(Merci d'avoir pris la peine d'écrire ces quelques belles phrases. J'avais déjà compris que vous étiez une belle personne à votre remarque, "J'aime les survivants de tout poil." Bien à vous, Y.C.)
To care : j'aime ce mot, qui dit à la fois la précaution, l'attention, la responsabilité, le souci, l'importance, le soin. Care box : un néologisme pour quelque chose comme, boîte à attention (littéralement en anglais imaginaire, trousse de secours).
19 juin 2010
Le chat de la Marie-Galante
(Merci d'avoir pris la peine d'écrire ces quelques belles phrases. J'avais déjà compris que vous étiez une belle personne à votre remarque, "J'aime les survivants de tout poil." Bien à vous, Y.C.)
12 juin 2010
Quarante

Le plus joli ? Un quatuor multi-générationnel totalement improvisé - piano - violon - guitare - mandoline, générations 30, 40, 50 et 70 ans représentées. Mais aussi, ma maman qui nous a interprété un texte gentiment coquin du 17ème siècle, les tours de magie du Léo, et la Zaza qui nous a mis la larme à l'oeil en ouvrant la soirée de son papa avec Toi + moi + tous ceux qui le veulent...
10 juin 2010
Elsa vue par Mamie
et, à un certain moment, Elsa me dit : - "Je ressemble à Maman"
et je lui réponds "Oui, Elsa, mais tout en ressemblant à ta maman,
toi aussi, tu es UNIQUE aux yeux de Dieu."
Elsa réfléchit, et me dit : - " Et les jumelles" ? !!!
et arrive le moment où les sous-vêtements en coton doivent être étendus aussi.
Papy donne à Elsa une culotte à Mamie, et Elsa crie fort :
- " Oh ! une URGENCE" !
Arrive la culotte à Elsa et la prenant délicatement, elle dit doucement :
- "Une petite urgence"!!!
- "Que veux-tu goûter Elsa ?"
Et invariablement, Elsa me répond "comme d'habitude".
Et au même moment, Elsa chante en gesticulant :
- "Comme d'habituuuuuuuude" !!!
09 juin 2010
Léoland
Léo, depuis sa mezzanine : Chouette, elle va me faire un câlin alors...
L'année prochaine, Léo va à Claude-Monet.
David : Tu sais qui c'était ?
Léo : Un illusionniste (sic) ! Bon, un peintre, hein...
Lulu : Oui mais de quelle école ?
Léo : Ben de Claude-Monet !
(Certes...)
Léo : Je t'aimeuh ma môman !
Lulu : Oui, moi aussi mon lapin...
Léo, triomphant : Ben oui mais moi au moins j'te l'montre !
Ok, ok... échec et mat.
07 juin 2010
Journées ordinaires
21 ans. Tout le temps mal au ventre - j'avais écrit, au centre... - accompagnée par le petit copain. Ce qui est rare, et la plupart du temps, bien. Sauf que... petit copain sorti, elle vit avec la peur de tomber enceinte (10 pilules du lendemain en quelques mois, ce qui est énorme), elle est navrée d'avoir offert sa virginité à un type très contrôlant et qui quoi que musulman comme elle ne sera pas accepté par sa famille, elle n'a aucune envie d'une sexualité dont elle ignore tout et qui ne lui procure aucun plaisir... Je ne suis pas surprise, qu'elle aie mal au ventre... Envoyée quand même chez le médecin. Non que je m'inquiète d'une origine physiologique ; mais parce que je sais que ma collègue sera assez fine pour lui prescrire, outre la pilule, une... suspension des rapports sexuels jusqu'à nouvel ordre. Histoire qu'elle puisse retrouver un peu de temps et d'espace pour penser, et peut-être, re-décider.
60 ans. Séropositif. Narcissique (très). Riche (très). Cultivé (très). Dans une solitude à crever... derrière les paillettes d'un monde fashion-arty auquel il appartient encore. Très probablement inacessible à un travail thérapeutique, tant la façade est fragile, et la violence au-delà, massive.
26 ans. Marocain. Fiancé. Très diplômé, comme sa promise... qui vient d'arriver en France, découvre la liberté, les sorties entre copines, la mode, une relative autonomie financière... Elle a 16 ans dans sa tête, et comment lui en vouloir ? Elle aspire à s'amuser - probablement dans un respect réel de leur projet d'avenir - il aspire à construire, au long terme, à faire des économies aussi longtemps qu'ils travailleront ici, à vivre tranquille, il est sérieux, réfléchi, responsable - trop ? - ce n'est la faute de personne, mais voilà : si elle a 16 ans dans sa tête, et lui 40, quelles sont leurs chances de retrouver un chemin commun ?
Et quelques autres...
Fiche de poste
03 juin 2010
Decameron
Et puis, c'est comme les autres Ephémères : les humains vivants - par opposition à ceux qui ne sont jamais nés, passionnés, quelle que soit leur passion, assez fous pour parier sur leurs rêves, ça rend la vie tellement plus belle...
01 juin 2010
29 mai 2010
Chers amis, bonjour !
AAF
Ephémères
28 mai 2010
Walid
Comme un gamin pris en faute, il avait juste voulu échapper à une punition, espérant que le collège oublierait ses dernières âneries - rien de grave au demeurant - s'il disparaissait un peu de la circulation. Et comme un gamin aussi, il s'est fait remonter les bretelles par les grands frères qui tiennent les murs en bas de chez lui - pourquoi t'es pas à l'école, tu ne vas pas faire comme nous, si on avait su on aurait plus bossé, alors retourne en classe, p'tit con. Walid n'a pas perdu son temps donc, en tout cas moins qu'en allant faire le zozo en cours de géo. Il est content de revenir. Et moi, je n'ai rien de plus à lui dire. Good job, les grands frères.
Funambules
Il y a ceux qui vivent, jouent, et meurent.
Et il y a ceux qui ne font jamais rien d'autre que de se tenir en équilibre sur l'arête de la vie.
Il y a les acteurs.
Et il y a les funambules.
Maxence Fermine, Neige.
(Le même éblouissement simple que lorsque j'ai découvert Soie, ou Novecento, pianiste)
27 mai 2010
Who let in the rain ?
I always thought
We'd be together down the line...
Cindi Lauper
Boussole
Il existe trois sortes de thérapeutes. Ceux qui identifient leurs patients à leur(s) symptôme(s). Ceux qui identifient leurs patients à leur inconscient. Et ceux, dont je crois être, qui identifient leurs patients à leur Etre.
Ce qui suppose d'accepter la confrontation, l'interrogation sur la frontière avec le spirituel.
26 mai 2010
A mère pilule ?
Parler du décalage entre ce qu'ellle savait qu'elle devait faire - avoir une contraception adaptée, entrer dans un suivi médical de jeune (presque) adulte, et son chagrin de devoir faire la démarche seule - elle qui se sentait si proche de sa mère il y a encore peu. Parler de séparation, de ce que grandir implique de laisser derrière soi, et du sentiment d'être bien seule parfois, entre cette maman qui ne veut pas la savoir grandie, et le petit ami qui s'agace de ne pas être accueilli par sa famille à elle.
Parler de femme à femme, d'une génération à l'autre... et repartir avec une ordonnance, certes, mais aussi, j'espère, un tout petit peu plus de légèreté - un tout petit pas de plus sur le chemin de devenir femme.
24 mai 2010
Week-end
Copie conforme
Quand Juliette dit, Reste, à la toute fin du film, on ne sait plus si elle joue encore, ou si le jeu est déjà terminé. Mais justement - est-ce que c'est Juliette elle-même - avec cette sincérité qu'elle dégage quel que soit son rôle ; la femme qu'elle joue - et qui n'a pas de nom ; la femme jouée par cette femme sans nom - et qu'elle est aussi, vraiment ? Une femme qui cherche un regard - une main sur l'épaule - une femme qui dit - Reste, voit l'autre partir, et sourit quand même. Une femme...
20 mai 2010
Mobile
Les mobiles symbolisent les multiples facettes de la vie, la seule constante étant le "mouvement". Même dans les pièces les mieux fermées et visiblement les plus calmes, les mobiles frémissent au moindre mouvement d'air ou suivent en quelque sorte leur propre inspiration.Ce qui me vient aussi, c'est que les mobiles rendent l'invisible, le subtil, le ténu, visible...
13 mai 2010
11 mai 2010
Clés
La peur n'est rien d'autre que l'absence d'amour. Faites quelque chose avec l'amour, oubliez la peur. Quand vous aimez profondément, vous ne trouvez plus la peur. Comme si la lumière était allumée et qu'on ne trouvait pas l'obscurité. Voici la clé secrète : aimez davantage.
Osho, Le courage – la joie de vivre dangereusement
Etalons
Différences (2)
10 mai 2010
Lutinage
Les Lutins n'étiquettent pas leurs sentiments, parce que la vie leur a appris qu'une relation évolue par cycles, avec des hauts et des bas, et qu'il est vain de l'enfermer dans une catégorie. On aime parfois son compagnon comme un ami, parfois on le déteste, parfois on retrouve avec lui des élans passionnés... et c'est ainsi avec tous les hommes. Pourquoi les étiqueter, puisque la vie se charge de décoller les étiquettes... sans que l'amour disparaisse. (...)
Ensuite, viennent les ratures, quand se confrontent le rêve et la réalité. Tout comme un manuscrit raturé témoigne d'un travail de création et non d'une détérioration, les "ratures amoureuses" reflètent l'évolution d'un lien et la découverte de l'intimité.
Françoise Simpère, Guide des amours plurielles
06 mai 2010
05 mai 2010
Darshan
03 mai 2010
Rufo défend Freud
De nombreux internes penchent pour le cognitivo-comportementalisme, qui a l’avantage de l’immédiateté et de l’efficacité. Mais il ne faut pas désespérer qu’ils se mettent à réfléchir. Je vais être basique et m’en excuse par avance. Imaginez que vous soyez avocat, que vous travailliez à Wall Street. Vous avez peur de l’ascenseur. On monte avec vous jusqu’à votre étage. Bravo ! Mais la question reste posée : pourquoi avez-vous eu peur ? « Are you OK ? - I am OK ! » Tel est le comportementalisme, qui répond à notre impulsivité, notre rapidité.(...)
Plutôt que la neutralité bienveillante de mes confrères et amis psychanalystes, j’ai plutôt glissé vers une empathie sensible. Sans être dans une position démagogique, ou d’érotisation, je suis très intéressé par ce que me raconte l’enfant. J’ai même établi un standard particulier dans ma pratique : quand il quitte mon bureau, j’écris 20 lignes de résumé sur ce que j’ai vécu. Non pas compris, mais vécu. Puis, lorsqu’il revient, après les avoir relues, je lui parle de ce que j’ai éprouvé en le voyant. L’enfant y est sensible : il n’est pas qu’en consultation, je suis aussi en examen de ma propre sensibilité par rapport à lui. Certains hurleront à la séduction et à la manipulation, mais ce serait tragiquement réduire la portée de la chose.
Si vous vous trouvez face à un psychiatre à l’air peu concerné dont le dialogue tient en quelques phrases stéréotypées, du genre : « Poursuivez... Allez plus loin dans vos pensées... Quel est le sens de votre démarche ?», vous quitterez bien vite son cabinet. L’empathie est essentielle dans la rencontre.
Marcel Rufo, interview
L'article complet : là.
30 avril 2010
Un week-end à la mer...
27 avril 2010
Licence poétique
Une patiente. Qui ne fait pas que le dire, mais le vit. Une authentique citoyenne de l'Art brut, à sa manière.
25 avril 2010
Oui
Le petit plus magique, c'est qu'il est même possible de dire OUI à ses NON. Car il est parfois utile, ou nécessaire, de dire NON. Oui à ce qui est. A ce que je suis - ou pas. A ce que tu es - ou pas. Rien à forcer. Rien à vouloir. Sans cesse oublié. Réappris. Oublié encore... retrouvé ce week-end.
PS : L'amour est dans le présent. La peur est dans l'avenir. Là où il y a l'amour, la peur n'est pas.
23 avril 2010
Un autre regard


Je fais à Léo un résumé de ce que je sais du bonhomme – pas coureur de scoops mais attentif aux détails, à l’envers du décor. Elsa arrive en trombe et me dit, tu peux refaire ton texte depuis le début ?
Du bricolage – passage à Loisirs et Créations pour fêter l’excellent carnet… d’Elsa ! Origami, peinture, perles et autocollants. Je ferais bien leurs ateliers pour adultes…
Le CinéAqua du Trocadéro, annoncé comme « plus qu’un aquarium ». Eh bien, c’est vrai. Nous n’en avons pas fait le tour, en trois heures. Deux excellentes idées : le ciné dont le grand écran n’est autre que le bassin des requins – ce qui fait qu’au lieu de passer rapidement en piétinant il est possible de se poser, de prendre le temps d’observer vraiment la danse des espèces en présence, et le bassin caresses, à hauteur d’enfants, dans lequel il est permis de toucher les poissons. C’est très doux, un poisson, en fait.
Le bassin de l’Arsenal au soleil, un mur d’escalade temporaire à Bercy, la petite Roxane qui grandit. Aux Arts Décos, deux merveilles : l’expo des Lalanne, dans la nef du musée transformée en palais de Peau d’Ane. Enfants sous le charme, - créativité et poésie immédiatement accessibles pour eux. L’hippo baignoire, les sièges moutons, les grands miroirs végétaux, le singe-cheminée, tout les a enchantés. A l’inverse, l’expo Playmobil, qui était la « carotte » initiale pour les emmener au musée, a séduit tout autant… leurs parents. Les Playmo sont nés en même temps que nous ou presque, et l’expo était remplie de parents trentenaires/ quadras en plein trip régressif, et délicieux.
Last but not least – cinq jours de vacances – et les cinq épisodes d’Angélique Marquise des Anges, à la file. Enfants conquis ! Moi aussi. Angélique fait partie de mon petit Panthéon personnel. Indomptable Angélique – vivante, transgressive, fleur bleue, gentiment érotique, jamais abattue, et…légèrement inconsciente.
18 avril 2010
Différences
Le temps : Les enfants, la séance est dans 9 minutes ! Léo : j’y vais, je veux être au premier rang ! Elsa : Ah, ben on a tout le temps…
L’argent : Léo thésaurise. Elsa dépense tout et dit, à quoi ça me sert d’avoir des pièces dans mon porte-monnaie ?
Et ainsi de suite…
17 avril 2010
16 avril 2010
Presque Rien
14 avril 2010
Bribes
06 avril 2010
04 avril 2010
Pentecôte à Pâques ?
Et que dans cette vibration spirituelle intense, dans cette lumière de Pâques, je me suis sentie chez moi. Ce n'était pas dans le rituel - identique à celui de la France, ni dans le discours - partiellement incompréhensible pouir moi, mais dans l'espace créé par le souffle, la joie et le chant de ces religieux - une porte ouverte, un accès direct à une source à laquelle je ne me sens pas faire assez de place dans ma vie. Comme un rappel, une invitation...
02 avril 2010
Existentiel (suite)
- Maman, c'est quoi la vie intérieure ?
- Eh bien, c'est ton jardin secret, les gens et les choses que tu aimes, ce à quoi tu crois, tes envies, tes rêves...
- Et toi c'est quoi tes rêves ?
- Moi, je crois que tu rêves aussi d'une autre chose.
- Ah, laquelle ?
- C'est d'avoir une belle vie de femme.
- Je sais... (et de fredonner Femme libérée).
Wow.
En plus léger : Léo est en classe, Adrien marmonne dans son coin.
Léo : Tu parles tout seul !
Adrien : J't'ai pas parlé, à toi !
Léo : Ben oui, c'est normal puisque tu parles tout seul !
(éclat de rire de la classe)
31 mars 2010
Existentiel
Tombée du ciel comme ça la question, alors que j'étais tranquillement en train de lire mon Télérama. J'adore. Ben, peut-être parce qu'on aimerait croire que ce sont toujours les bons qui triomphent, en définitive, ma chérie... on aimerait, oui.
PS : J'ai reçu une autre suggestion, depuis. A laquelle j'adhère aussi. C'est tellement plus commode, de mettre à mort - et donc radicalement à l'extérieur de nous - cette partie de nous-mêmes que nous ne voulons pas reconnaître...
29 mars 2010
Léoland
28 mars 2010
Pariscope
"Nous ne serions rien si vous n'étiez là pour célébrer et faire vibrer chaque soir les émotions, les forces, les joies, les courages qui disent plus fort le chant de notre famille de coeur et d'esprit... tellement corse, tellement fraternelle, tellement universelle". Ca, c'est le flyer laissé sur chaque siège du concert de I Muvrini - et c'est aussi, très exactement, l'énergie qui vibre dans leur chant comme dans leur message, une belle cohérence qui en fait ressortir le coeur un peu plus ouvert, un peu plus riche d'humanité.
Entre autres, ils auront cité Saint-Exupéry et Terre des hommes - Mais, il n'existe point de jardiniers pour les hommes... Si, je crois que dans leur chant, existe cette énergie qui nous fait grandir.
En même temps - je songeais aux petites causeries avce le Léo, et aux échanges que nous avons déjà eu sur le choix d'un métier - voir post suivant - et je me disais, il existe tellement de façons au contraire d'être jardinier pour les humains : les éduquer, les nourrir, les soigner, les écouter, les vêtir, les protéger, les accompagner...
23 mars 2010
Zazaland
Lulu : Tu as peur des Scooby-Doo des fois ?
Elsa : Oui, il y a des épisodes qui font peur !
Lulu : Mais tu regardes quand même ?
Elsa : Oui, mais je ferme les yeux !
22 mars 2010
Instantanés
16 ans, une petite jeune fille qui s'est courageusement sevrée toute seule de toxiques divers, et que son généraliste a mise sous anti-dépresseurs, sans indiquer la possibilité de traiter aussi le chagrin initial, et pas seulement les symptômes... Reviendra, reviendra pas ? Reviendra, j'espère.
37 ans, une israélienne sans papiers qui vient pour une contraception non hormonale, refuse toute médecine allopathique, se soigne depuis 12 ans à la médecine énergétique (laquelle ? mystère..) - il faut croire que ça marche, en tout cas, pour avoir vécu si longtemps sans souffrir de l'absence de couverture sociale.
18 ans, une autre jeune fille, enceinte, mais organisée : aujourd'hui je suis surprise, quand elles ont su repérer leur retard, anticiper le coût de l'échographie, quand elles pensent que tout n'est pas dû mais viennent pour une démarche qui devient alors une véritable collaboration, un "main dans la main", et non un assistanat systématisé.
14 ans, allergique aux psys - expériences antérieures non concluantes. En cours d'apprivoisement - une fois, deux fois... et la main passée à des tiers, pour la maman avec laquelle il vit dans un tête-à-tête bien difficile pour les deux.
13 ans, l'envie d'une maman comme les autres, la capacité à mettre des mots, à différer ses réactions, à entrer en lien - peut-être un peu trop pour sa sécurité d'ailleurs, mais nul n'est tenu à l'impossible... et l'impossible est déjà ce qu'elle vit. Rester avec une maman incapable d'être à sa place de mère, impossible ; choisir en connaissance de cause d'aller dans un foyer où il y aura des contraintes qu'elle n'a pas aujourd'hui, et peut-être aussi des confrontations délicates avec d'autres jeunes en grande souffrance, pas facile... Avec l'éducatrice, soutenir la construction de son adhésion à cette démarche.
18 mars 2010
Femme debout
Parce que je n’ai qu’une vie – il était une fois mais pas deux
Parce qu’il faut déjà pouvoir être seule pour pouvoir être à deux
Parce que j’ai laissé nombre de mes peurs derrière moi
Parce que j’ai envie de solitude, fût-elle accompagnée
Parce que je ne veux pas être dépendante de qui que ce soit
Parce que je me sens capable d’y arriver seule
et de ne le devoir qu’à moi-même
Parce que je ne veux plus (me) mentir
Parce que je me veux juste dans mes relations
Parce que j’ai envie de liberté et de vérité affective et sexuelle
Parce que je ne veux plus être la mère, ni la fille, des hommes de ma vie
Parce que je crois à la nécessité d’un temps de passage
avant tout nouveau départ
Parce que la femme en moi a envie de la rencontre
avec un homme debout, autonome, aimant et invitant
Parce que je veux transmettre à nos enfants
ce message de confiance en la vie
– qu’ils peuvent être oser eux-mêmes,
prendre des risques, et sentir battre leur coeur
Parce que je m’aime vraie
Parce que je m'aime vivante
17 mars 2010
Piqûre de rappel
- Tu es belle : quand tu sors du doute, ton enthousiasme et ta force gagnée font plaisir à voir, on est de tout cœur à tes côtés dans tes combats, on veut que tu les gagnes. Lâche pas, tu tiens le bon bout !
Oct. 2008
14 mars 2010
First Roxane's gag
Quel âge j'aurai quand elle aura mon âge ? 12 ans ?
Lulu : Non, plutôt 14... entre 13 et 14, en fait.
Elsa : Mais, entre 13 et 14, y a rien ???
12 mars 2010
Enfances
Et de sortir les recueils de nos réalisations d'alors - travail sur les contes, atelier de poésie, jeux littéraires... et l'album de portraits que j'avais réalisés à cette époque. Des portraits dans lesquels je retouve l'attention portée à chacun, qui m'avait permis de saisir sur le vif un peu de l'être de chaque gamin.
Un très joli moment avec mes propres enfants, où partager à travers leur univers - celui de l'école primaire - ce qui me tient le plus à coeur encore aujourd'hui, la lecture, l'écriture, la photo, et l'accompagnement de ceux qui sont le plus en difficulté.
L'occasion peut-être pour eux, de réaliser que les adultes qui les encadrent - maîtresses, moniteurs, accompagnateurs de tous ordres - peuvent être engagés dans la relation assez pour pouvoir raconter quelque quinze ans après un peu de leur histoire, et le petit bout de chemin parcouru ensemble...
10 mars 2010
Petits moments de grâce
Quand un groupe de femmes étrangères déborde joyeusement le cadre d'une intervention de prévention pour aborder à leur façon cette bonne vieille histoire de la pomme et du serpent, et de "La faute à Eve" (dans un groupe où toutes les grandes religions étaient représentées : chrétiens, musulmans, bouddhistes, hindouistes).
Et dans le groupe suivant, quand une vieille dame musulmane et veuve, m'a dit dans un grand sourire édenté, bah, l'amour c'est plus pour moi, mais je prends le papier pour ma fille !
Quand je reçois un élève de 3ème aujourd'hui suffisamment dégagé des névroses familiales pour s'être mis en mode projet professionnel, et même pour imaginer des stratégies alternatives en cas d'échec. Ce que Berne définissait comme un gagnant : non celui qui gagne à tous les coups, mais celui qui sait ce qu'il fera s'il perd.
08 mars 2010
Journée de la femme mon c.. !
Miss Tic
07 mars 2010
Lue
Tu es lue gardée lionne lue comme un roman noir
Sous ma loupe ma lampe et sous ma couverture
Mon héroïne mon amante du cinquième art tu es lue
Je parcours dans mon lit tes ratures
Tu es lue entièrement complètement lue
Je te dévore des yeux je me paye ta tranche
Tu te livres à mes doigts de papivore goulu
Et j’annote nos marges avec mon encre blanche
Tu es lue et je pends au cou de tous tes signes
Pourtant je ne perçois de toi que les images
Si lue, de la première à la dernière ligne
Je m’endors glissant en toi mon marque-page
Lue, lue si, tu es lue, lue de la tête aux pieds
Couchée dans ma bibliothèque pirogue
Lançant par dessus-bord tes dessous de papier
Maintenant le suspense jusqu’à notre épilogue
Lue dans les coulisses du métro lue à la lune
Des journaux militants des hebdos à parfum
T’es à poil quoi dans une main qui tient la plume
Et tu laisses après toi ton silence écrivain
Allain Leprest
Juke Box
Le dernier Higelin, Coup de foudre : quelques perles, la chanson éponyme, J'ai jamais su, Egéries, muses et modèles...
Le coup de coeur absolu, le 2ème Chez Leprest, et notamment avec Le temps de finir la bouteille (bouleversant), Je ne te salue pas (toi qui vis dans les cieux...), La retraite (qui me donne des frissons depuis la toute première écoute) et celle qui m'a laissée bouche bée : Lue. Portée par sa voix à lui, Leprest. Textes somptueux, musiques superbes - la grande classe.
Une grande bouffée de ringardise assumée (et de souvenirs entre 8 et 14 ans) : quelques vieux Sardou, Féminin comme, Road book, et le Requin Chagrin.
Des retrouvailles avec l'excellent Boucle, de Claire Diterzi.
Et une nouvelle jolie de mon nouveau chéri - Jamait - d'ailleurs découvert grâce à Leprest et à Saint Max : La fleur de l'âge. Ne cherche pas à vouloir arrêter le temps j'aime la beauté dont il te pare et dont je suis l'amant...
06 mars 2010
05 mars 2010
Phrase du jour
Copyright : Nadia
04 mars 2010
Une fois mais pas deux
il était une fois mais pas deux
il était une fille
il était une fille mais pas deux
car c'est la première et la dernière fois
qu'on pourra te faire un cadeau comm' ça
il était une fois
il était une fois mais pas deux
c'est la dernière fois
qu'on te donne des doigts et des yeux
c'est la dernière fois
qu'on te donne des bras et des ch'veux
s'agirait d'en faire d'en faire bon usage
car c'est la dernière et pas d'rattrapage
il était une fois
il était une fois mais pas deux
rat'pas la fortune
tu ne pourras
ne pourras pas dir' qu' c'est pour des prunes
que ça ne compt' ne compte pas
rat' pas ton bonheur
tu ne pourras pas dir' qu' c'est pour du beurre
que ça ne compt' pas
il était une fois
il était une fois mais pas deux
rat' pas ta jeunesse
tu ne pourras
ne pourras pas dir'que tu en laisses
pour la prochain' fois
y 'a pas d'prochain' fois
un' fois mais pas deux
y'a pas d'prochain' fois à ce petit jeu
il était un' fois
il était un' fois mais pas deux
Brigitte Fontaine
26 février 2010
Coup de coeur
Des mains de femme dans ma mémoire
Traces de souvenirs fragiles
Viennent caresser d'illusoires
Moments de bonheur tactile
Des mains de femme dans mon enfance
Qui me consolent et qui me guident
Et comblent de mon existence
Le vide
Des mains qui touchent à l'essentiel
Des mains qui parlent en silence
Et qui par les mots qu'elles épellent
Effleurent la magnificence
Des mains de femme
J'ai tant aimé les mains des femmes
Sur mes maux s'est posé le baume
D'une empreinte ou d'un jeu de paume
De mains de femme
Des mains qui travaillent le jour
Des mains qui caressent la nuit
Des mains usées dont les doigts gourds
N'auront jamais été vernis
Des mains qui s'insinuent, galantes
Et déboutonnent la pudeur
Et d'autres qui, chastes, se gantent
De la plus douce des candeurs
Comme des ceps des mains noueuses
Par trop d'automnes fatiguées
Des mains tremblantes et veineuses
Que les saisons ont inspirées
Des mains de femme...
******************
Quitte-moi, quittons-nous juste un peu trop longtemps
Pour que nous ressentions le bonheur d'être triste
Loin des yeux, loin du corps, pour que l'envie résiste
Que je te dise "Viens" et pour que tu me rêves
De l'aube qui se couche à la nuit qui se lève
Quitte-moi, quittons-nous juste un peu trop longtemps
Il faut que tu me manques, il faut que tu m'espères
Inconfortablement, sans l'ombre d'un repère
Il faut que le ressac de la vie nous chavire
Nous perde corps et biens, brise notre navire
Quitte-moi, quittons-nous juste un peu trop longtemps
Il faut qu'au téléphone, incertain, je bafouille
Que je tue le facteur quand il revient bredouille
Que je me broie les reins à vider aux ordures
La poubelle remplie d'habitudes trop mûres
Quitte-moi, quittons-nous juste un peu trop longtemps
Juste un peu trop
Quitte-moi, quittons-nous juste un peu trop longtemps
Pour que je foute au feu mes plus mauvais poèmes
Que j'aille au magasin des nouveaux stratagèmes
Pour que demain s'avance et qu'aujourd'hui s'arrête
Fais croire que tu vas chercher des... cigarettes
Yves Jamait
Zazaland
Maman, comment ça s'appelle déjà, tu sais, les casseroles maigres ? Ah, oui, les poêles...
Elsa explique ce qu'elle fait à la natation : Alors, on descend dans le bassin jusqu'à poser le pied "à terre dans l'eau".
14 février 2010
Valentine's Day
Still holding on and trying to pretend now
Clinging to love we both know is dying
We've tried and tried to find the solution
But Darling
All our dreams have been played out
Still we go on hopelessly trying
How many times can we say good-bye
How many times can we see love die
How many times can we give it one more try
Before we really say good-bye
Good-bye
We're so in love but wrong for each other
Each hurt that heals brings on another
Both of us abusing
Both of us using
Darling
It's time to stop pretending
There's just no way to rewrite our ending
We're caught in this game
And we both know we're losing, but
How many times can we breakup and makeup
Both of our hearts refusing to wake up
Just can't go on and on
Living a lie
Though I'll always love you...
Dionne Warwick
10 février 2010
Dans le mille
Quand des pertes significatives éveillent, chez l'humain, ces trébuchements de l'être et ces oscillements entre vivre et mourir, il faut qu'un autre soit là, comme au commencement. Non pas pour faire cesser les mouvements de cet univers binaire, mais plutôt pour prendre la mesure de leurs contraintes psychiques et des dangers imaginaires non actuels qui les agitent (...).
Mais si la fille peut se résoudre à renoncer à la position phallique, elle est gagnante, dans la mesure où elle a la possibilité de se défausser sur la fonction phallique masculine en se disant : "S'il se tient droit, je n'ai pas à le faire." Elle peut alors s'identifier à l'homme qui se tient et qui a quelque chose qui se tient, un destin possible de la position féminine étant de transmettre son phallisme à l'homme désiré.
Ouriel Rosenblum, Le maternel, l'enfant merveilleux de la féminité
Corps et psychisme pulsionnel : je me construis et m'étaye bien en effet sur et à partir de cet Autre social et familial d'une part et d'autre part sur le somatique (...). Bien sûr, cet Autre doit répondre, à côté des besoins physiologiques, à mon besoin de sécurité psychique, c'est-à-dire soulager la souffrance, protéger des oppressions, tempérer les émotions, et en accord avec mon rythme.
Tout cela est suffisant pour me permettre des conditions suffisamment bonnes de survie. Pas pour devenir un sujet humain, c'est-à-dire vivant et désirant.
C'est l'apport de Freud d'avoir su trouver qu'il n'existe pas de sujet sans Autre du désir, de l'amour et du plaisir (...).
La succession des stades qui me permettraient, par simple maturation, d'arriver à un moment où je saurai m'y prendre avec l'amour, le désir, les autres, où je deviendrais opérationnel : tout ceci n'existe pas. C'est même le choc de la désillusion adolescente (...).
Et, toujours à propos du travail avec les adolescents :
Et on se retrouve à devoir entendre une polyphonie peu représentable et dont la mise en mots directe paraît quasi impossible. Ici reparaît l'infans, comme celui qui ne peut pas parler parce qu'il y a trop à dire et à penser. Car à qui s'adresse-t-on (...) ?
- A celui qui est encore sonné et laissé sans voix par le coup du pubertaire ? Cette génitalisation qui transforme le corps, périme les instances psychiques et les théories sexuelles datant de l'Oedipe, et rend inopérantes les défenses face aux pulsions d'inceste et de meurtre ?
- A celui qui est meurtri par les séquelles anciennes infantiles des attaques désubjectivantes des maltraitances ?
- A l'enfant que ses parents ont laissé tomber, incapables de contenance autrefois et aujourd'hui ?
Une seule bouche pour trois voix, ce n'est pas assez.
Patrick Ayoun, Recoupements
09 février 2010
Vivante
08 février 2010
Le Refuge
Quelque chose échappe, voilà : les personnages ne contrôlent pas leur vie, mais s'approchent l'un de l'autre avec une certaine douceur ; les choses ne sont pas "comme elles devraient être" - grossesse sous méthadone, deuil précoce, histoires d'abandon, désirs plus ou moins légitimes - et pourtant il flotte quelque chose de ténu, de subtil, et de simplement humain.
04 février 2010
Arrêt sur image
31 janvier 2010
Voice of Freedom
"Dans la vie, il y a pour tous des hauts et des bas. Mais nous avons tous des chansons que nous aimons plus ou moins, au moins une. Je suggère que ce soir chacun d'entre vous adopte une chanson, et qu'il se la remémore, et même se la chante pour lui-même, dans les moments difficiles. Adoptez une chanson."
"Si tu es dans une situation de stress, n'oublie pas de respirer. Je ne peux pas te garantir que la situation deviendra meilleure ; mais je peux te promettre que TOI tu te sentiras mieux."
"Si tu sais parler, tu peux chanter. Si tu sais marcher, tu peux danser."
Motivation des troupes : "ET....ET...ET... rien peut remplacer totalement TA présence parmi nous pour la construction de NOUS en tant qu'ensemble musical." Ou comment aller à l'essentiel. Ce qui ne vaut pas que pour les ensembles musicaux.
Dans cette musique bonne pour l'âme, dans la chaleur du groupe, dans la communion avec le public, me suis demandé si le moment ne serait pas venu pour moi d'y revenir...
28 janvier 2010
Conjugaison
On croit généralement que l'essentiel est d'AVOIR beaucoup de façon à pouvoir FAIRE beaucoup, ce qui entraînerait automatiquement le fait d'ETRE heureux ; il s'agit en fait d'inverser la proposition : partir de l'ETRE, sentir à partir de là ce qu'il convient de FAIRE, et constater que l'AVOIR nécessaire est déjà là, ou encore se met en place beaucoup plus aisément lorsque le mouvement est soutenu par cette énergie.
27 janvier 2010
21 janvier 2010
(F)utile
Une poignée de croquettes offertes à un chaton errant.
Des colombes en papier (c'est ici).
Un message affectueux en direct d'une usine de Nutella.
Le Concerto pour violon et orchestre de Tchaïkovski.
Des culottes rigolotes pour trois francs six sous (c'est là).
Un com' laissé sur la Care Box pour me dire que j'ai toujours d'aussi mauvais goûts musicaux ;-).
Une africaine qui chante a capella dans le métro - Baby can I hold you tonight ?
13 janvier 2010
Matière à réflexion
10 janvier 2010
Magies
Un anniversaire d'enfants avec un magicien remarquable - Elsa est repartie des étoiles plein les yeux, et moi aussi... avec un brin de nostalgie aussi - car le cirque comme la magie évoquent un monde où l'enfance, le couple, la famille, resteraient un espace protégé et protecteur - dans lequel la vie serait telle qu'on la rêve plutôt que telle qu'elle est.
09 janvier 2010
Percutant
Lulu : - Ca c'est difficile à dire ! Je ne suis pas dans ton coeur, et puis, je t'aime comme une maman aime sa petite fille, et toi, comme une petite fille aime sa maman... tu sais, il y a plein de façons d'aimer !
Elsa : - Oui, il y a l'amour triste et l'amour gai !
Et puis ? C'est tout ? Il se pourrait bien qu'elle aie raison, en fait. Deux façons - celle qui amène de la peine, celle qui réjouit le coeur...
08 janvier 2010
Grosse colère
...à entendre l'heure suivante un adolescent repéré l'année dernière comme fragilisé - papa subitement décédé d'un arrêt cardiaque, fratrie de 7 enfants, mère évidemment désorientée, et qu'on a quand même mis dans une classe où il est quasiment impossible de travailler, tant elle regroupe d'enfants en grande difficulté.
Un adolescent intelligent - bien assez pour reconnaître qu'il participe désormais au bordel ambiant - mais aussi qu'il aurait aimé avoir davantage de travail (je m'agite quand je m'ennuie parce qu'on va trop lentement, ou quand je suis trop en colère de ce qui se passe), qu'il faudrait que les professeurs tiennent un minimum compte des lacunes de la classe plutôt que d'imposer le programme de l'année quand les bases ne sont si évidemment pas acquises, ou que hors les classes européennes, point de salut... et qu'il n'y aura pas accès.
Il a raison. Sur tous les points. Il n'est pas le seul, à souligner les violences de l'institution, le mensonge sur l'égalité des chances. Il n'est pas le seul non plus, à savoir reconnaître la valeur des professeurs qui néanmoins continuent à travailler, à encourager, à tirer vers le haut - ou tout simplement (!), qui les respectent (et ceux-là n'ont généralement guère de mal à se faire respecter en retour, même dans les classes réputées difficiles).
A sa place - à leur place - je me dis parfois que j'aurais envie de foutre le feu.
07 janvier 2010
02 janvier 2010
Il y a
D'un chagrin j'ai fait un repas
Au coin de moi je nous regarde
Et on a tout pour être beaux
Même si le temps nous retarde
Humain c'est joli après tout
On travaillera nos rencontres
Pour unir les sages et les fous
Lire la même heure sur nos montres...
01 janvier 2010
Tarots
Dans ce qui freine à ce jour - le Maître - soit qu'il faille renoncer à s'en remettre à autrui, soit que je n'aie pas encore trouvé de guide suffisamment sûr ; et la Transformation - carte récurrente, qui indique la nécessité d'accepter de lâcher pour pouvoir avancer (le message est plus net que cela : il s'agit de mourir pour renaître).
La voie à suivre est celle de la Réceptivité - se mettre à l'écoute, ne pas chercher à tout prix à agir, mais se laisser traverser... et le conseil, ou l'orientation donnée, est la Patience (symbolisée par une femme enceinte et ses neuf lunes) - sans commentaires...
78 cartes ; autant d'interprétations que la créativité humaine (et mes propres filtres) le permettent (ce qui rend son "utilisation" à titre de guide à peu près indécidable - et heureusement ?) ; et pourtant - je suis toujours frappée par la pertinence des jeux, la récurrence statistiquement peu probable de certaines lames, et par la cohérence thématique sur un même tirage...
31 décembre 2009
Special gifts
A ceux de la "garde du coeur" qui passent régulièrement ici, en cette fin d'année j'avais envie d'offrir ceci. Pour l'attention, la présence, la tendresse...
Et aux lecteurs inconnus, cela. En souvenir de la soirée qui a suivi : Petit Moment de Bonheur Jubilatoire. (Aux précédents aussi, qui y reconnaîtront mon goût immodéré pour une certaine forme de chanson française...).Comme quoi, à bien y regarder - le bonheur n'est jamais si loin...
25 décembre 2009
Moment de grâce
24 décembre 2009
La part du pauvre
Et puis, ce n'est pas tous les jours que l'on prend un repas de Noël avec un abbé (très) gourmand (le curé des Trois messes basses ?), et rieur - le voir échanger avec Léo des blagues sur la chasse aux éléphants roses aura été un grand moment.
Père Noël
PS : A la sortie de la messe de Noël, Léo persifle sur la bedaine du Père Noël. Elsa prend sa défense : Le Père Noël il est PAS gros, c'est une légende !.. (Comprenne qui voudra).
22 décembre 2009
20 décembre 2009
Protection rapprochée
Interdit d'interdire
15 décembre 2009
Cassé...
14 décembre 2009
Oeil de lynx
13 décembre 2009
Pico Bogue

12 décembre 2009
Rectificatifs
- "Tu es peut-être un chat d'appartement, mais qui grimpe aux rideaux, secoue les coussins du canapé, et ne rêve que de filer par la fenêtre ???"
ET, à propos de mon besoin d'être protégée : "Moi je crois que tu es une grande fille, tout à fait capable de se débrouiller toute seule. Tu n'as PAS besoin d'être protégée ; tu as besoin de chaleur - comme nous tous...".
Ok, ok... et merci.
01 décembre 2009
Julianna
27 novembre 2009
Mamie Yoyo
(Suite au post : Parents indignes)
Je n'aurais pas voulu être à la place de Elsa lorsque la dame lui a répondu qu'elle n'avait pas de télé !!! J'ai eu les larmes aux yeux .......Quelle vieille mamie je fais !
Il y a 40 ans environ, nous regardions la télé en famille et/ou amis, c'était une soirée TELE ! Ce n'était pas encore la société de consommation. Et il y avait une clé pour ouvrir cette télé ! Donc autrefois, la télé était une récompense, une réunion, et non pas une habitude..... C'était très, très bien. Que de bons souvenirs familiaux et amicaux.
Une petite "histoire" entendue hier soir sur la 3, une vraie émission sur l'état de notre planète :
- Un grand-père africain avait besoin, pour travailler, d'un chameau,
- Le père d'une voiture,
- Le fils, de deux voitures,
- Et le petit-fils aura un besoin urgent pour travailler.......d'un chameau.
Mamie Yoyo
26 novembre 2009
Arpèges
Lors du rappel, une oeuvre pour piano solo - et l'émotion des autres musciens, perceptible - la salle retient son souffle, et je mesure ce que doit être pour des gens qui ont consacré leur vie à la musique ce privilège : être parmi ceux qui auront joué avec Aldo Ciccolini.
Old friends
Copyright : Géraud
Il n'y a pas longtemps, je déplorais auprès de Marion mon indécrottable sentimentalisme. Réponse (avec sourire indulgent et affectueux) : Bah, c'est aussi ce qui fait ta beauté !
25 novembre 2009
Vocabulaire
Mais ce mercredi, en contrepartie, Elsa a proposé la minute des beaux mots. Délicieuse initiative, n'est-il pas ?
23 novembre 2009
Ego trip
22 novembre 2009
Parents indignes
Au coup d'oeil - bobos parisiens déjeunant avec leurs enfants dans le Marais - un peu comme nous, en d'autres termes ;-) - je me dis que j'ai moi aussi un coup à tenter, et pose la question à la maman : Voilà, ma fille vient de me dire qu'elle pense que vous êtes une vraie famille, parce que vous avez certainement la télé. Franc éclat de rire de la maman, et désappointement d'Elsa : non, ils ne l'ont pas non plus...
21 novembre 2009
Choses lues, choses vues
Au même endroit, les tirages poétiques de Michaël Kenna - des petits formats aux lumières étranges et au grain unique - paysages-haïkus d'où se dégagent mystère et silence... Mes préférés furent ses portraits d'arbres ; voici ce qu'il en dit : J'aime connaître intimement un arbre... Je passe un bon moment à en faire le tour, j'essaie de le connaître. En fait c'est comme si je lui parlais. J'essaie d'être respectueux et surtout j'aime revenir vers lui deux ans, cinq ans plus tard, aussi souvent que possible.
Robes de rêve
La Zaza tire la langue devant les robes de princesse en vitrine, demande à entrer - matières somptueuses, couleurs chatoyantes, accessoires délicats - c'est vrai que c'est irrésistible. Nous avons alors la chance de faire la connaissance de... Zélia elle-même, petite fée rock'n'roll et survoltée, qui nous raconte d'un trait son nouveau projet - mettre le rêve à portée des petites filles, et pas seulement pour le cortège du mariage de la tante Bidule - mais pour qu'elles soient les princesses qu'elles sont vraiment (comme chacun sait).
Ce qu'elle transmet, c'est son énergie - l'énergie de qui est porté par son désir. Et d'évoquer pêle-mêle les petites mains marocaines qui créent des merveilles et la mafia russe, l'univers du luxe (...ou supposé tel) et les arts martiaux... un éventail déployé, vivant, et non dénué d'humour et de recul - aussi haut en couleur que ses robes. (Commentaire d'Elsa : J'ai pas tout compris, ce qu'elle a dit ? :-)))
Et de proposer à Elsa d'essayer juste pour le plaisir une délicieuse robe bustier imprimée de petits chats - une tout comme celles des grandes, avec une large ceinture de soie et de la dentelle noire... et une petite cape de laine tout droit sortie d'un conte de fée.
Quant à moi, j'ai eu un coup de foudre pour celle que la créatrice a dessinée pour les 20 ans de sa fille - une robe bustier courte (roses de velours noir, soie fuschia, laçage dans le dos) - essayée avec les longues bottes de cuir que je portais ce jour-là, et que j'aurai bien complétée d'un Perfecto...
Au retour de l'expo, en passant devant la boutique, Elsa me demande : Maman, on peut encore aller rêver ? Et c'est décidé : plus tard, elle ne veut plus être acrobate-photographe, mais créatrice de robes de rêve.
19 novembre 2009
La bonne distance
Me demande si ça ne vaudrait pas aussi pour les couples ?
16 novembre 2009
Valeurs sûres
Ai traversé le week-end en conjuguant ce qui m'est le plus cher - la tendresse vigilante des proches, la vie avec les enfants (les nuages sont prêts, quoi que pas encore accrochés, et Elsa progresse au Cluedo !), partager avec eux ce qu'il est convenu d'appeler culture et qui m'est bien plus précieux encore - à travers une exposition sur les légendes arthuriennes à la BnF (livres anciens somptueux, Elsa ébahie : des livres écrits et illustrés à la main ?.. et nouveau film-culte à la maison : Sacré Graal !), et un film, ou plutôt un montage de trois petits films d'animation des années 20, Les contes de l'Horloge magique - atypique et poétique.
14 novembre 2009
Pet Shop Girls
Devant son inquiétude, je lui propose d'inviter Jo le lendemain - pour qu'elles puissent à nouveau se parler et jouer ensemble. Elsa, soulagée : "Oh oui Maman, j'espère qu'on va se réconcilier, parce qu'on a déjà vécu beaucoup de vies ensemble !".
13 novembre 2009
Quinzaine
"J'aurais aimé savoir si cette insouciance achevée était due à une ignorance totale de la méchanceté du monde, ou à une connaissance approfondie de celle-ci et à sa compréhension. Au fond, qu'il n'existe pas de serpents venimeux ou que l'on soit immunisé contre leur venin après des injections sans cesse plus fortes de leur venin, cela revient au même. Ce vieil homme avait un visage de petit enfant qui n'a pas encore appris à parler, que tout intéresse et que rien ne surprend."
Et puis le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - roman épistolaire qui se lit d'un trait - ce n'est pas un grand livre, mais c'est un vrai bonheur. Dans la même lignée, le dernier Gavalda - L'échappée belle (qui n'a rêvé de faire l'école buissonnière à la perspective d'un mariage assommant ?), qui m'a beaucoup fait rire et même arraché une larme.
Idem pour Away we go - dernier film de Sam Mendes (Lalie, l'as-tu vu ?) - parfait antidote à la Dolce Vita - même en version remastérisée j'en suis sortie avec la nausée - alors que le Mendes réconcilie avec l'humanité - foutraque, bancale, mais plutôt portée à faire de son mieux - dans l'ensemble.
A part ça ? Les enfants ont une chambre refaite de neuf. Parquet clair et murs blancs, à l'exception d'un mur tapissé de ciel qui sera prochainement redécoré suite à un projet d'atelier "Nuages" à la maison. Une idée d'Elsa, pour une fois approuvée par Léo !
A part ça ? Deux guerriers épuisés ont déposé les armes. Reste à savoir comment transformer la trêve en élan - sans y perdre ce qui a émergé - si douloureusement - de nos singularités... (J'aime beaucoup ce mot - singularité, qui m'évoque irrésistiblement, insularité - et donc les îles - étendues autonomes, battues par les vents et les flots, mais souvent si belles...)
10 novembre 2009
La mamma et la putain
Dans l'espace public, pas une seule femme ; dans le troquet sinistre à la sortie de la gare, je suis la seule - et la seule Blanche. Malaise... Ah si, en voici quelques-unes, tirant leurs chariots dans les allées du marché tout proche. Derrière les femmes voilées, sans silhouette et sans âge, un stand de lingerie pornographique (je ne vois pas d'autre mot ?) digne des plus sordides sex-shops.
Leur attirail, caricatural, me ferait sourire, si mes consultations ne m'avaient mise si souvent en contact avec les drames de ce monde où la femme ne peut être que mère ou putain (ou pire) - mais dans tous les cas, inexistante en tant que sujet.




