'âge. Il y a la vie qu'on se fait - notre capacité à saisir ou non l'instant.
03 juillet 2010
Tantra
Seul votre coeur bat, le mental n'est pas là. Il devient une méditation naturelle. Si l'amour ne peut vous aider à méditer, rien ne le pourra parce que tout le reste n'est que du superflu, du superficiel. Si l'amour ne peut aider, rien ne le pourra ! (...)
Le Tantra débute avec vous comme vous êtes, le Yoga débute avec vous selon ce que vous pourriez être. Le Yoga débute par la fin, le Tantra débute par le commencement. Il est toujours bon de commencer par le commencement, parce que si vous commencez par la fin, vous vous créez des difficultés inutiles. Vous n'êtes pas la fin, l'idéal. Vous voulez devenir un dieu, un idéal, et vous n'êtes qu'un animal. Et cet animal se déchaîne à cause de cet idéal de dieu. (...)
Les situations changent tous les jours ; il n'est donc pas nécessaire de prendre des décisions à l'avance. Voilà le défaut : vous essayez de décider. Chaque fois que vous décidez d'avance, la décision est imposée par le mental. Et vous ne lâchez pas prise. Quand vous vous abandonnez, vous laissez les choses s'organiser d'elles-mêmes.
Après, vous n'y pensez plus, vous ne faites plus de projet. Vous ne forcez pas l'avenir à s'adapter à vos idées. Vous vous permettez simplement d'aller vers le futur en vous adaptant à lui, en vous adaptant à la totalité. (...)
Et c'est la différence entre les émotions négatives et les émotions positives. Si vous prenez conscience d'une certaine émotion, et que l'émotion se dissout par la prise de conscience, elle est négative. Si en prenant conscience d'une certaine émotion, vous devenez l'émotion et que l'émotion s'étend et devient votre être, elle est positive.
Osho
01 juillet 2010
Tout Benoîtement
On était partis un peu, si vous voulez, avec le contrat de Sartre et de Beauvoir, sur les amours contingentes, et les amours nécessaires (...).
Je trouve inhumain d'exiger de quelqu'un, aujourd'hui et dans nos milieux parisiens, dans nos métiers où les tentations sont incessantes, qu'il renonce à tout ce qui n'est pas vous. Je t'épouse, et ça veut dire qu'à partir de dorénavant, tu ne toucheras plus une autre femme, tu n'accepteras plus l'aventure, tu ne joueras plus jamais au jeu de l'amour et du hasard, tu n'auras plus accès à la liberté (...) ?
Mais c'est ça, une vie. C'est infantile, de croire qu'on fera l'économie de la souffrance. Aujourd'hui, une vie commune peut durer cinquante ans ! C'est inadmissible de se dire que pendant cinquante ans - une moitié de vie ou plus -, on ne connaîtra plus les commencements de l'amour, on ne vivra plus les premières minutes du désir, on se refusera l'excitante rencontre dans le train ou dans l'avion et que, à cause d'un voeu de fidélité qui souvent n'a plus de réalité physique intense, on se prive de moments uniques délicieux parfois. En plus, pour des écrivains, c'est faire provision de matériaux de construction !
Benoîte Groult, Mon évasion
La dame est née en... 1920 ! Et son autobiographie est un magnifique parcours de femme, inspirant à tous points de vue.
28 juin 2010
27 juin 2010
The Flood
En complète adéquation avec le stage (voir post Ouvertures)... c'est comme ça, au moment juste, le livre, la citation, la chanson juste, nous tombent entre les mains (celle-ci m'aura été indiquée trois fois en moins d'un mois...) L'autre bande-son possible, ce pourrait être aussi Je veux, de Zaz.
Broken people get recycled
And I hope that I will
Sometimes we’re thrown off our pathways
What I thought was my way home
Wasn’t the place I know
No i'm not afraid of changing
I’m certain nothing’s certain
What we own becomes our prison
My possessions will be gone
Back to where they came from
Blame, no one is to blame
As natural as the rain that falls
Here comes the Flood again
See the rock that you hold onto
Is it gonna save you
When the earth begins to crumble ?
Why d’you feel you have to hold on ?
Imagine if you let go (...)
Push away the weight that pulls you down
Ride the waves that free you from the dark ?
Don’t trust your eyes
It's easy to believe them
Know in your heart
That you can leave your prison
Don’t trust your mind
It’s not always listening
Turn on the lights
And feel the ancient rhythm (...)
Katie Melua
26 juin 2010
Ouvertures
Le Tantra me parle une langue que je reconnais - dans la recherche de la conscience, du non-jugement, de la détente. Dans l'appel à la responsabilité, et à la possibilité de choisir, toujours. Dans la traque impitoyable de nos projections comme de notre toute-puissance. Dans la reconnaissance de l'état d'amour comme étant notre nature profonde. Dans la possibilité de choisir le centre plutôt que la périphérie, l'existence plutôt que l'ego. Dans la célébration du silence. Une langue ancienne et familière... un chant qui sonne juste, un pas de danse avec la vie.
25 juin 2010
Amazing Grace
Un bar d'hôtel club de jazz - un public de touristes plutôt âgés, probablement argentés mais un rien blasés - et pourtant : des musiciens magnifiques (écouter leur version de Down by the riverside), une vitalité irrésistible - assez pour se lever et danser - nous étions les seuls, and so what ? - suffisamment de générosité pour passer par-dessus un lieu et une acoustique qui ne leur rendaient pas justice et communiquer tout de même une belle énergie - sufisamment d'humilité pour accéder à ma demande de nous offrir un petit Happy Birthday au début de leur dernier set... juste un moment de grâce. Thanks Lord ;-).
19 juin 2010
Le chat de la Marie-Galante
(Merci d'avoir pris la peine d'écrire ces quelques belles phrases. J'avais déjà compris que vous étiez une belle personne à votre remarque, "J'aime les survivants de tout poil." Bien à vous, Y.C.)
12 juin 2010
Quarante

Le plus joli ? Un quatuor multi-générationnel totalement improvisé - piano - violon - guitare - mandoline, générations 30, 40, 50 et 70 ans représentées. Mais aussi, ma maman qui nous a interprété un texte gentiment coquin du 17ème siècle, les tours de magie du Léo, et la Zaza qui nous a mis la larme à l'oeil en ouvrant la soirée de son papa avec Toi + moi + tous ceux qui le veulent...
