Une des raisons qui m'ont fait choisir d'inviter Theresa, c'est d'avoir lu dans son profil que venir prendre des cours dans une des meilleures écoles de cuisine françaises était un des items de sa bucket list - quelque chose comme, la liste des choses à faire dans le temps où nous sommes vivants. Et voilà que je découvre que l'adorable jeune couple de Buenos Aires que j'ai accueilli dans la foulée se balade dans toute l'Europe avec une liste semblable (il faut regarder la photo de près, c'est délicieux... tout comme eux). Je crois qu'il va falloir que je mette la mienne à jour, la dernière version datant de 2001. J'en ai réalisé une partie - sauter en parachute, visiter Prague, d'autres restent à faire - voir une aurore boréale, apprendre à reconnaître les étoiles. Un autre point aurait pu être, avoir des amis partout dans le monde, faire se rencontrer les gens que j'aime (celui-là est sur la "liste permanente"). Le dîner d'hier soir a été un rêve réalisé - Tomàs et Ivy, Theresa, Jean-Charles, Ronan, Nadia - chacun amenant simplement ce qu'il a et ce qu'il est : moment parfait.
To care : j'aime ce mot, qui dit à la fois la précaution, l'attention, la responsabilité, le souci, l'importance, le soin. Care box : un néologisme pour quelque chose comme, boîte à attention (littéralement en anglais imaginaire, trousse de secours).
14 avril 2012
Bucket list
Une des raisons qui m'ont fait choisir d'inviter Theresa, c'est d'avoir lu dans son profil que venir prendre des cours dans une des meilleures écoles de cuisine françaises était un des items de sa bucket list - quelque chose comme, la liste des choses à faire dans le temps où nous sommes vivants. Et voilà que je découvre que l'adorable jeune couple de Buenos Aires que j'ai accueilli dans la foulée se balade dans toute l'Europe avec une liste semblable (il faut regarder la photo de près, c'est délicieux... tout comme eux). Je crois qu'il va falloir que je mette la mienne à jour, la dernière version datant de 2001. J'en ai réalisé une partie - sauter en parachute, visiter Prague, d'autres restent à faire - voir une aurore boréale, apprendre à reconnaître les étoiles. Un autre point aurait pu être, avoir des amis partout dans le monde, faire se rencontrer les gens que j'aime (celui-là est sur la "liste permanente"). Le dîner d'hier soir a été un rêve réalisé - Tomàs et Ivy, Theresa, Jean-Charles, Ronan, Nadia - chacun amenant simplement ce qu'il a et ce qu'il est : moment parfait.
23 mai 2012
Quitte à choisir...
Un dîner chez Theresa, neuf convives, cinq nationalités - au moins : une Italo-américaine, une Californienne d'origine iranienne, une pure New-Yorkaise, un Chypriote, un Israëlien (aux origines multiples également), une Russe, et, deux ou trois Français...
Ce week-end dans une maison du coeur à Bruxelles, avec les enfants. Beaucoup d'amitié et de douceur, un carnaval étrange, une initiation au tir et à l'arc et à la carabine, les bains-bulles à leur faire découvrir puisqu'en Belgique ces espaces hammam-sauna-jacuzzi sont ouverts aux familles (Elsa a même tenté l'expérience de la partie nudiste !), fouiner sur une brocante à Waterloo (ce n'est pas tous les jours, tout de même) - ah, et boire du bon vin en bonne compagnie - pour arroser croquettes et fricadelles dans une autre très jolie maison, et au soleil dans le jardin de Dominique.
Une conversation surprise entre deux gamins à la bibliothèque, qui semblaient avoir beaucoup lu, et de tout - classiques, policiers, SF, et auxquels j'ai demandé conseil pour mes enfants - ce qu'ils ont fait très gentiment, mais le plus touchant, c'était leur fierté quand je suis partie :
"T'as vu, elle a dit qu'on est des LECTEURS !".
Me réjouir de l'arrivée d'une petite Floriane (les annonces de naissances et les photos de mariage me mettent invariablement en joie - et de très jolies photos de mariage, j'en ai vu aussi ce dimanche...)
Deux CouchSurfeurs à venir, un Norwegian Columbian African Rastaman (!), mi-juin, et une fashion casting director/tarot reader de Brooklyn, début juillet - tant qu'à ouvrir au monde, autant rencontrer des humains différents ?
Un nouveau foulard-doudou menthe à l'eau ;-) - et des mouchoirs fleuris pour pleurer en beauté. Ce qui reste utile.
Un massage aux pierres chaudes dans un lieu qui porte bien son nom, un brunch à la Rotonde, le bouleversant De rouille et d'os d'Audiard, un jogging (mais si !) aux Buttes-Chaumont, un mojito le long du canal Saint-Martin.
Je n'ai pas encore mis à jour ma bucket list, mais trois rêves commencent à se préciser, reste à en construire la possibilité : faire un stage avec l'école de voile des Glénans en Corse ; fêter mes 40 ans comme il se doit ; emmener les enfants à New York en Mai 2013.
03 décembre 2019
One love
06 janvier 2021
Ouvrir les fenêtres
Ce mercredi de rentrée, juste après un coup de fil qui m'invite à penser les possibles plutôt que l'impossible, il y a d'abord cette trentenaire qui ne supporte plus cette société qu'on nous prépare, ce monde qui ne ressemble en rien à celui où elle souhaite vivre. Et son intuition qu'il faudrait larguer les amarres pour de bon, ne pas chercher à négocier des sécurités qui n'en seront pas, et la retiendront dans cet élan vital, cette naissance imminente - douloureuse peut-être mais re-mise au monde.
Puis cette Italienne qui fêtera ses 50 ans en avril prochain, et qui arrive avec sa bucket list pour l'année, si pleine de projets et d'enthousiasme malgré ce monde (co)vidé de son sens, la ménopause qui guette, les soucis conjugaux, et la mélancolie de ce premier Noël sans les tortellinis de sa Mamma.
Puis cette jeune ingénieure Asperger qui déploie son désespoir d'appartenir au monde des hommes, qu'elle ne comprend ni n'estime guère, et qu'elle envisage de quitter parfois, mais qui termine la séance sur un vibrant hommage à la créativité du vivant.
Cette même semaine, il y a eu aussi cette jeune femme qui avance avec détermination dans la reconnaissance des abus qu'elle a subis adolescente (je l'entends dans son discours : ça y est, elle est passée, sortie de la confusion dans laquelle l'avait laissée l'agresseur). Cette autre qui arrive en annonçant son souhait d'interrompre les séances avant de se jeter à l'eau sur ce qu'elle n'osait pas encore aborder ; et cette autre encore qui de plus en plus, s'enhardit à parler ouverture de conscience, médiumnité, tarots et expériences para-psychiques...
Toutes me touchent par leur courage, leur confiance, leur lucidité ; si j'aime à penser que je peux avoir fait ma part dans leurs évolutions parfois bouleversantes, je leur dois aussi beaucoup : elles sont une inspiration, une respiration aussi - autant de rencontres qui existent certes dans une asymétrie, mais cependant dans une réciprocité. Pour le reste, comme l'écrit Giono : Je suis seulement l'ouvreur de fenêtres, le vent après entrera tout seul.
12 novembre 2013
Bucket List
27 mars 2014
Bucket list, update
Naviguer, naviguer, naviguer !
Sauter en parachute. Une seconde fois.
Aller plus souvent à la bibliothèque.
Méditer davantage.
Marcher dans la campagne, ou en montagne.
Voir une aurore boréale, le Québec à l'automne, faire un safari en Afrique.
Apprendre le tango - danser beaucoup plus, toutes les danses.
Me réinscrire dans une chorale.
Prendre un billet Inter-Rail et CouchSurfer en Europe.
Visiter Lisbonne.
Nager avec les dauphins.
Apprendre à coudre, à bricoler, à cuisiner, à jardiner.
Un peu plus. Et encore un peu plus.
Être un jour propriétaire de ma maison, quelle qu'elle soit.
Camper dans le désert.
Marcher sur Saint-Jacques.
Flying to Jamaïca.
Rencontrer des êtres différents : différences de culture, d'origine, d'âge, de milieu, d'horizons... ouvrir.
Encore. Et encore.
Devenir un jour une vieille dame indigne.
Avoir des petits-enfants.
Rajeunir. Ou avoir tous les âges, de la nouvelle-née à la sagesse ridée...
Aimer pour toujours. Au moins de temps en temps.
(Liste non exhaustive... et provisoire)
23 mars 2017
Cibles
En fait, ce n'est rien de tout ça : c'est un bel alignement geste-respiration, un moment de présence et de précision. Presque une méditation. Et plus on est centré, ancré, concentré sur le geste plus que sur la cible en elle-même, plus on est précis. Ce qui n'est pas sans me rappeler Le Zen dans l'arc chevaleresque du tir à l'arc.
En initiation, deux armes, deux expériences : un Smith et Wesson 22, celui des cow-boys, où il faut ré-armer le chien entre deux tirs. Les règles de sécurité sont draconiennes, et j'étais un peu tremblante au début - pas effrayée mais intimidée de me voir accomplir ces gestes de cinéma, remplir le barillet, le refermer, relever le chien, lever mon arme.
Bon, je ne vais pas devenir une tireuse d'élite (même si je suis très fière de mon premier, et peut-être dernier carton). Ni prendre une licence - par ailleurs hors de prix, sans doute à des fins de dissuasion. Je n'oublie pas - ni n'approuve - la raison d'être de ces objets. Mais j'ai vraiment aimé l'exercice, et au-delà du plaisir de réaliser un souhait et d'expérimenter totalement hors de mon univers habituel, j'ai apprécié cette concentration silencieuse, cette recherche du geste juste.
31 janvier 2016
La vie quoi, le bordel
Signé une pétition pour une primaire à gauche.
Fait des bonds avec Halsman au Jeu de Paume et réfléchi à la séduction narcissique avec Lindon dans Les chevaliers blancs.
Commencé à poser des jalons pour le prochain échange de maisons, mais chut, c'est une surprise !


