14 février 2014

Various Valentine Views

I am glad at least in my life i found someone
That may not be here forever to see me through,
But i found strength in you,
I only pray that i have shown you a brighter day,
Because that's all that i am living for, you see,
Don't worry what happens to me.

(You and I)


Jell-Oo à la Dame de Canton

11 février 2014

Prendre de la hauteur

Sous le Ciel de Paris s'envole une chanson, mmh mmh...

09 février 2014

Yogi-Nid ;-)

...ou une raison supplémentaire de croire que nous rencontrons les bonnes personnes au bon moment.

Je ne sais pas si c'est le yoga en lui-même (mais de session en session je me surprends à me délier davantage, à penser à respirer et à me détendre aussi entre les séances), le lieu (un appart haussmannien lumineux, chaleureux le soir et lumineux en matinée), les musiques (et notamment les bienfaisantes vibrations des bols tibétains), ou la personnalité de notre enseignant - bien sûr, c'est cela : un humain vivant, tranquille, aligné - cohérent avec le message qu'il délivre - et multi-référentiel (définitivement vaccinée contre toute forme de pensée unique, j'adore ces explorateurs de nos possibles).

Mais je sais que ce chemin m'amène doucement, tranquillement, à me recentrer dans cette période de transition. Que j'y vois une cohérence, une confluence avec la méditation (merci, Céline ;-)), la psychothérapie, l'ostéopathie. Une route balisée par mes belles rencontres CouchSurfing : est-ce un hasard si Sitara, Theresa, Victor pratiquent voire enseignent le yoga ? Un antidote à mes journées "trop dans la tête", aux émotions et aux angoisses absorbés, transformés, restitués à mes patients jour après jour (et qui affectent pourtant aussi mon corps). Une réconciliation avec l’espace spirituel, aussi.

01 février 2014

Douceur

Je me sens capable, chaque jour de ma vie, de permettre aux instants de douceur et de bonheur de prendre place en moi, de se répandre dans mon corps, de caresser mon coeur, de me rendre plus fort, de me nourrir, et de me marquer, au plus profond de moi, pour toujours. Pour toujours.

Christophe André

31 janvier 2014

Just kids

Léo : J'ai trois heures de trou dans mon emploi du temps, je peux venir ?
LuLu : Of course !
Léo : Et ramener des copains :-)?
LuLu : OK but no drugs no sex and no rock and roll !
Léo : Alors à quoi ça sert que je ramène des copains ? ;-) OK promis :-)!

25 janvier 2014

...elle a tout d'une grande !

...cette petite Mémé, à qui j'ai fait découvrir ce week-end les jardins du Palais-Royal (les robes vintage de Didier Ludot : Ah, ça c'est mon époque ! et le charme vénéneux du parfumeur Serge Lutens), la Galerie Vivienne et les scones de l'A Priori Thé, et le soir, le quinoa et l'humour un brin mélancolique de Miss Daisy et son chauffeur. En échange, elle nous a fait de la bonne soupe maison avec les légumes du marché, et nous avons joyeusement vidé et rangé deux de mes placards - un de ses sports préférés. Ah, elle a aussi pris une leçon de portable - elle a voulu un tactile, mais rame un peu... Ceci dit, je suis très fière : Mémé, 88 ans, envoie des SMS (en langage fonétik), prend seule le train et le métro avec son Navigo - et n'a rien perdu de son sens de l'humour. Si je pouvais vieillir comme ça !

22 janvier 2014

Le quart d'heure des zouzous

C'est le quart d'heure de folie du chat : Chamade traverse l'appartement en flèche, grimpe aux rideaux, etc. 
Elsa : Elle est en mode happy cat !

Marc est hospitalisé pour un problème au genou. Question de Za : Il a été opéré sous amnésie générale ??? (Réponse de l'intéressé : Je ne ne peux pas répondre à ta fille, je ne me souviens plus...)

Au petit déjeuner, nous parlons des Jobsons, actuellement au Kenya : éléphants, singes, zèbres... Zaza, pensive : Ce serait pratique si on pouvait dresser les girafes pour faire des travaux... Léo : Oui, ça ferait une grue bio !

Lulu parle de Big Fish : C'est un film de Tim Burton, mais sans les côtés sombres ! Léo : Ah, c'est un film en rien et blanc alors...

Pour une fois, Elsa ne parle pas à table. Léo : C'est bien quand elle a la bouche pleine... dommage qu'elle mange si peu de trucs !

18 janvier 2014

La vie douce

Vingt-quatre heures.
Et après ?
Et après je ne sais pas.
Mais en attendant, hammam, massage, champagne et feu de bois dans la cheminée.
Au présent. 

15 janvier 2014

Chagrin d'amour

...après plus de deux ans ? Après avoir vécu entre temps nombre de beaux moments ? Indépendamment du rêve brisé, de la répétition familiale, des angoisses quant à la précarité affective et matérielle, et des labyrinthes juridiques (ce qui fournit pourtant déjà amplement matière à pleurer) ? Un vrai chagrin d'amour, avec le manque, les larmes, le vide, l'espoir absurde, la mémoire sélective, l'incrédulité face à l'évidence ?

Si on me l'avait dit, je n'y aurais pas cru...

Hier en revenant de la médiation, j'aurais tout donné pour rentrer "à la maison" - à la maison, c'est-à-dire là où sont David et nos enfants. 

07 janvier 2014

En mémoire

Chère Mammie,

Cela faisait quelques temps déjà que tu étais partie habiter une autre planète – comme si tu avais décidé, à la mort de Papi, de laisser les souvenirs disparaître un à un de ta mémoire, comme si la réalité avait progressivement cessé d’avoir un sens pour toi.

Tu ne te souvenais plus de rien, mais nous, nous nous souvenons. Il y aurait de multiples souvenirs à partager pour évoquer cette femme que tu étais, qui a traversé presque un siècle ; mais j’ai choisi de retenir deux histoires que tu m’as toi-même racontées.

Il était une fois une petite fille de treize ans dont le monde s’était effondré à la mort de son père, bien des années après que les gaz des tranchées de la première guerre mondiale lui aient brûlé les poumons.

Il était une fois la même jeune fille à quinze ans, éblouie par une simple paire de souliers dans une vitrine, une paire de souliers de daim gris, que sa mère lui offrit le soir même. Pas parce qu’elle était une enfant gâtée, mais comme une revanche sur la vie qu’elle n’avait pas eue, sur la famille défaite par le deuil, les études empêchées, les rêves brisés.

Je les imagine comme si je les avais vues, ces chaussures de daim gris : élégantes, coûteuses, sûrement bien trop femme pour la jeune fille de quinze ans, bien trop fines pour la petite ville de province, un rêve de chaussures pour aller danser, pour voler au-dessus des pavés, insouciante et légère. 

La jeune fille a eu cette année 92 ans ; elle a gardé longtemps le goût des belles choses, celui des bonnes choses aussi ! et celui de la danse, et celui du chant – j’aurai si souvent entendu mes grands-mères chanter. Elle a eu aussi bien des paires de chaussures très élégantes dans sa vie…

…mais ce que je retiens du jour où tu m’as raconté cette histoire, c’est l’émotion intacte avec laquelle tu m’as parlé de la gaieté et de l’amour de ta mère, de sa décision de choisir la vie. Ces dernières années, de temps à autres une petite fenêtre s’ouvrait, et tu racontais…

Un jour, tu as évoqué la mort de ta propre-grand-mère, à Noël, dans votre maison, et la religieuse qui a empêché ta mère de retirer tes souliers d’enfant – encore une histoire de souliers ! – de devant la cheminée. Pour que l’enfant que tu étais ne soit pas privée de fête, pour que la mort n’empêche pas la vie, pour que la peine n’annule pas la joie. Aujourd’hui, c’est ce que je te souhaite, et c’est ce que je nous souhaite, aussi.

03 janvier 2014

Guardian angels

I'm very spiritual. In that sense this has been an eye opening trip for me. My beliefs are that there is a God, I don't know what name he goes by. Jesus, Allah, who knows. He wants us to love each other as people, religion gets in the way of that, sometimes. God is in the people we have met, that accept us just as we are, that care for us as if we are part of their family. We are all his angels, and he puts us where he needs us to help someone. This has happened to me and for me. Some things could have no other explanation. It's happened to me several times on this trip already.

Halo

02 janvier 2014

Y a plus d'enfants

Les ados papotent tranquillement entre eux.
Lulu, taquine : - C'est quoi ce trafic ?
Marguerite : Ben, du trafic de drogue, pourquoi ?
Léo : Y nous reste un joint, si tu veux...

Marion dit : Il y a toujours assez de bleu dans le ciel pour faire une culotte à un papillon. (Intéressante version de Every cloud has a silverline...). Assise sur le trône, Zaza médite à voix haute : Ou assez de bleu pour faire une culotte à Dieu... ça dépend des jours ! Quoique, si Dieu est invisible, et que la culotte est bleue, on ne la verra pas... C'est difficile, de s'imaginer Dieu, non ? Certes... (j'aime bien les questions métaphysiques de ma fille - qui a décidément l'art de choisir le lieu et le moment !)

Cette année aussi, Marion nous a préparé un joli calendrier de l'Avent. L'année passée, j'avais suggéré un calendrier de l'après. Et cette année, Zaza nous propose... un calendrier de la vie !

01 janvier 2014

Le plat pays


Lulu,
Nous sommes rentrées si vite, happées à nouveau par le quotidien ou les sales circonstances de la vie.
Ce que je voulais juste te dire, c'est que pour cette année qui s'annonce, il faudra se souvenir, que quoiqu'il arrive, nous savons toi et moi créer de beaux moments pour nous et nos enfants. 
Nous avons ce talent-là, quelle chance !!!
Marion

Yep. C'était chouette, ces quelques jours dans une jolie maison au bord de la Mer du Nord, la découverte du cerf-volant et le patin à glace, Bruges illuminée, le champagne du réveillon, bouquiner bien au chaud, manger des gaufres, entendre les rires des enfants. Une année qui commence sous le signe du voyage et de l'amitié, ça me paraît un excellent début !

31 décembre 2013

When you wish upon a star

Les "astres" ne me contredisent pas, alors ! Voilà de beaux trigones :
 
- Alors, que te souhaiter ? Des nouveaux champs d'actions, envie de vivre et d'aimer avec passion : voyage, aventure ou changement, que tes affaires peuvent bénéficier de relations ou de protections utiles, épanouissement artistique, tout ce qui touche à la chance, et à l'imagination est favorisé, apporte des amours heureuses, ou de très agréables amitiés.

YoYo, qui lit dans les étoiles

30 décembre 2013

Do you know ?

Do you know where you're going to ?
Do you like the things that life is showing you ?
Where are you going to ?
Do you know ?
Do you get what you're hoping for ?
When you look behind you there's no open door
What are you hoping for ?
Do you know ?

Once we were standing still in time
Chasing the fantasies that filled our minds
You knew how I loved you, but my spirit was free
Laughing at the questions that you once asked of me

Do you know where you're going to ?
Do you like the things that life is showing you ?
Where are you going to ?
Do you know ?

Now looking back at all we've had
We let so many dreams just slip through our hands
Why must we wait so long before we see
How sad the answers to those questions can be?

Do you know where you're going to ?
Do you like the things that life is showing you ?
Where are you going to ?
Do you know ?
Do you get what you're hoping for ?
When you look behind you there's no open door
What are you hoping for ?
Do you know ?

24 décembre 2013

Un miracle exténuant





Voilà. Malgré les tempêtes passées et à venir, nous l'avons fait - un îlot de paix et d'amour, un miracle provisoire, fragile. "Exposé, comme tout ce qui compte." (Andrée Chédid)

21 décembre 2013

Echappée Belle


20 décembre 2013

Bien vu !


I wish I am

Ce que je peux te dire : tu es une "GRANDE" dans tous les termes de ce mot mais en ayant gardé le goût de l'enfance, je dirai, ce côté délicat, aventureux, merveilleux de l'enfance. Et, en plus, en ayant pris le soin d'être d'une extrême "INDÉPENDANCE", aventureuse de pensée et d'action, en fait, "Ton Moteur". (...)

Ne prends pas le risque d'être pour Noël en larmes, tes pioupious ont besoin de leur Maman responsable et accueillante.......même si tu as quelques larmes enfouies dans ton cœur.......et de leur Papa, tous ensemble.

YoYo

Beyond words

 Sans commentaires...

14 décembre 2013

Party Girls

 
 Sur une idée originale de la Zaza, ou comment ne pas se laisser démoraliser un soir de Décembre : se faire une soirée filles. Toutes les deux. Danser. Faire les folles. Boire (euh, la mère, seulement !). Se déguiser. Se faire des confidences. Regarder Pretty Woman. Pour la scène de shopping. Et le lendemain, Tout le monde dit I love you. Pour les mannequins qui dansent, et Goldie Hawn qui plane sur les quais de la Seine illuminés.

12 décembre 2013

Insistance

Les trois dernières livraisons de l'excellent Word Porn :

Anything that gets your blood racing is probably worth doing.
Fairy tales are more than true ; not because they tell us that dragons exist, but because they tell us that dragons can be beaten. 
The idea is to die young as late as possible. 

08 décembre 2013

Edredon

...un week-end doux comme la plume : chaleureux, léger, enveloppant - un vrai rêve éveillé(e)! Qui tient avant tout à la joie des retrouvailles avec Ghislaine et Dominique - deux relations profondes, sereines, des espaces de non-lutte, où simplement être, une évidence du coeur. J'ai appris ce joli mot récemment, "convivencia" (spanish) : "living together", in the sense of living or working closely with other people you share feelings, desires or common purpose.
Mais aussi un week-end pour (dans ?) tous les sens :
- le mouvement : dans la danse, et dans la marche dans les bois, mais aussi le mouvement arrêté (enfin !) : grasses matinées et sieste
- la vue : les illuminations du Marché de Noël à Bruxelles, le feu dans la cheminée, le soleil couchant à travers les arbres de la forêt de Soignes, les guirlandes multicolores
- le goût : le champagne rosé, les bons vins, le chèvre-miel, les étonnantes purées de betterave ou de chicons, les cuberdons et les fraises au chocolat
- l'ouïe : les longues conversations amicales, le Stabat Mater de Pergolese et le Gloria et de Vivaldi, Dominique au piano le matin
- l'odorat : les gaufres belges, les odeurs de biscuit chez Dandoy, le parfum de terre humide des sentiers de  la forêt


- le toucher : buller sous les étoiles, au milieu des grands arbres, dans un jacuzzi en plein air, fondre de plaisir dans un splendide hammam - l'atterrissage dès la sortie du Thalys aux Bains de Boetfort m'a juste changée de monde : comme un instant magique, et plus magique encore d'être partagé.


06 décembre 2013

Let's get together and feel all right

Je ne sais plus exactement comment m'est venue l'idée de m'inscrire sur le réseau CS (si, c'est - entre autres -  un héritage de la lecture précoce de La clé sur la porte, de Marie Cardinal). Mais je suis sûre que c'est la meilleure que j'ai eue depuis des années.  Nous avons retrouvé avec bonheur la famille Jobson en deuxième semaine, après leur séjour en Pologne puis en Allemagne, et même, nous l'avons partagée - avec Lalie, avec Marion, avec David, avec Nadia...

Après la première semaine, Halo écrivait ceci : The concept of family is an interesting one. The definition that I like: a group consisting of parents and children living together in a household. In 5 short days in Paris, this is what Lulu and her kids became to us and us to them. Cette deuxième semaine, nous l'avons juste savouré jour après jour - déguster un repas ou un goûter avec des amis, préparer une quiche lorraine, des hamburgers maison ou du poulet frit, constater que la petite souris passe aussi pour les enfants venus d'ailleurs ;-), jouer (au Jungle Speed, au Perudo et même au Cranium !), parler tous anglais (oui oui, même Elsa), rire, partager nos interrogations de parents et d'adultes solo, danser, philosopher avec Junior au petit-déjeuner (What should be the "good way" to peel a banana ? Any way, except the wrong one (!)  - OK...), penser aller se balader et puis avoir la flemme, écouter en boucle All I want for Christmas is you, échanger un hug dans la cuisine un soir de blues, voir le bordel croître et embellir dans la maison et s'en foutre, parce que ladite maison est vivante, chaleureuse et joyeuse.

Vivre ce qui est une absolue conviction pour moi : le don appelle le don ; la joie appelle la joie. Voir mes proches m'emboîter le pas dans ce bonheur d'accueillir et d'échanger a démultiplié la mienne !

"You just never know, Halo, who in the crowd, standing beside you in line or passing you in the street, might be raised in spirit, or even lifted from despair, by the kindness in your glance or the comfort of your smile. But they may never forget." (extrait du journal FB de Harold)

Deux fois cette même semaine, je l'ai expérimenté pour moi - un inconnu à la Cité Universitaire, un autre dans le métro - des hommes venus me faire un signe pour le premier, m'adresser quelques mots de réconfort pour le second. 

Ce qui rend si précieuse ma rencontre avec Halo, c'est aussi je crois cette communauté de convictions, une même "position de vie" - j'ai découvert avec stupéfaction qu'il connaissait lui aussi l'histoire du petit garçon et des étoiles de mer, que j'ai racontée dans des groupes de formation pendant des années, et qui est une profession de foi pour moi.

Et si ce soir je suis un peu nostalgique, parce que la maison me semble bien vide, je crois qu'il y a surtout matière à se réjouir : let's get together and feel all right !

23 novembre 2013

Et maintenant ..?


19 novembre 2013

In Treatment

A ce jour, je ne ne connais que deux espaces de fiction qui parlent avec justesse du métier de thérapeute, de ses questionnements et de ses bonheurs, sans verser dans le cliché ou la caricature : les romans d'Irvin Yalom, et la série In Treatment. Gabriel Byrne a un charme fou (son petit accent, son regard, mmmh). A voir en V.O absolument, pour sa voix (mmmh sa voix...bon, j'arrête :-)), et aussi parce qu'en français même le titre est à côté de la plaque : Paul n'est certainement pas un analyste, plutôt un psychothérapeute existentiel (il cite Yalom d'ailleurs) ou relationnel, de toute évidence multiréférentiel. Les problématiques de ses patients sont... les nôtres - la vie, la mort, les relations humaines - amours, familles, amis - l'adolescence, les choix de vie, le vieillissement, la maladie... et les questions de Paul Weston sont celles auxquelles je me confronte jour après jour : l'engagement dans la relation, la recherche constante de la justesse dans l'intervention, la solitude, les choix stratégiques, la souplesse du cadre, la confrontation à mes propres problématiques (et à l'impuissance, et au doute), l'interférence de la vie privée sur le professionnel, la nécessité de la supervision. Saison 2 terminée ! Je commence la 3.

Même pas peur de Novembre

Une journée filles avec la Zaza - qui a croqué avec bonheur les merveilles d'Alaïa dans le fraîchement rénové palais Galliera, une matinée de yoga (mais pourquoi ne m'y suis-je pas intéressée plus tôt ?), une heure trente de délires russes - les Semianyki ne valent pas le Slava's Snowshow, mais sont quand même bien déjantés, une soirée douce à jouer au Crôa et au Perudo avec les enfants (sortir de la démago-facilité du film ou de la série blottis sous la couette), un chouette moment à improviser un quizz musiques de films sur Deezer (je recommande, effet madeleine garanti : James Bond, Star Wars, Indiana Jones, Ponyo - facile - E.T, Gone with the wind, Le grand blond avec une chaussure noire, Le Parrain - plus dur...). L'énergie revient doucement.

12 novembre 2013

Bucket List

Pour mes 40 ans, je voulais : avoir des amis dans le monde entier, faire une vraie fête, apprendre à naviguer, découvrir New York avec mes enfants. Il me manquait juste encore un tout petit détail, mais qui me tenait à coeur depuis longtemps - pour ne plus jamais perdre le nord... c'est chose faite ! Question pertinente de ma Zaza l'autre jour : Et maintenant, quels sont tes prochains rêves ?

11 novembre 2013

Gris doux

Comment réchauffer un week-end de novembre ? En allant voir l'adaptation au théâtre de La liste de mes envies - tous les personnages portés par un seul comédien, tendre et mélancolique (même coup au cœur lors du constat final : Je suis aimée, mais je n'aime plus). En faisant la grasse matinée. En buvant des litres de thé, dont un dans la somptueuse abbaye des Vaux de Cernay, et le suivant dans une chaleureuse maison d'amis. En profitant d'une journée de soleil pour aller admirer les couleurs d'automne des forêts de la vallée de Chevreuse en Harley-Davidson. En savourant des saucisses-lentilles à L'été en pente douce sur la Butte Montmartre. En revoyant O'Brother : Mais Pete, on croyait qu't'étais une grenouille ? En essayant des robes de rêve dans l'atelier-boutique de Zélia (dans quelle boutique de luxe, dites-moi, peut-on rêver d'être accueillie comme une copine par la créatrice elle-même, qui prend le temps de vous faire essayer deux ou trois modèles alors qu'elle sait pertinemment que vous n'avez pas les moyens de vous les offrir ?). En plongeant dans les univers vertigineux des créateurs de l'Art Brut à la Halle Saint-Pierre - voir notamment celui d'Alex Grey - un vol au-dessus d'un nid de coucous aux histoires et aux esprits fracassés, leçon de psycho-pathologie artistique qui prend aux tripes, angoisse, fascine, réconcilie aussi - comme une issue possible, une façon de transformer la douleur.

07 novembre 2013

Journey with the Jobsons

C'est une histoire comme je les aime - un concentré des raisons qui m'ont amenée à m'inscrire dans le réseau CouchSurfing. Imaginez un "single dad" afro-américain (Denver, Colorado) avec des enfants de l'âge des miens - exactement - parti avec eux pour un périple de 8 mois autour du monde - plus de 20 pays, avec un projet éducatif incroyable - leur donner les clés de ce monde, ni plus ni moins, à travers des rencontres, une ouverture à d'autres cultures et modes de vie, et une participation à divers projets associatifs locaux sélectionnés à l'avance - avec ce double message : "le monde vous appartient, et vous avez la possibilité de le transformer". 

Il faut voir leur blog, et plus spécifiquement ce post, pour avoir une idée de la profondeur de son approche, mesurer son engagement en tant que père et citoyen du monde. 

Non contents d'être inspirants, les Jobsons sont excessivement sympathiques, curieux, pleins d'humour et...tous les trois profondément attachants. Les enfants se sont très bien entendus, et je n'ai jamais entendu Léo parler autant anglais ! Nous nous sommes trouvé nombre de points communs (de Game of Thrones à Minecraft en passant par La mélodie du bonheur et le Monopoly) - une autre antienne du discours de Harold, reconnaître les similitudes plutôt que d'exacerber les différences. 

Nous avons crapahuté ensemble dans le Marais et l'ïle Saint-Louis (Mariage Frères + Berthillon), admiré le travail photographique de Sebastiao Salgado à la MEP (8 ans de préparation, 30 pays, et une expo complètement raccord avec notre rencontre, sur les beautés de la Terre), mangé des croissants et des œufs au bacon, joué au Perudo, comparé nos goûts musicaux sur YouTube, longé les deux rives de la Seine avec ma maman en voiture - je n'avais jamais pris conscience que la plupart des monuments incontournables étaient à ce point concentrés là, à l'exception du Sacré-Cœur.

Mais le temps le plus fort a sans doute été la rencontre avec la classe d'Elsa - incroyable moment d'échange animé par Harold sur la base de ce qui est à la fois ce qu'il est humainement, de ce qui sous-tend son projet, et de son expérience bénévole auprès de jeunes menacés de déscolarisation. Les enfants étaient bluffés d'avance - une famille noire américaine, qui voyage dans le monde entier et vient leur en parler, c'était déjà beaucoup. Mais ils ne s'attendaient pas, et moi non plus, à vivre l'expérience qu'il leur a proposée : "What would you do if you were sure you could not fail ?". Un autre grand thème de Harold - la façons dont nous portons nos rêves, et l'invitation à ne pas les laisser détruire, par d'autres ou par nous-mêmes, ce qu'il a mis en lumière très simplement.

Plusieurs moments de grâce, les réflexions de Nola demandant si nous pouvons être notre propre dreamkiller ou faisant écho aux remarques de Harold sur nos similitudes - nous avons tous le même sang, dit-elle, l'enseignante complétant l'invitation au voyage en ajoutant qu'il ne s'agit pas forcément de partir loin, mais d'apprendre à voir, ou illustrant spontanément le "Think outside the box" en disant sa surprise de comprendre finalement assez bien l'anglais pour envisager de voyager dans les pays anglophones...

Le lendemain, visite de la Cité Universitaire Internationale de Paris - in English, thanks to Beverley, ma charmante patronne anglaise, et le même fil conducteur, créer des ponts entre les cultures et les êtres. Puis foot au parc Montsouris, avant une étape gourmande dans nos french cheese and meat shops - aussi incontournables que Le Louvre ou la Tour Eiffel. Elsa ne voulait plus les voir partir, et j'avoue que la maison m'a semblé bien vide après leur départ. Mais ils doivent repasser par chez nous après la Pologne et l'Allemagne, et qui sait, peut-être irons-nous un jour les voir dans leur maison de Jamaïque ? 

02 novembre 2013

Avec Léo

(Un clin d'oeil à Avec Maman !)

Pour cette seconde semaine des vacances, j'ai décidé de consacrer un temps privilégié à Léo - Elsa sera chez Grand-Mère, et nous ferons le contraire une autre fois. Au programme : Le Majordome, de Lee Daniels - chouette leçon d'histoire récente des Etats-Unis, Ados (pièce de théâtre qui s’avérera décevante), les délicieux burgers du Camion qui fume, une balade en Vélib', écouter ensemble Grand Corps Malade, regarder la saison 2 de Game of Thrones (en VOST). Mais aussi du temps calme ensemble, un peu de révisions, du papotage d'avant coucher, des câlins pour le chat... le dernier soir avant l'arrivée des Jobsons - le meilleur moment de notre semaine, voir post suivant, je m'interrogeais sur un autre spectacle - mais, la nuit, la pluie... Question du Léo : Mais, si t'es pas motivée, comment tu penses motiver un ado ??? Certes... début de la saison 3 en streaming, alors :-) ! 

28 octobre 2013

Topless

Grand-Mère essaie de mettre Elsa en garde contre les dangers du web.
- "T'inquiète pas Grand-Mère, de toute façon si quelqu'un me demande de montrer mes seins j'en ai pas !"

18 octobre 2013

Grandir

Avoir des enfants qui grandissent, c'est aussi pouvoir les emmener voir un documentaire (mère indigne :-)) sur d'autres enfances moins privilégiées - "Sur le chemin de l'école" - et voir fleurir des questions dans ces "petites" têtes les jours suivants (sourire en silence : graines bien plantées). Les laisser se garder un soir et envoyer un texto "Suis dans taxi de retour. Faites semblant de dormir :-)." Les voir se mobiliser pour faire accueillir dans leurs établissements scolaires une famille de couchsurfeurs afro-américains qui fait le tour du monde (et être consternée par le refus du collège, probablement pour des questions d'assurances : quel monde crétin, où l'on s'assure contre tout ce qui fait la vie). Mettre des mots sur les méandres de l'angoisse, les séparations qui en réveillent d'autres, l'émotion qui devient corps - asthme, mal de ventre, etc. Tenter une explication de la théorie de la relativité le soir (merci Sciences et Vie Junior pour les jumeaux qui voyagent dans l'espace et reviennent en ayant douze ans d'écart) et un exposé sur les prix Nobel au p'tit dèj, combat de la jeune afghane pressentie pour le Nobel de la Paix inclus. Observer Léo réussir son premier Rubik's Cube et donner un cours sur les mérites comparés des systèmes Apple et Androïd à une amie...

12 octobre 2013

Retrouvailles

Des cailloux de petit Poucet d'année en année, en Anjou, en Bretagne ou à Paris. A Paris pour cette année encore, au carrefour des lignes SNCF, et de nos vies aléatoires - deux absents cette année, retenus par d'autres engagements, mais présents en nous. Je suis profondément touchée par la fidélité et la richesse de ce petit groupe d'humains, petit groupe qui fonctionne aussi bien ensemble (c'est tout ! ;-)) que dans les binômes qui se forment au hasard des balades et des activités, des heures d'arrivée ou de départ - un luxe rare, non ? Nous avons fredonné des rondes enfantines, arpenté les petites galeries du Marais, parlé de la vie et de la mort, des tout-petits et du vieillissement, des séparations et des projets - de ce qui change et de ce qui demeure, grimpé les ruelles des villas de la Mouzaïa, et applaudi un groupe de "vocal gipsy swing" dans un chaleureux restaurant/salle de concert découvert à cette occasion, Aux p'tits joueurs, pas petits du tout, ni dans l'accueil ni dans la générosité de la cuisine !

08 octobre 2013

Même pas


Même pas peur. Même pas mal. Même pas vrai. 

03 octobre 2013

Baby Boom

J'ai longtemps eu le souhait de travailler en maternité, d'accompagner des femmes enceintes, spécialement autour de cette révolution psychique et physique qu'est la première grossesse, l'arrivée du premier enfant. Trois de mes patientes sont actuellement enceintes, et je retrouve mon intérêt pour cette période, avec toute la richesse que permet un lien thérapeutique établi, la profondeur d'un tissage commun. Deux autres enfants sont nés les années précédentes, et j'ai eu brièvement le fantasme de commencer un album des bébés ainsi "accompagnés". Une patiente sage-femme m'a rêvée enceinte de... triplés, et même si je pense qu'elle me parlait de sa peur que je n'adopte d'autres enfants en son absence, je n'ai pas pu m'empêcher d'associer sur ces trois bébés à venir, ainsi que sur l'arrêt de mon activité en CPEF - comme un arrêt de contraception :-)? La question pour moi maintenant étant la suivante : que s'agit-il de faire venir au monde désormais ?

22 septembre 2013

"Mon premier festival"

Une de mes grandes joies de maman, ce sont toutes ces premières fois... Ce week-end, premier festival et premières scènes de concert... mes gamins sur l'herbe, un verre à la main, les hot-dogs approximatifs, les ados en bande, les rappels, le sourire de Léo (événement assez rare pour mériter d'être signalé...). Les passages de Rose et de Christophe Maé (ce n'est pas ma tasse de thé, mais les enfants étaient heureux), et surtout, le concert de Tryo - là, bonheur sans mélange : reprendre en choeur avec eux La Main Verte, Désolé pour hier soir ou L'Hymne de nos Campagnes (quel exemple pour la jeunesse, pfff... ;-)), un vrai moment de partage (j'écoute Tryo depuis avant la naissance d'Elsa), d'éducation quand même (parfaitement raccord avec les valeurs gaucho-bobo-pro-homo-écolo du groupe), de plaisir - la cerise sur le gâteau avec l'arrivée de Jeanne Cherhal puis des Brigitte en guest stars.


15 septembre 2013

De prime abord

- Reste à savoir ce qui prime, si c'est l'amour ou la raison... 
- Ce qui est sûr, c'est que la raison déprime !

11 septembre 2013

Cathédrale végétale


Dans les Serres du Jardin des Plantes...

No comment


10 septembre 2013

Sagesse du matin

Petit déjeuner, Elsa se marre.
LuLu : Qu'est-ce qui te fait rire ?
Zaza : Je ne sais pas, mais je vais trouver !
LuLu, pensive : Ça me paraît une bonne philosophie...

03 septembre 2013

Sagesse d'Adamsberg

On connaît toujours sa décision bien avant de la prendre. Depuis le tout début, en fait. C'est pour cela que les conseils ne servent à rien.

Fred Vargas, L'armée furieuse

24 août 2013

Horizon(s)

Bonheurs de navigation : arriver à la voile dans le Vieux-Port de Marseille.
Faire un mouillage dans une crique des îles du Frioul, dernière baignade en mer de l'année dans les eaux claires de la Méditerranée, directement depuis le pont du bateau, ce qui m'a rappelé de beaux souvenirs...
Voir pour la première fois un groupe de dauphins jouer à l'étrave (pas de photos : savourer l'instant, magique, plutôt que de courir après mon appareil ou de regarder la vie à travers un viseur).
Visiter les Saintes-Maries-de-la-Mer.
Profiter d'une météo optimale, le vent n'étant tombé que le temps de déjeuner au soleil avant une petite sieste en nav', mes préférées : jamais je ne dors aussi bien que bercée par les vagues le long de la coque.
Recevoir enfin une explication claire sur l'art et la manière d'attacher les pare-battages et les amarres pour qu'elles partent dans le bon sens par rapport au quai (merci, Max).
Envoyer le spi (enfin, regarder comment il faut faire, à ce jour).
Changer de co'piaule ;-).
Me régaler de gambas grillées énormes, avec un peu d'aïoli.
Sourire de l'équilibre parfois fluctuant des relations à bord, ajouter un Sicilien chaleureux à la liste des chouettes rencontres Glénans, tout comme notre "Mono-Manon" (décidément, la valeur n'attend pas le nombre des années).
Relancer mon envie d'un tatouage Rose des vents (mais pas sur la nuque).
Me battre au jet d'eau sur le pont le dernier jour.
Accompagner le rosé du soir de conserves de poisson de la Belle-Iloise que j'avais ramenées spécialement à cet effet, et d'un peu de blues.
Chanter à la barre, comme toujours, parce qu'il y a peu de choses qui me rendent aussi parfaitement heureuse...

22 août 2013

Texto Kids

LuLu : Je t'aime. Là comme ça ? Oui, là comme ça.
LuLu : Note bien que j'aime AUSSI la Zou...
Léo : Tout ton amour n'est pas que pour moi ?
LuLu : Tout mon amour est pour vous (heureux veinards !)
Léo : Tu savais que t'es pas obligée de me vouvoyer ?

21 août 2013

La dernière fois

Une après-midi comme les autres en CPEF : expliquer le mode d'emploi des différents moyens de contraception, rassurer sur la pilule suite aux débats de cet hiver, informer sur les alternatives - DIU, implant. Avec des mots simples, pour les plus jeunes, des mots scientifiques, pour les plus diplômées ; en anglais, pour une étudiante turque vivant habituellement en Pologne ! Faire faire un test de grossesse urinaire, négatif, le doubler par une prise de sang pour rassurer une très jeune femme angoissée.  Décrire à une réfugiée kurde les étapes du déroulement d'une IVG médicamenteuse à domicile. Attendre avec une ravissante métisse de 20 ans, déjà maman d'une petite fille d'un an et demi, les résultats d'un BHCG qui pourrait bien confirmer une nouvelle grossesse, accidentelle. Adresser une mineure à une collègue médecin pour sa toute première contraception orale...

Une après-midi comme les autres, à ceci près : après dix années à accompagner les femmes, les questionnements, les risques et les doutes de la vie amoureuse, je referme doucement la porte, pour la dernière fois. Je me réjouis de ce qui suit - continuer à travailler en prévention, et surtout, développer mon cœur de métier, et le métier de mon cœur, celui de thérapeute, mais je ne quitte pas sans émotion cet engagement auprès des femmes, cette fenêtre ouverte sur l'essentiel : le sexe, la vie, la mort, et les mille et une façons dont chacun(e) se débrouille avec ça...

16 août 2013

Tant qu'il y aura des rêves

Un des points fascinants de l’échange de maison - outre le fait d'avoir déjà par trois fois offert à mes enfants des vacances exceptionnelles pour le prix des trajets, c'est la possibilité de relancer sans cesse le rêve, d'ouvrir des possibles. Pour cette année, après l'été, j'y regarderai à deux fois avant de prendre un simple billet de train ; mais dans ma boîte mail tombent des offres qui à elles seules me font voyager. Une maison avec piscine intérieure à Charleston, une villa à Acapulco, une île grecque à vingt minutes d'Athènes par bateau. Rêver, c'est partir un peu...

15 août 2013

Un autre funambule

Il met un point d'honneur à explorer les limites, toutes les limites, et à s'y cramponner. Il affirme qu'en circulant sur les lignes de crête, en équilibre entre un versant et un autre, il est certain de souffrir mais de ne jamais s'ennuyer.

Fred Vargas, Un lieu incertain

10 août 2013

Belle-Île-en-mer...

(...et je défie quiconque de ne pas finir la phrase :-))

J'aime les îles presque autant que les bateaux - ces lieux voyageurs derrière lesquels laisser toutes les préoccupations du continent et du quotidien. Cinq ou six jours de joies simples et lumineuses, traverser en bateau (déjà, le mouvement du bateau dans le corps, un bonheur à part entière), fredonner de vieilles chansons françaises avec un petit groupe live au Palais, découvrir ces criques sauvages, turquoise au hasard de longues balades sur les sentiers côtiers escarpés, échanger à cœur ouvert sur des sujets pourtant infiniment délicats, danser sur une place de village, boire un verre avec des gens du cru, admirer le feu d'artifice sur le port de Sauzon (un plaisir enfantin), se baigner en mer ou chahuter à la piscine, lire des bouquins faciles allongée au soleil dans l'herbe (quatre ou cinq, dont Un été sans les hommes, de très loin le meilleur), dormir sous la tente, câliner un enfant, regarder le soleil se coucher sur les falaises du phare des Poulains ou sur les aiguilles de Port-Coton depuis la terrasse du Marie-Galante, manger des caramels au beurre salé et des galettes au blé noir, reprendre une crêpe sucre-beurre salé par pure gourmandise.

Des jours tendres et rugueux, à l’image de l'île et de cette photographie encadrée pour laquelle j'ai eu un coup de cœur avant de partir : falaises rudes et tourmentées, courbes douces de l'écume sur le sable fin, baignées de la lumière du couchant. Revenir à l'essentiel : marcher en pleine nature, émerveillée par les lumières changeantes d'une heure à l'autre. "Il leur dit de ne jamais demander ce qui fut d’abord, les mots ou les choses, mais ce qui viendra ensuite. Je me sens vivant, cela seul importe." (Pierrot le fou, Jean-Luc Godard)

Un air de famille

Je connaissais tout cela. La banalité de l'histoire, le fait qu'elle soit répétée chaque jour ad nauseam par des hommes qui, s'apercevant tout à coup ou petit à petit que ce qui EST pourrait NE PAS ETRE, font dès lors en sorte de se libérer des femmes vieillissantes qui ont, pendant des années, pris soin d'eux et de leurs enfants - n'amortit pas le chagrin, la jalousie et l'humiliation qui s'empare des abandonnées. (...) Il lui fallait la paix, la liberté de s'en aller de son côté avec (...) une femme avec laquelle il n'avait en commun ni passé, ni douleurs pesantes, ni chagrin, ni aucun conflit. Et pourtant il disait pause, pas fin, laissant ainsi le récit ouvert, une cruelle fêlure d'espoir (...).

Quelquefois j'ai peur de m'incinérer moi-même de colère. Je vais exploser, tout simplement, je vais à nouveau m'effondrer.
- Exploser n'est pas la même chose que s'effondrer, et, ainsi que nous l'avons déjà dit, même l'effondrement peut avoir une utilité, un sens. Vous avez longtemps pris sur vous, mais tolérer des fêlures, cela fait partie de la santé et de la vie. Je crois que c'est ce que vous faites. Vous ne me semblez pas avoir si peur de vous-même.
- Je vous aime, docteur S.
- Je suis heureuse de l'entendre.


Siri Hustvedt, Un été sans les hommes

08 août 2013

Justin

...un jour peut être vous me parlerez de vous, de votre vie et de tous ces lieux de pression qui contraignent votre corps ou votre âme, sans que vous ne sachiez comment vous libérer. Assumer ses liens et puis sa liberté est un exercice de haute voltige où il est tellement facile de ne jamais s’élancer du haut du mât ou de ne s’autoriser qu’une chute infinie vers le sol, plus ou moins dur suivant la capacité du monde qui nous entoure d’amortir la chute...

Justin, "caresseur des petites douleurs", ou "repli de la guerre, dissolution du conflit, appel à une éducation de l’attention, des plaisirs, des peurs et des folies de l’autre"

01 août 2013

Percutant

Vu ce matin sur une page web : "...celle qui continue à sourire parce qu'elle ne sait pas trop ce qu'elle souhaite mais a décidé de se passer de ce qu'elle ne voulait pas."