To care : j'aime ce mot, qui dit à la fois la précaution, l'attention, la responsabilité, le souci, l'importance, le soin. Care box : un néologisme pour quelque chose comme, boîte à attention (littéralement en anglais imaginaire, trousse de secours).
31 mars 2018
30 mars 2018
Sous le signe du lien
Ça, c'est le dos de ma carte de visite pro à la Cité. Ce n'est pas moi qui l'ai choisi, c'est la nouvelle devise de la Cité. Mais, tout comme la conclusion de l'exercice d'un petit séminaire que j'avais suivi il y a deux ans, c'est un signe de plus pour moi que j'y suis bien à ma place.
L'exercice concluait que je donnerais le meilleur de moi-même dans un poste alternant contacts avec des publics variés et travail de réflexion en solo, diversité des tâches, possibilité d'initiative et de création, confiance de la hiérarchie et liberté d'action, milieu interculturel. J'avais souri, j'y étais déjà :-) !
La nouvelle base-line de la maison est du sur mesure pour moi : cette question du lien, et du lien durable, elle traverse toute ma vie, mes choix perso, ma trajectoire professionnelle, c'est ma question, c'est LA question. Et la Cité est un lieu de lien en effet - entre pays, entre disciplines, entre les différents partenaires qui permettent à ce lieu unique d'exister, entre les résidents qui sont sa raison d'être. Et moi - j'y suis bien.
La nouvelle base-line de la maison est du sur mesure pour moi : cette question du lien, et du lien durable, elle traverse toute ma vie, mes choix perso, ma trajectoire professionnelle, c'est ma question, c'est LA question. Et la Cité est un lieu de lien en effet - entre pays, entre disciplines, entre les différents partenaires qui permettent à ce lieu unique d'exister, entre les résidents qui sont sa raison d'être. Et moi - j'y suis bien.
Rêves d'Asie
Je devrais attendre qu'on aie les billets - ce weekend je pense mais... je suis trop contente ! Projet d'échange de maisons pour Juillet : trois semaines au Cambodge, appart en plein coeur de Phnom Penh, avec vue sur le Palais Royal et sur le Mékong, et la possibilité d'une escale à Bangkok à l'aller ou au retour puisque de toute façon il faut passer par là. Un voyage de rêve avec les enfants, peut-être un des derniers parce que Léo aura de plus en plus ses propres projets ! J'ai déjà acheté les Routards... pas pu m'en empêcher ;-)
18 mars 2018
Back to CS
J'étais super heureuse le jour où Ronan m'a dit qu'il voulait que notre nouvelle maison soit tout aussi ouverte que la précédente aux amis, aux étrangers, à la rencontre, incluant les Couch Surfers. Isaiah l'a inaugurée, mais les Jobson, maintenant, c'est la famille ;-) !
Cette semaine, nous avons accueilli Bruno, venu d'Utrecht, et qui est un concentré de ce que j'aime sur CS : rencontrer des humains atypiques, ouverts, curieux, porteurs de grand rêves ou de projets originaux - ici, celui d'une transformation de voitures classiques en véhicules électriques, pour lequel il venait participer à un forum de start-ups. Bruno a beaucoup voyagé, eu plusieurs vies, et a beaucoup de choses à raconter - quel plaisir de voir que les enfants aujourd'hui passent à l'anglais sans difficulté, bavardent, plaisantent - outre la langue vivante, c'est l'autre grande leçon de CS, aborder l'autre sans appréhension, être curieux de ce qui peut s'échanger dans la rencontre.
Cette semaine, nous avons accueilli Bruno, venu d'Utrecht, et qui est un concentré de ce que j'aime sur CS : rencontrer des humains atypiques, ouverts, curieux, porteurs de grand rêves ou de projets originaux - ici, celui d'une transformation de voitures classiques en véhicules électriques, pour lequel il venait participer à un forum de start-ups. Bruno a beaucoup voyagé, eu plusieurs vies, et a beaucoup de choses à raconter - quel plaisir de voir que les enfants aujourd'hui passent à l'anglais sans difficulté, bavardent, plaisantent - outre la langue vivante, c'est l'autre grande leçon de CS, aborder l'autre sans appréhension, être curieux de ce qui peut s'échanger dans la rencontre.
Facile quand on a affaire à un Bruno - la crème de la crème sur le plan de l'esprit CS - qui a conseillé Léo pour son LinkedIn, et lui a offert de le mettre en contact avec son réseau d'entrepreneurs (finalement impossible pour cause de concours, mais la proposition était là). Et qui a très vite cerné les besoins du moment de notre Elsa, et a trouvé une manière créative de lui offrir une expérience tout aussi précieuse. Il a repéré qu'il y avait une salle d'escalade à côté de la maison, et l'a invitée, seule, à venir grimper avec lui. Partager une activité nouvelle avec un étranger, se dépasser physiquement, deux challenges qu'elle a relevés, et avec un grand sourire : cette idée a été un super cadeau, et une prescription pertinente, très attentionnée - ça m'a vraiment touchée. Cerise sur le gâteau, je les ai rejoints dans un second temps et je me suis régalée aussi !
11 mars 2018
Portes ouvertes
J'aime bien cette idée d'une maison ouverte, et le printemps arrive, et c'est un lieu qui s'y prête bien... Aujourd'hui c'était le tour des grands-parents, parce qu'il nous a semblé important que YoYo et Bizzou sachent aussi à quoi ressemble le lieu de vie de leurs petits-enfants. C'était important de les voir là, avec Maman, c'est une chance aussi que j'ai soulignée auprès de Léo et d'Elsa, ce n'est pas dans toutes les familles de gens divorcés que les liens perdurent de cette manière entre tous, il y faut beaucoup d'amour et d'intelligence du coeur de la part de tous, et c'est vraiment chouette.03 mars 2018
Coup de coeur
Je sais que la vie revient au fait que nous allons à nouveau au ciné, au théâtre, voir des expositions... merci Starter pour le théâtre ! Ça peut être juste bon (Fills Monkeys), très bon (En attendant Bojangles), ou incontournable, coup de coeur et coup AU coeur, et ça, c'était Vous n'aurez pas ma haine, d'Antoine Leiris, porté par un Raphaël Personnaz bouleversant.
Nous nous souvenons tous de la lettre qui avait circulé sur les réseaux sociaux au lendemain du 13 novembre, lettre endeuillée du père soudain solo d'un petit garçon de 18 mois qui ré-affirmait que sa réponse serait le choix du bonheur, pour lui et pour son fils.
Cette lettre est peu à peu devenue un livre - un texte magnifique non pas sur les attentats mais sur le deuil et l'absence, et aussi sur l'humanité de son auteur - un humain faillible, et qui réclame le droit de l'être, fragile, courageux, toujours juste dans une lucidité parfois ravageuse. Je ne sais pas comment fait Raphaël, seul en scène - je ne crois pas que l'on puisse sortir indemne de porter soir après soir un texte aussi dense, aussi grave, aussi drôle parfois, mais ce que je sais, c'est que c'est un beau cadeau que de le recevoir - une émotion d'une densité rare au théâtre - le seul qui m'ait touchée à ce point était un autre cri, Les chatouilles, d'Andrea Bescond - probablement pour des raisons assez similaires : une rage de vivre au-delà de la blessure.
Cette lettre est peu à peu devenue un livre - un texte magnifique non pas sur les attentats mais sur le deuil et l'absence, et aussi sur l'humanité de son auteur - un humain faillible, et qui réclame le droit de l'être, fragile, courageux, toujours juste dans une lucidité parfois ravageuse. Je ne sais pas comment fait Raphaël, seul en scène - je ne crois pas que l'on puisse sortir indemne de porter soir après soir un texte aussi dense, aussi grave, aussi drôle parfois, mais ce que je sais, c'est que c'est un beau cadeau que de le recevoir - une émotion d'une densité rare au théâtre - le seul qui m'ait touchée à ce point était un autre cri, Les chatouilles, d'Andrea Bescond - probablement pour des raisons assez similaires : une rage de vivre au-delà de la blessure.
02 mars 2018
Un effet secondaire
...du déménagement (et des Vélib' hors service jusqu'à nouvel ordre) : je prends le bus et le tram. Donc, je peux écouter les podcasts de France Inter. Entendre Vincent Lindon se payer le luxe de lire in extenso le discours de Camus recevant son prix Nobel dans Boomerang, ou Michel Jonasz égrener ses Remèdes à la mélancolie. Sourire bêtement dans le vide. Me sentir plus futée en allant travailler.
24 février 2018
Barcelona
Cinquième fois ? Mais toujours pas lassée, de revoir la casa Battlo, décidément magique (top, le guide en réalité augmentée, avec les tortues marines dans l'entrée ou la vague dans le grenier), de trouver encore des merveilles à visiter - le Palau Guell cette fois-ci, de boire du chocolat chaud et de manger des churros (à moins que ce ne soit l'inverse), de flâner dans les petites rues du Barri Gotic ou dans la Bocqueria. De re-découvrir qu'à une heure d'avion il fait beau, et que la plage est au bout de la rue. De remercier encore une fois le Routard pour ses bons plans extra : deux restaurants exceptionnels, un concert dans une cave voûtée Plaça Reial. Juste une échappée de quelques jours, mais parfaite telle quelle, et assez méritée je crois ;-) - avec aussi une petite incursion dans les montagnes vers l'abbaye de Montserrat.
Hôtel cinq étoiles, super buffets de petit déjeuner - merci les offres de dernière minute, chambre design et oreillers moelleux (je veux les mêmes !) mais les meilleurs souvenirs seront gourmands - l'incroyable créativité du Semproniana, dont les assiettes de dégustation n'ont rien à envier à un restau étoilé, et les délices de la Pepita (bien arrosés de mojito à la carafe et de vin local).
21 février 2018
17 février 2018
04 février 2018
Doigts de fée(s)
Il doit y avoir des photos de ma petite Mémé avec sa robe de chambre écossaise - je vais en trouver. Une robe de chambre qu'elle avait confectionnée elle-même, et que je lui ai toujours vu porter. Une robe de chambre en coton, parce qu'elle était toujours en mouvement et n'avait pas besoin d'un vêtement trop chaud. Je ne voulais pas la voir disparaître, et l'ai rattrapée au vol dans la pile des vêtements à donner. Et je l'ai confiée à mon amie Cécile, qui l'a transformée en pochettes à linge pour nos futurs voyages. J'adore tout particulièrement la petite qui conserve l'encolure du vêtement originel. Touchée :-) !
01 février 2018
Mood indigo
Scénographie toute de bleus variés, simple et sophistiquée à la fois, choeurs et percussions en trios, et au milieu la puissante, fragile, inventive, étonnante, étourdissante Camille : mais quel concert ! Suis arrivée épuisée, à la limite de l'envie de fuir, et repartie pleine d'énergie, d'envie de chanter, de danser et de me mettre à la danse africaine où à la batucada.
Qu'elle décline son dernier et merveilleux album ou qu'elle égrène ses anciennes chansons-signatures (Paris, Ta douleur), elle surprend, et emporte - son registre vocal et technique est tellement étendu, et sa liberté de mouvement et d'interprétation tellement grande - c'est fou cette liberté, ça donne envie, ça redonne la pêche, envie de s'accrocher à cette femme si incarnée, si terrienne, si VIVANTE - un concert inspirant, respirant, super bonne pioche encore cette fois, un chouette moment à conserver précieusement.
Qu'elle décline son dernier et merveilleux album ou qu'elle égrène ses anciennes chansons-signatures (Paris, Ta douleur), elle surprend, et emporte - son registre vocal et technique est tellement étendu, et sa liberté de mouvement et d'interprétation tellement grande - c'est fou cette liberté, ça donne envie, ça redonne la pêche, envie de s'accrocher à cette femme si incarnée, si terrienne, si VIVANTE - un concert inspirant, respirant, super bonne pioche encore cette fois, un chouette moment à conserver précieusement.
26 janvier 2018
Emotions
Petite danse de la joie ! Car contactée aujourd'hui par une collègue lointaine et proche à la fois, proche dans l'esprit dans lequel nous exerçons nos métiers en tout cas, pour une proposition qui me ravit. Ecrire deux entrées pour un dictionnaire à paraître, aux côtés de grands noms de la psychologie contemporaine - deux toutes petites contributions à ma très modeste échelle, mais quel plaisir de participer à cette aventure, en toute liberté d'écriture, et pour deux mots qui me tiennent tellement à coeur : Ecoute, et Care.
15 janvier 2018
Home, sweet home
C'est l'enjeu, la préoccupation et le bonheur de ce mois-ci : ça y est, on est chez nous ! On a bougé les meubles et les cartons, fait la virée IKEA (un bon test spécial début de vie commune : IKEA le premier samedi des soldes : même pas peur, aucun problème, même en ayant déjeuné de boulettes de renne :-)), usé et abusé de Geev et du Bon Coin. Tout roule, depuis la première visite fin septembre à ce jour, ce projet est manifestement sous une bonne étoile.
Le chat est heureux et profite des deux jardins. Nous aussi ! Au-delà des cartons encore à ouvrir et de tous les trucs à bricoler, installer, réparer, c'est un vrai choix de vie qui se pose, qui nous pose, pour le plus grand bien de tous. Les clés de Clisson sont rendues, une page se tourne, et c'est bien comme ça : j'adore quand il y a du nouveau dans nos vies !
Le chat est heureux et profite des deux jardins. Nous aussi ! Au-delà des cartons encore à ouvrir et de tous les trucs à bricoler, installer, réparer, c'est un vrai choix de vie qui se pose, qui nous pose, pour le plus grand bien de tous. Les clés de Clisson sont rendues, une page se tourne, et c'est bien comme ça : j'adore quand il y a du nouveau dans nos vies !
12 janvier 2018
Ange gardien
Ce qu'il faut à Elsa, c'est un nouveau départ. La nouvelle maison, mais aussi une nouvelle école. Idéalement, un petit établissement cocooning, proche géographiquement, avec une équipe attentive et des camarades au regard neuf, un endroit où elle puisse dire, je suis là parce que j'ai déménagé, un point c'est tout. Il existe - juste au bout de notre nouvelle rue. Aussi avais-je déjà décidé de faire un courrier pour présenter sa situation si singulière, quand le nom de la chef(fe?) d'établissement m'a attiré l'oeil. Et fait ajouter un PS :
Votre nom ne m’est pas inconnu ; se pourrait-il que vous ayez une grande fille du nom d’Inès, âgée d’environ 18 ans ? Si c’est le cas, mon fils Léo était en maternelle avec elle sur la Butte-aux-Cailles, et vous l’avez accueilli lorsque je suis partie pour la maternité lors de la naissance d’Elsa !
Alors parfois, la vie décide de donner un chouette coup de pouce. C'est bien elle. Ma copine de la rue Bobillot, il y a 15 ans de cela. Dont la fille est en photo, hilare, dans nos albums de famille. Copine, mais aussi pédagogue, qui a su poser les bonnes questions et donner des pistes dès le premier contact. Quelle chance ! Et quel poids en moins sur mes épaules... nous avons maintenant un horizon : la rentrée de Septembre. Et le temps nécessaire pour la préparer au mieux. Ouf que ! comme disait la petite Zaza.
Alors parfois, la vie décide de donner un chouette coup de pouce. C'est bien elle. Ma copine de la rue Bobillot, il y a 15 ans de cela. Dont la fille est en photo, hilare, dans nos albums de famille. Copine, mais aussi pédagogue, qui a su poser les bonnes questions et donner des pistes dès le premier contact. Quelle chance ! Et quel poids en moins sur mes épaules... nous avons maintenant un horizon : la rentrée de Septembre. Et le temps nécessaire pour la préparer au mieux. Ouf que ! comme disait la petite Zaza.
10 janvier 2018
Manuscrits
Ça fait plusieurs fois que des patients attirent mon attention rêveuse sur cette chose trop oubliée, la lettre manuscrite. Celle-ci, sur les lettres de guerre de ses grands-parents, amoureux, soucieux pour leur toute petite fille cachée dans une famille de la campagne. Cette autre, sur la lettre à sa mère de cet oncle décédé trop tôt du SIDA, qui lui donne enfin la clé de cette intuition d'une faute, voire d'une malédiction qui courrait à travers les générations, mais lui dresse aussi le portrait d'un homme lucide et courageux qui fut également son parrain. Une autre encore, sur les lettres échangées récemment avec son compagnon, comme une tentative d'exprimer ce qui n'arrive plus à se dire au quotidien dans ce couple en crise.
Des lettres traces, témoignages, trésors, autant de clés pour déchiffrer le passé ou le présent. Des objets qu'on peut tenir dans la main, relire, perdre au fond d'une malle avec de vieilles photos, voir resurgir, partager. Je me souviens du plaisir que j'avais, adolescente puis jeune femme, à envoyer et à recevoir du courrier. J'ai une boîte des lettres du père de mes enfants au début de notre rencontre, que j'aurai du plaisir à leur transmettre un jour. Et qui ne manquent pas de créativité : deux d'entre elles sont sous formes de cassettes, une autre est écrite sur le long métrage d'un rouleau de caisse... Une autre boîte encore contient des cartes d'anniversaire écrites de la main appliquée de ma grand-mère, quelques jolies cartes postales, avec d'autres menues traces : tickets de spectacle, photos, sous-bocks...
Mais demain ? Les enfants, les adultes, les patients de demain, comment feront-ils sans ces papiers jaunis, sans cet accès irremplaçable à la pensée qui se cherche, se dessine, à l'émotion de l'écriture tracée de la main de celui ou de celle qui n'est plus là ? Plus de photos à l'ère du numérique, plus de lettres ou de mots doux à l'ère du mail et du SMS, est-ce que cela va modifier notre rapport à la mémoire ? A l'amour ? Au temps - celui de l'écriture, du voyage, de la réponse ?
Je me régale à l'idée de savourer l'énorme volume de la correspondance entre Albert Camus et Maria Casarès qui vient de m'être offert. Pas forcément dans l'ordre, pas forcément tout entier, mais comme une petite fenêtre sur deux êtres d'exception, un accès précieux à l'intimité quotidienne entre deux grands esprits - mais demain ? Est-ce qu'on publiera des échanges de mails ? Des romans SMS ? Des compilations de tweets ? Sérieusement, est-ce qu'on peut imaginer ces deux amoureux de la langue tweeter :-)?
Des lettres traces, témoignages, trésors, autant de clés pour déchiffrer le passé ou le présent. Des objets qu'on peut tenir dans la main, relire, perdre au fond d'une malle avec de vieilles photos, voir resurgir, partager. Je me souviens du plaisir que j'avais, adolescente puis jeune femme, à envoyer et à recevoir du courrier. J'ai une boîte des lettres du père de mes enfants au début de notre rencontre, que j'aurai du plaisir à leur transmettre un jour. Et qui ne manquent pas de créativité : deux d'entre elles sont sous formes de cassettes, une autre est écrite sur le long métrage d'un rouleau de caisse... Une autre boîte encore contient des cartes d'anniversaire écrites de la main appliquée de ma grand-mère, quelques jolies cartes postales, avec d'autres menues traces : tickets de spectacle, photos, sous-bocks...
Mais demain ? Les enfants, les adultes, les patients de demain, comment feront-ils sans ces papiers jaunis, sans cet accès irremplaçable à la pensée qui se cherche, se dessine, à l'émotion de l'écriture tracée de la main de celui ou de celle qui n'est plus là ? Plus de photos à l'ère du numérique, plus de lettres ou de mots doux à l'ère du mail et du SMS, est-ce que cela va modifier notre rapport à la mémoire ? A l'amour ? Au temps - celui de l'écriture, du voyage, de la réponse ?
Je me régale à l'idée de savourer l'énorme volume de la correspondance entre Albert Camus et Maria Casarès qui vient de m'être offert. Pas forcément dans l'ordre, pas forcément tout entier, mais comme une petite fenêtre sur deux êtres d'exception, un accès précieux à l'intimité quotidienne entre deux grands esprits - mais demain ? Est-ce qu'on publiera des échanges de mails ? Des romans SMS ? Des compilations de tweets ? Sérieusement, est-ce qu'on peut imaginer ces deux amoureux de la langue tweeter :-)?
30 décembre 2017
Les yeux ouverts
- Pourquoi je vous parle de regard Ariane Ascaride ? Parce que pour moi c'est central dans ce cinéma, les regards échangés, les regards à la dérobée, qu'est-ce qu'il y a de plus beau ?
- Mais parce que Robert sur un tournage il parle pas ! Il regarde, il nous regarde, on se regarde, on le regarde.
- Et ça c'est un acte de résistance parce qu'aujourd'hui vous avez remarqué, on ne se regarde plus ?
- Et ça c'est un acte de résistance parce qu'aujourd'hui vous avez remarqué, on ne se regarde plus ?
- Moi vous savez je finirai sur un banc quand je serai très vieille, je regarderai passer les gens. Parce qu'il n'y a que ça qui m'intéresse dans la vie, c'est regarder les gens.
Ariane Ascaride interviewée par Augustin Trapenard
Ariane Ascaride interviewée par Augustin Trapenard
Attrapé au vol dans les podcasts de Boomerang, un petit moment de douceur qui me va droit au coeur. Parce que je crois bien que moi, aussi, il n'y a que ça qui m'intéresse. J'irais bien rejoindre Ariane sur son banc.
29 décembre 2017
28 décembre 2017
Singin' in the Grand Palais
Alors cette année, il y a un tiercé gagnant Zingaro - Slava's Snow Show - Singin' in the rain. Qui met la barre très, très haut pour les années à venir ! Transplanter la troupe du Châtelet au Grand Palais, il fallait oser la démesure, prétendre à la perfection... défi relevé haut la main. Show millimétré, costumes somptueux - entre Chanel et Folies Bergères - artistes complets, décors incroyables, fluidité totale : les créateurs n'ont eu peur de rien, de la soirée Années folles aux claquettes et paillettes de Broadway - et tout était juste fabuleux. Un spectacle comme une bulle de champagne, dans un lieu d'exception - et partagé, c'est encore meilleur...
25 décembre 2017
Un Noël breton
Beau comme un livre d'images, avec des enfants presque sages, une grande cheminée, un beau sapin (roi des forêts), une messe de Noël, de bonnes choses à manger, des petites attentions pour chacun. Une halte un peu courte après une fin d'année bien chargée, mais quel plaisir de dormir si profondément - parce qu'enfin dans un espace où aucune responsabilité ne pèse, où il n'y a rien d'urgent à faire - juste être là, dans une atmosphère familiale et détendue.
Un des enfants me sert une coupe de champagne : les invités d'abord ! "Il n'y a pas d'invités ici, le reprend Tad, Lucile est chez elle". Touchée !
Un des enfants me sert une coupe de champagne : les invités d'abord ! "Il n'y a pas d'invités ici, le reprend Tad, Lucile est chez elle". Touchée !
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