...le cadeau caché de la liberté, pouvoir dire oui à ce qui s'ouvre, à fortiori quand c'est offert avec le coeur, dans une intimité de longue date. Sans attentes, sans promesses, juste savourer l'instant.
To care : j'aime ce mot, qui dit à la fois la précaution, l'attention, la responsabilité, le souci, l'importance, le soin. Care box : un néologisme pour quelque chose comme, boîte à attention (littéralement en anglais imaginaire, trousse de secours).
29 septembre 2012
27 septembre 2012
Ombres et lumières
Entre les lignes, il y a aussi la solitude - relative, et bien réelle à la fois, la préparation d'une requête de divorce qui me donne à vivre cette sensation de défaire, seule, ce que j'ai bâti toute ma vie d'adulte durant, les inquiétudes matérielles majeures indissociables de cette démarche, et un constat triste : ce travail de deuil n'est pas incompatible avec la joie, il n'ôte rien à mon désir de vivre ; mais il est incompatible avec la capacité à me projeter dans un avenir à deux, à vivre autrement qu'instant après instant.
25 septembre 2012
Satisfecit
Elsa : Moi je trouve que j'ai de la chance, les autres mamans elles sont plutôt "Oh comment ma chérie tu n'as pas fait tes devoirs mais ça ne va pas du tout comment c'est possible..." et toi tu es plutôt une maman "Good time" - clin d'oeil à la chanson que nous écoutons en boucle actuellement, en dansant comme des folles dans le salon ou en nous habillant toutes les deux le matin (ce qui ne m'empêche pas de garder un oeil sur le cahier de textes, d'ailleurs). Eh bien, ça m'a fait TRES plaisir.
Lapsus
Une patiente, ce matin : "Je voudrais avoir une machine à remonter le temps pour voir ce qui va se passer après." - c'est assez juste au demeurant, tant elle est prisonnière d'un passé qui n'en finit plus d'être présent. Un passé impossible et dont elle est pourtant nostalgique, parce qu'il était le temps de la non-responsabilité, un futur impensable parce que ce passé lui a si peu donné la possibilité d'obtenir les clés de sa propre vie...
19 septembre 2012
Les visiteurs du mercredi
Il est 11h, je décide qu'il est temps de sortir ma plus petite marmotte du lit :
- Il est l'or... Monsignore... il est temps de se lever, il est onze or...
- Il est l'or Monsignore, mais on est mercredor alors on dort ! me répond la Zaza de dessous sa couette.
Caustique Léo : Les profs de gym, ce qu'ils ont en plus, c'est des kilos, mais ce qu'ils ont en moins, c'est du cerveau !
Le même, que j'adore appeler encore mon bébé d'amooooour, m'informe : "Il n'y a plus de bébé ici ! Ou alors... (montrant son front de pré-ado en bourgeon)...il a une méga varicelle !"
- Il est l'or... Monsignore... il est temps de se lever, il est onze or...
- Il est l'or Monsignore, mais on est mercredor alors on dort ! me répond la Zaza de dessous sa couette.
Caustique Léo : Les profs de gym, ce qu'ils ont en plus, c'est des kilos, mais ce qu'ils ont en moins, c'est du cerveau !
Le même, que j'adore appeler encore mon bébé d'amooooour, m'informe : "Il n'y a plus de bébé ici ! Ou alors... (montrant son front de pré-ado en bourgeon)...il a une méga varicelle !"
18 septembre 2012
17 septembre 2012
09 septembre 2012
Entre les lignes
Un dîner express avec Theresa,
(échanger sur notre part de responsabilité dans la relation, et sur l'amitié qui ne doit pas toujours nous brosser dans le sens du poil, mais aussi nous rappeler à cela)
une après-midi hammam-jacuzzi,
(conversation sur nos besoins de nomadisme et de sécurité, cette envie grandissante de prendre le large ; si j'avais un voeu à faire aujourd'hui, et un seul, est-ce que ce serait d'avoir un toit à moi, ou de pouvoir naviguer autour du monde ?)
un pique-nique "amis-voisins-parents" au petit parc,
(que les couples de jeunes parents que nous étions il y a peu sont loin maintenant... quatre familles, deux mamans solo, un père en passe de le devenir, le dernier rivé à la souffrance de sa compagne ; ce qui n'a pas empêché le pique-nique d'être fort joyeux)
accueillir une copine de Za pour la nuit,
(être incapable de les réprimander, trop attendrie par les rires étouffés tard dans la soirée)
écouter en boucle des mélodies pour teenagers
(mais pas du tout innocentes : voir ici et aussi là)
buller au soleil à la piscine Joséphine-Baker avec mon "petit" frère,
(qui est désormais devenu un jeune adulte intéressant, et un oncle parisien pour Elsa et Léo)
un week-end à la campagne ou presque (avec Glee et Wii, tout de même),
(que du bonheur et de la gourmandise, et un ou deux passages nuageux, peut-être parce que David me manque davantage là qu'ailleurs)
découvrir qu'une milonga vient d'ouvrir à côté de la maison,
(esquisser quelques pas de tango avec le maître des lieux en sortant de supervision : un bonheur inattendu - y revenir quelques jours plus tard, pour danser une heure ou deux - finalement faire la fermeture)
recevoir la clé de mon bureau sur un campus mythique
(pile en phase avec mes envies d'ouverture sur le monde)
me régaler avec "Camille redouble"
(sa sensibilité à ce qui passe et ne reviendra plus, son appétit de vie...)
la vie est encore douce en ce temps de rentrée (et j'aime toujours à la lire entre les lignes).
07 septembre 2012
L'homme idéal 3.0
Un petit texte qui date de 2004... j'étais très en colère à ce qu'il semble :-). Aujourd'hui je reste probablement attirée par les mêmes... en mieux ! Avec un peu plus de distance, de souplesse, et d'humour, avec infiniment de tendresse aussi, pour l’autre et pour moi-même (à la relecture, il me semble qu'il y a quelques points par lesquels je pourrais me sentir concernée...)
Il est fragile, fragile, fragile… mais ne le montre pas (éventuellement n’en est pas conscient lui-même), ou bien le laisse subtilement deviner.
Qu’il soit fort en apparence, grognon au cœur tendre, ou grand blessé dissimulé dans un éclat de rire, il est fragile…
…et donne à qui veut la cultiver cette complète mais captivante illusion : être celle-qui-guérit, celle qui comprend, celle qui protège (variantes : celle avec qui ce sera différent, ou encore : celle qui saura l’émouvoir).
Sa fragilité (plus ou moins supposée) lui vaut toutes les indulgences : grossièreté, lâcheté, brutalité, négligence, goujaterie avérée, tout – ou presque – peut lui être pardonné. Bien mieux que cela : il n’en sera que plus aimé lorsqu’il fera patte de velours.
C’est un « bourreau des cœurs » : de ceux qui savent, au moins par instants, et parfois davantage, donner l’impression d’être unique, accueillie, écoutée, ou bien regardée comme jamais auparavant - devinée.
Il pose volontiers à l’homme idéal, invite l’autre à prendre également cette place ; il est bien entendu toujours déçu, nécessairement décevant.
Il n’est guère à l’aise avec les femmes, ni au clair avec sa propre sexualité ; quand bien même il serait convaincu du contraire, et persuasif…
Il caresse de grands rêves (mais se donne rarement les moyens de les réaliser), peut présenter diverses formes du syndrome de l’artiste maudit (velléités créatives de tous ordres, discours rebelle), ne dédaigne pas les conduites à risques et les transgressions plus ou moins mineures.
Il se caractérise par son immaturité affective, son incapacité à s’engager, et d’une façon générale, sa difficulté à faire des choix, ainsi qu’à les argumenter et à les maintenir.
Il se met aussi répétitivement qu’inconsciemment en situation de faire souffrir l’autre, idéalement les autres, et d’être malmené en retour… ce qui lui laisse le bénéfice supplémentaire de se poser en victime, tout en justifiant son agressivité.
Il est intelligent, manipulateur, volontiers cynique, mais non dépourvu pour autant de naïveté.
Il peut être à l’aise avec la parole… aussi longtemps qu’elle ne l’engage pas personnellement, ou tout au moins qu’elle ne l’amène pas à la confrontation. Si celle-ci s’impose à lui, il prend la fuite. Le silence lui va bien ; il accroît son mystère…
Il s’autorise parfois un bref retour, le temps de vérifier qu’il est toujours adulé… et disparaît à nouveau lorsqu’il en est convaincu.
Il est nécessairement inaccessible (surbooké professionnellement, marié, homosexuel… toutes les variantes sont possibles).
Bref, il est… irrésistible.
01 septembre 2012
Voulez-vous ..?

Peut-être parce qu'il ne faut pas laisser perdre une occasion de faire la fête, ni une occasion de dire à ceux qu'on aime qu'on les aime, peut-être parce qu'il faut des rites, comme dit le Renard du Petit Prince, nous avons conspiré quelques semaines à l'organisation d'un Ahurissant ABBA Anniversaire-surprise... (et nous avons je crois Amplement mérité notre triple A - un peu d'Auto-satisfaction - ainsi que d'Auto-dérision..? - ça ne fait pas de mal, de temps en temps). Le lieu (la boîte privée d'une invraisemblable villa californienne dans l'Essonne), les amis (venus de loin parfois, dans l'espace ou dans le temps), le champagne, la danse, nos mômes fous de joie... et, last but not least, les costumes - mais pourquoi je ne peux pas être habillée comme ça tout le temps ???
Entre les lignes il y a - nos histoires de vie à tous, et leurs lignes de fracture ; ces amis de longue date, témoins des joies et des peines, ceux qui ne sont plus là, et ceux qui sont là autrement... il ne s'agit pas de gommer les failles, mais de célébrer la vie. Je me réjouis que mes enfants soient en contact avec notre famille de coeur, m'aient vu danser avec leur père, intègrent la possibilité de faire vraiment la fête tout en restant sur un mode sain et safe... Et si les bleus au coeur n'ont pas manqué ces derniers temps, je suis heureuse d'avoir retrouvé intacte ma joie de danser.
Entre les lignes il y a - nos histoires de vie à tous, et leurs lignes de fracture ; ces amis de longue date, témoins des joies et des peines, ceux qui ne sont plus là, et ceux qui sont là autrement... il ne s'agit pas de gommer les failles, mais de célébrer la vie. Je me réjouis que mes enfants soient en contact avec notre famille de coeur, m'aient vu danser avec leur père, intègrent la possibilité de faire vraiment la fête tout en restant sur un mode sain et safe... Et si les bleus au coeur n'ont pas manqué ces derniers temps, je suis heureuse d'avoir retrouvé intacte ma joie de danser.
27 août 2012
Baby or not baby
Les retours de vacances au Planning familial, ce sont aussi invariablement les entretiens pré-IVG qui se multiplient ; je plaisante parfois sur les retombées prévisibles des amours de vacances, mais je sais que la vérité est ailleurs - dans la singularité de chaque histoire.
Dans les arrêts de contraception sauvages qui se cachent parfois derrière un soi-disant avis médical, une contre-indication imaginaire ; dans l'ambivalence par rapport à un désir de grossesse plus ou moins identifié qui amène à refuser toutes les options disponibles ; dans les aléas des relations humaines et de la question de la perte - il y a tant de grossesses dites accidentelles qui surviennent dans des contextes de rupture imminente ou effective, de deuils symboliques ou réels...
Dans cette seule semaine, j'ai vu deux copines adolescentes venues réclamer "un test de fertilité" - paradoxalement inquiètes que leurs prises de risques n'aient pas porté leurs fruits. Contraception renégociée pour l'une, mais je n'exclus que pas que l'autre aie besoin de se confronter à la réalité d'une grossesse "pour (sa)voir"... (et quelle sera alors la part de leur lien, dans cette course à la maternité ?)
Une étudiante enceinte essentiellement préoccupée de ne pas avoir à annuler sa fête d'anniversaire à cause de ses démarches IVG - j'ai appris à ne pas bousculer cette légèreté apparente...
Et cette très jeune femme, venue avec un enfant de dix-huit mois probablement non désiré également, relation mère-enfant manifestement pathologique, et qui m'a littéralement claqué la porte au nez quand je lui ai expliqué que non, nous ne la laisserions pas avorter seule, chez elle, avec ce premier enfant pour seule compagnie. Je la crois, lorsqu'elle nomme son isolement absolu et sa précarité ; mais je m'interroge sur ce "non-choix" délirant, trouver des solutions pour que son enfant soit accueilli le temps d'une matinée d'hospitalisation, ou garder cette nouvelle grossesse - qu'elle n'a par ailleurs rien fait pour éviter. Nous aurions pu trouver des solutions ensemble, si elle n'avait pas préféré me faire porter la responsabilité de l'abandon de son projet d'IVG - évidemment la question n'est pas là, mais sans doute adressée au père de l'enfant, et derrière lui, à quelle autre figure ?
PS : Elle est revenue... elle s'est apaisée. Et organisée.
J'ai aussi revu, plus d'un an après, cette autre qui s'est à nouveau mise en situation de... ne pas choisir l'enfant en elle - même inconscience manifeste, même inconscient en oeuvre ; une histoire bouleversante - celle d'une impossible séparation, dé-confusion d'avec une inconsolable figure maternelle, qu'il lui aura donc fallu remettre en scène... La grossesse est survenue dans un temps où elle avait brièvement quitté le domicile familial suite à de nouveaux et violents conflits - un temps de rupture, donc.
Cette jeune fille faussement mûrie, infiniment fragile, et pour qui les adultes semblent si peu un recours, je suis touchée qu'elle ait repris rendez-vous - (je suis revenue, parce que je savais que c'était vous, a-t-elle dit) - dans l'espoir de pouvoir reprendre et peut-être cette fois transformer ce lien mortifère dans lequel elle est prise ?
Une étudiante enceinte essentiellement préoccupée de ne pas avoir à annuler sa fête d'anniversaire à cause de ses démarches IVG - j'ai appris à ne pas bousculer cette légèreté apparente...
Et cette très jeune femme, venue avec un enfant de dix-huit mois probablement non désiré également, relation mère-enfant manifestement pathologique, et qui m'a littéralement claqué la porte au nez quand je lui ai expliqué que non, nous ne la laisserions pas avorter seule, chez elle, avec ce premier enfant pour seule compagnie. Je la crois, lorsqu'elle nomme son isolement absolu et sa précarité ; mais je m'interroge sur ce "non-choix" délirant, trouver des solutions pour que son enfant soit accueilli le temps d'une matinée d'hospitalisation, ou garder cette nouvelle grossesse - qu'elle n'a par ailleurs rien fait pour éviter. Nous aurions pu trouver des solutions ensemble, si elle n'avait pas préféré me faire porter la responsabilité de l'abandon de son projet d'IVG - évidemment la question n'est pas là, mais sans doute adressée au père de l'enfant, et derrière lui, à quelle autre figure ?
PS : Elle est revenue... elle s'est apaisée. Et organisée.
J'ai aussi revu, plus d'un an après, cette autre qui s'est à nouveau mise en situation de... ne pas choisir l'enfant en elle - même inconscience manifeste, même inconscient en oeuvre ; une histoire bouleversante - celle d'une impossible séparation, dé-confusion d'avec une inconsolable figure maternelle, qu'il lui aura donc fallu remettre en scène... La grossesse est survenue dans un temps où elle avait brièvement quitté le domicile familial suite à de nouveaux et violents conflits - un temps de rupture, donc.
Cette jeune fille faussement mûrie, infiniment fragile, et pour qui les adultes semblent si peu un recours, je suis touchée qu'elle ait repris rendez-vous - (je suis revenue, parce que je savais que c'était vous, a-t-elle dit) - dans l'espoir de pouvoir reprendre et peut-être cette fois transformer ce lien mortifère dans lequel elle est prise ?
25 août 2012
Un Américain à Paris
Drôle d'expérience parfois que cette intimité subite consécutive à l'accueil des CouchSurfeurs - un(e) inconnu(e) partage votre salle de bains et vos petits déjeuners... et pourtant à ce jour, il n'y aura eu que de "bonnes pioches" ! Le dernier en date, un New-Yorkais professeur de littérature de retour d'un long séjour en Inde, avec qui échanger sur les choix de vie (something about vanilla and chocolate ;-))), les livres, le cinéma, les relations hommes-femmes, les nuances de chaque langue et les décalages culturels.
Je l'ai entraîné voir l'expo Wolinski à la BnF - un petit échantillon de l'esprit français des années 70 (que j'ai trouvé incroyablement trash pour certains dessins, et que lui a très justement rapproché de Robert Crumb), il m'a fait découvrir La Dame de Shangaï dans un petit ciné du quartier latin et redonné envie de lire Kerouac : un échange de bons procédés, donc... Sur le chemin du retour, nous avons croisé des passionnés d'histoire en uniformes (français) avec leurs jeeps américaines, anniversaire de la Libération de Paris oblige - drôle de coïncidence, j'attends avec impatience la photo de nous prise dans un side-car d'époque.
Vu aussi cette semaine : un petit moment de poésie à la gare Montparnasse, deux cantatrices et un piano au beau milieu des voyageurs pressés, Du vent dans mes mollets, petit film tendre et corrosif sur les années 80, et l'expo Alice Springs à la Maison Européenne de la Photographie - somptueux portraits en noir et blanc, chargés d'humanité.
17 août 2012
Marine
...c'est le prénom que je rêvais de porter quand j'étais enfant, c'est aussi une mythologie dans lequel mon grand-père maternel m'a fait baigner, lui qui n'a pourtant été marin que le temps de ses années de guerre. C'est une affinité inexplicable, un souvenir indélébile, et, ces temps-ci, une évidence : mettre les voiles, être seule à la barre, que pourrais-je rêver de mieux à ce jour ?
L'école de voile des Glénans, on en retrouve aussi la trace dans mon histoire familiale, amicale, et amoureuse... La question s'est posée pour cet été - repartir accompagnée, ou apprendre à être autonome ? J'ai choisi l'autonomie (enfin, la première marche :-) - un B.A. BA...). Et je ne l'ai pas regretté.
Petit best of : des monos passionnés et munis d'un solide sens de l'humour (il valait mieux !), un bon fou-rire après deux remarquables hommes à la mer, une progression nettement plus rapide que ce que j'avais imaginé (finalement, cata, dériveur et char à voile m'ont laissé quelques souvenirs), des baignades au mouillage, danser le rock pieds nus sous les pins et la valse dans la cuisine en fin de bordée, de belles complicités dans un groupe dont les âges s'échelonnaient entre 18 et... 57 ans, dormir à la belle étoile (filante !) sur le trampoline des catamarans, rêver en les voyant filer comme de grands oiseaux sur l'étang, une mini-régate par... non-vent il faut bien le reconnaître (nous avons sérieusement envisagé la propulsion avec des palmes ;-))), de jolies rencontres (dans l'esprit de mes CouchSurfeurs : des voyageurs dans l'âme, des humains qui voient la vie autrement...), une vie (très) collective qui pour moi n'est pas un poids mais un plus ! Préparer un risotto pour 25, je n'avais encore jamais fait... mais j'aime beaucoup cette idée d'une co-responsabilité, pour le quotidien, le matériel ou la sécurité des uns et des autres. Bref, suis arrivée déjà séduite et repartie absolument conquise - et je n'ai plus qu'une envie, celle de mettre à nouveau les voiles...
Petit best of : des monos passionnés et munis d'un solide sens de l'humour (il valait mieux !), un bon fou-rire après deux remarquables hommes à la mer, une progression nettement plus rapide que ce que j'avais imaginé (finalement, cata, dériveur et char à voile m'ont laissé quelques souvenirs), des baignades au mouillage, danser le rock pieds nus sous les pins et la valse dans la cuisine en fin de bordée, de belles complicités dans un groupe dont les âges s'échelonnaient entre 18 et... 57 ans, dormir à la belle étoile (filante !) sur le trampoline des catamarans, rêver en les voyant filer comme de grands oiseaux sur l'étang, une mini-régate par... non-vent il faut bien le reconnaître (nous avons sérieusement envisagé la propulsion avec des palmes ;-))), de jolies rencontres (dans l'esprit de mes CouchSurfeurs : des voyageurs dans l'âme, des humains qui voient la vie autrement...), une vie (très) collective qui pour moi n'est pas un poids mais un plus ! Préparer un risotto pour 25, je n'avais encore jamais fait... mais j'aime beaucoup cette idée d'une co-responsabilité, pour le quotidien, le matériel ou la sécurité des uns et des autres. Bref, suis arrivée déjà séduite et repartie absolument conquise - et je n'ai plus qu'une envie, celle de mettre à nouveau les voiles...
...
Je t'ai croisé quand je cherchais un homme à pleurer
Comme on ne pleure qu'en rêve
Une douleur lumineuse, la perte d'un possible resté intact
Hors de l'usure du temps et de la réalité du monde
- la perte de celui-là qui était autrefois un homme à venir
De celui qui serait le compagnon d'une vie
Et le père des enfants que je n'avais pas encore ?
Je t'ai croisé quand je cherchais un homme à vouloir
Comme on ne désire qu'en rêve
Ou peut-être au seuil de l'adolescence
Une obsession douce, un délire à bas bruit
Qui soudain prendrait corps et visage
Pour y déposer quelque chose de plus grand que lui-même
Un désir comme une délicieuse douleur
Qui laisserait au ventre une brûlure insatiable
Mais rendrait à une imprévisible virginité
Je t'ai croisé quand je cherchais un homme à guérir
Comme on ne peut guérir qu'en rêve
Parce que c'est toujours la faille en l'autre qui m'appelle
Même et surtout lorsqu'il l'ignore
Et parce qu'il me fallait aussi traverser
Pour me remettre au monde
Accepter de recevoir et de laisser partir
Dans le même mouvement
Ne rien garder que la vie, et remercier
Je t'ai croisé quand je cherchais un homme à aimer
Comme on ne peut aimer qu'en rêve
Celui qui me désarmerait sans un geste
Et me rendrait à la nudité de l'enfance
Enchanteur malgré lui, féroce à son insu
Inconscient pas de deux...
Un homme du passage, qui me tendrait la main
Mais pour mieux disparaître - une étoile filante.
A toi, à moi et à toutes les autres !
Les miss Mojito
Mères et femmes éternelles, un vent de liberté souffle sur nos têtes - funambules aux racines profondes, équilibristes tissant milles filets invisibles, attentives, soucieuses... Libres comme l'air et liées pourtant. Faut-il se sentir aimée, pour voler sans oublier la terre, ne pas perdre les sens, le haut et le bas, upside down. Ne pas foncer dans le soleil...
Lalie
Les oiseaux ont eux aussi le vertige (Camille).
11 août 2012
07 août 2012
Quelques sources d'inspiration
Here's to the crazy ones, the misfits, the rebels, the troublemakers, the round pegs in the square holes... the ones who see things differently -- they're not fond of rules... You can quote them, disagree with them, glorify or vilify them, but the only thing you can't do is ignore them because they change things... they push the human race forward, and while some may see them as the crazy ones, we see genius, because the ones who are crazy enough to think that they can change the world, are the ones who do.
What is a journey ? A journey is not a trip.It is not a vacation. It's a process. A discovery. A process of self-discovery. A journey brings us face to face with ourselves. A journeys shows us not only the world, but how we fit in. Does the person create the journey, or does the journey create the person ? The journey is life itself. Where will life take you ?
***********************************************
Lorsque vous contestez la réalité, vous perdez. Mais seulement à 100%.
Soit vous croyez vos pensées, soit vous les questionnez. Il n'y a pas d'autre choix.
Le pardon c'est réaliser que ce que nous pensions être arrivé, ne l'est pas.
Comment puis-je savoir que je n'ai pas besoin de ce que je veux ? Je ne l'ai pas.
Je ne lâche pas mes concepts - je les questionne. Ensuite ce sont eux qui me lâchent.
La réalité est toujours plus bienveillante que l'histoire que nous nous racontons à son sujet.
Si j'avais une prière, ce serait : "Dieu, libère-moi du désir d'amour, d'approbation et d'appréciation, Amen."
Byron Katie
05 août 2012
Love at first sight
En m'inscrivant sur CS, j'espérais à la fois faire de belles rencontres et mettre en oeuvre les valeurs d'accueil et d'échange qui sont les miennes (et mon intime conviction que 1. plus l'on donne, et plus l'on reçoit et 2. prendre le risque de faire confiance, c'est essentiellement prendre le risque d'être heureux, et stupéfait que la vie et les êtres soient si simplement généreux). Ce que j'espérais aussi, c'est que ces rencontres soient inspirantes, viennent nourrir ma capacité d'imaginer une vie différente, ouverte à tous les possibles.
Ma dernière expérience... est juste au-delà de mes rêves. Une fantastique famille de l'Arizona voyageant pour un an autour du monde, ouverte, chaleureuse - je dois dire que j'ai eu une espèce de coup de foudre pour toute la famille et notamment pour Bridget - thérapeute transpersonnelle et femme solaire. Nous avons eu de très beaux échanges, et voir comment nos enfants ont trouvé des moyens de partager au-delà de la barrière de la langue a été un pur bonheur... voir Elsa expérimenter l'acro yoga aussi.
Je les ai emmenés voir les Nymphéas à l'Orangerie, nous sommes restés dans la continuité de cette expérience contemplative et poétique avec l'exposition "Vu de ma fenêtre" d'Ahae - incroyable travail de deux années dans une démarche assez proche celle de Monet - changements de saison et de lumière, attention aux détails et à la nature - scénographie apaisante, un peu comme une balade dans un livre de haïkus. Les enfants s'en sont aussi donné à coeur joie dans les manèges des Tuileries...
Je les ai emmenés voir les Nymphéas à l'Orangerie, nous sommes restés dans la continuité de cette expérience contemplative et poétique avec l'exposition "Vu de ma fenêtre" d'Ahae - incroyable travail de deux années dans une démarche assez proche celle de Monet - changements de saison et de lumière, attention aux détails et à la nature - scénographie apaisante, un peu comme une balade dans un livre de haïkus. Les enfants s'en sont aussi donné à coeur joie dans les manèges des Tuileries...
Le lendemain, j'ai fait découvrir à Bridget la Grande Bibliothèque, la passerelle Simone de Beauvoir et le parc de Bercy - l'occasion de nouveaux échanges à coeur ouvert (sur la colère, sur les croyances - quelques pistes ici). Peut-être ce que j'en retiens de plus important est son invitation, après tout ces mois durant lesquels j'ai avancé sans reprendre mon souffle, à réapprendre à recevoir, baisser ma garde, accepter ma propre fragilité...
30 juillet 2012
El ultìmo dìa
Pour terminer en beauté, nous avons quitté la ville et pris le train pour Sitges, délicieuse petite station balnéaire branchée, festive et gay-friendly - je ne suis jamais allée à Ibiza mais j'imagine l'ambiance un peu comme ça... à l'arrivée, un petit bar à tapas (recommandation du Routard, qui ne nous aura donné que des bons conseils), arrosés d'un verre de Rioja, et une magnifique journée sur une vraie plage aux eaux transparentes.
Les enfants s'en sont donné à coeur joie, et nous sommes restés pour pique-niquer sur le sable à la nuit tombante - l'occasion de leur faire découvrir que ces baignades-là, quand la plage se vide, que l'eau est tiède et que le ciel vire au violet - avec le soleil qui descend et la lune qui apparaît - ont un charme fou. Un moment de pur bonheur, où j'ai oublié tout ce qui n'était pas l'instant présent - un temps de plénitude. Nous sommes rentrés tard, épuisés, et heureux.
Les enfants s'en sont donné à coeur joie, et nous sommes restés pour pique-niquer sur le sable à la nuit tombante - l'occasion de leur faire découvrir que ces baignades-là, quand la plage se vide, que l'eau est tiède et que le ciel vire au violet - avec le soleil qui descend et la lune qui apparaît - ont un charme fou. Un moment de pur bonheur, où j'ai oublié tout ce qui n'était pas l'instant présent - un temps de plénitude. Nous sommes rentrés tard, épuisés, et heureux.
29 juillet 2012
Barcelona sì !
C'est une de mes grandes fiertés de l'année - moi qui appréhendais ce premier été seule avec les enfants et plus les mêmes moyens - leur offrir tout de même deux semaines de rêve - un immense appartement en plein coeur de Barcelone, la plage au bout de notre ligne de bus et toute la vie culturelle de la ville accessible à pied. Pour le prix des billets d'avion, et c'est tout - merci encore à cette merveilleuse idée qu'est le troc de maisons.
Nous avons poursuivi notre parcours Gaudì entamé il y a deux ans avec la Casà Battlò, à travers la Sagrada Familia et la Pedrera, ainsi que le Parc Güell.Visité la fondation Mirò et le Musèu de la Xocolata, les parcs de la Ciutadella et de Montjuïc (en prenant le funiculaire pour monter jusqu'au fort, et en redescendant par les jardins), admiré le son et lumière des Fonts Magicà (voir ci-dessous). Profité des plages presque chaque jour, et passé deux jours dans un parc aquatique extérieur à côté duquel notre Aquaboulevard aurait presque l'air d'une piscine municipale. Vu les danseurs de sardane devant la cathédrale, et fait quelques emplettes au marché aux timbres et aux monnaies Plaça Reial. Et, bien sûr, nous nous sommes perdus des dizaines de fois dans les ruelles du Barrì Gotic, du Born et du Raval.Observer, dix fois, vingt fois par jour, la complicité des enfants, leur joie dans les vagues, dans les rues, dans les parcs.
Savourer de vrais temps d'intimité avec chacun au moment du coucher, une qualité de parole qu'il faudrait cultiver de retour à Paris, malgré la fatigue et la disponibilité forcément moindre... Mes moments préférés, peut-être.
Déguster des bières au bien-nommé Belchica, point de rencontre de Couch-Surfeurs francophones juste sous nos fenêtres.
Me lever tôt et lire dans le jardin d'hiver - élu pièce favorite de toute la famille - Just Kids, de Patti Smith, qui m'a beaucoup touchée alors que je ne connaissais rien de son univers - ai regardé un peu le travail de Mapplethorpe depuis, et le Club des incorrigibles optimistes, bon roman d'été mais pas inoubliable malgré son excellent titre !
Déjeuner chez un adorable couple italo-belge rencontré aussi sur CS - globe-trotters aussi - j'adore que les enfants soient en contact avec des humains curieux, ouverts et voyageurs... et leur transmettre implicitement le message que tous les choix de vie sont possibles.
Les voir suivre consciencieusement les explications de l'audioguide et en redemander. Leur donner un maximum de clés historiques et culturelles - quand je les avais ! M'étonner silencieusement que jamais ils n'aient protesté à propos des visites ou de la marche (et nous avons beaucoup crapahuté). Sourire. Des années de boulot ;-), pour ce bonheur : aujourd'hui cela va de soi.
Leur faire découvrir Skype pour la première fois (la claque !) et bavarder avec Ghislaine au Mexique et Tokunbo en Norvège - magique !
M'ouvrir une bière fraîche laissée à cette intention par Ronan venu nous rejoindre un week-end.
Entendre Elsa dire, Maman, c'est comme une machine à chansons, il suffit que tu chantes le début et hop, elle continue... (et chanter en choeur - Dalida, des chansons de Disney, Piaf, Jamait, la Grande Sophie, ABBA... et même Sexion d'assaut !!!)
Rédiger ce billet avec un *** de clavier espagnol qui transforme mes a en q, ne connaît pas les accents mais veut bien des ò et des ì ainsi que des ñ... ce qui fait finalement partie du plaisir !
Nous sommes à deux jours de la fin. Et je crois que je peux dire que j'ai gagné mon pari.
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