Ce moment de grâce absolue... le film est une ode à la douceur, à la lenteur, à ce qui nous fait humains. Un OVNI de 3h où voir le temps passer et les liens se construire est un luxe infini et joyeux, malgré la gravité des thèmes abordés - le grand âge, la maladie et la mort, et leurs antidotes : la parole, le toucher, le regard, et... rester debout, au sens propre comme au sens figuré.
Tout est d'une infinie délicatesse, à commencer par cette rencontre inattendue, ce coup de foudre amical qui nous décale tellement des histoires cent fois vues de coups de foudre amoureux.
J'adore que le film ait été tourné dans un véritable Ehpad, laissant là aussi le hasard et la grâce s'inviter là où on ne les attendait pas. Le sous-texte politique est parfois un peu insistant (la scène avec le tableau blanc), mais c'est si beau de se dire qu'un réalisateur a eu suffisamment le courage de ses convictions pour faire confiance au spectateur pour le suivre jusqu'au bout de sa démonstration.
J'adore que le film ait été tourné dans un véritable Ehpad, laissant là aussi le hasard et la grâce s'inviter là où on ne les attendait pas. Le sous-texte politique est parfois un peu insistant (la scène avec le tableau blanc), mais c'est si beau de se dire qu'un réalisateur a eu suffisamment le courage de ses convictions pour faire confiance au spectateur pour le suivre jusqu'au bout de sa démonstration.
On n'est pas loin du théâtre, dans la présence incarnée, sensorielle malgré l'écran - et puis il y a aussi ces scènes de théâtre dans le film, la culture comme un des remèdes à la violence du monde, un refuge possible. Tout le film est porteur d'une espérance folle : se sauver par l'autre.
Sans avoir pensé à ce qui pouvait les réunir sur ces thèmes, j'y avais convié Marion et Charlotte : parfois l'Univers nous fait un clin d'oeil.
