31 mai 2026

Ivre de mots

Pour la Fête des Mères, Elsa voulait m'offrir un livre dans notre librairie favorite. Une mission pas si facile - j'ai beaucoup lu, j'aime des choses très diverses, du coup elle est revenue avec un bon cadeau et cette excellente question : en fait, comment on choisit un livre ? 

Réponses possibles : parce qu'on aime l'auteur, parce qu'on a lu ou entendu de bonnes critiques, parce qu'un ami (ou notre libraire ;-)) nous l'a recommandé, parce que le thème nous intéresse, parce qu'on a eu un coup de coeur pour la quatrième de couverture ou les premières lignes... et vous, vous voyez d'autres raisons ? 

En tout cas - ce qui me touche, c'est cette transmission du goût des mots,  car j'ai moi aussi choisi un livre pour l'offrir à ma maman dans cette même librairie. Une version illustrée du Bateau ivre (un excellent cadeau pour ancienne prof de lettres donc), un petite édition poétique et confidentielle aussi autour de la filiation, puisque co-illustré par un père et sa fille, venus faire une signature quelques jours plus tôt.

28 mai 2026

Lève-toi ! Lève-toi !

Franchement, je n'y croyais pas, et j'ai bien failli déclarer forfait : la ville étouffe sous 34°C depuis une semaine, alors, 200 choristes et 500 spectateurs assis au milieu des chanteurs dans un hangar non climatisé, je ne le sentais pas. Du tout. Mais l'énergie du groupe, la curiosité, et l'envie de voir ce que donnerait ce morceau de bravoure, un Bohemian Rhapsody monté en quelques semaines (spoiler : il n'y a pas eu à en rougir), et puis mon engagement dans ce collectif multicolore, et l'envie de reconnaître l'incroyable boulot réalisé par nos  non moins incroyables cheffes de chœur ont eu raison de mes appréhensions.


Et... c'était génial comme à chaque fois, la vibration qui circule est tellement galvanisante, euphorisante que la chaleur, les heures debout, le monde ne comptent plus - mais juste la joie partagée. En fait les hangars, ça a une très bonne acoustique, assez pour coller des frissons à tous sur Lève-toi foule, de Barbara Pravi, qui nous a adressé un message audio ému le lendemain. 

J'ai beaucoup ri pendant l'inénarrable reprise de Pour que tu m'aimes encore, et j'ai aussi eu les larmes aux yeux à l'annonce de la salle retenue pour notre concert 2027. Un truc de dingues. J'ai hâte. Et tellement de gratitude pour Clairie et son équipe, ces jeunes gens un peu fous qui ont décidé de créer de la joie à grande échelle et de réaliser leurs rêves - salles mythiques, groupes démultipliés mais avançant du même pas dans toute la France, morceaux incroyables et parti-pris du partage - faire chanter le public, résultat, après chaque concert les inscriptions décollent. Les gens en veulent encore, veulent en être, et je suis tellement d'accord...

23 mai 2026

Coquillages et crustacés

Il y avait longtemps, et on en avait bien besoin tous les deux de ce temps juste pour nous, et de nous échapper loin de Paris. Où j'ai retrouvé la fluidité des débuts, rien ne heurte, tout coule, les choses sont simples, lire dans le train, bien manger, bien dormir, nager en mer, aller chercher une glace, faire le marché, prendre les vélos, juste être. Quarante-huit heures de vacances, pour pré-fêter l'anniversaire de Samir.

 

21 mai 2026

Cheminer

...vers une nouvelle étape, un nouveau collectif, guidée pas après pas : faire confiance.
Une rencontre et puis trois, pour un monde qui reste à découvrir.

15 mai 2026

Annecy

J'avais rêvé longues balades à vélo, à pied, en pédalo, en parapente, et de faire découvrir aux enfants cette ville pour laquelle j'ai un coup de coeur depuis l'été 2022. On aura essayé, pendant ces quatre jours de pluie battante et de températures automnales, de profiter de la moindre éclaircie pour qu'ils puissent quand même avoir un petit aperçu de ce que j'aime là-bas : les canaux et les petites rues de la vieille ville, un petit tour sur le lac, les bleus du ciel et du lac qui se répondent...  Et pour le reste, un joli dîner d'anniversaire gentiment préparé par Delphine pour Elsa, un karaoké maison dans l'appart d'échange, et du temps tous les trois, c'est ce qui compte, non ?
 

10 mai 2026

02 mai 2026

Chut, écoute !


Dans ce temps de plongée intérieure, j'ai reçu ce message : je suis "celle-qui-danse-dans-le-silence". Un genre de nom indien imaginaire, mais qui faisait étonnamment sens. Ce silence d'où part le plus juste de mon être-thérapeute. Ce silence qui fait écho à mon silence intérieur, et parfois extérieur - je ne suis pas la plus bavarde de mes amies - dans lequel je me sens bien, et où je crois résident ma force et mon ancrage. 

C'était drôle dans ce moment, me poser la question : celle qui danse en silence ou dans le silence ? Non, c'était bien dans - un silence comme une enveloppe, un espace à part entière, nécessaire pour que le mouvement se déploie : intuition, connexion, accueil. Maintenant que j'y pense, j'avais écrit là-dessus déjà, lors d'une formation - ce qui m'avait beaucoup amusée, répondre à une consigne sur l'entretien par un écrit sur le silence...