To care : j'aime ce mot, qui dit à la fois la précaution, l'attention, la responsabilité, le souci, l'importance, le soin. Care box : un néologisme pour quelque chose comme, boîte à attention (littéralement en anglais imaginaire, trousse de secours).
10 avril 2012
Entre les deux
Y a pas de berceuse pour adultes
Parce qu'on a voulu grandir
On avale notre pilule
On en a besoin pour dormir
Parce qu'on s'est laissé vieillir
Y a pas d'berceuse pour les grands
Parce qu'on a tous voulu fuir
Ce qui reste en nous d'enfant
On n'peut plus s'assoupir
Avec ce tendre sourire
Parce qu'on s'est laissé vieillir (...)
Lynda Lemay
08 avril 2012
Montlevon - San Francisco
03 avril 2012
Bonheurs de la semaine
-Et puis, notre invitée californienne - exactement ce dont je rêvais lorsque je me suis inscrite sur le site de CouchSurfing : ouverte, drôle, futée, serviable, curieuse de tout... charmante avec mes enfants, mes amis - même le chat l'a adoptée ! Mon anglais s'est amélioré, je lui ai fait découvrir l'ïle Saint-Louis en Vélib' et goûter les glaces Berthillon, bref, nous sommes l'une et l'autre enchantées de l'expérience (et nous nous reverrons, puisqu'elle est ici pour trois mois). It's official - I'm a CS host now.
27 mars 2012
Funny family
19 mars 2012
Les petits bonheurs
14 mars 2012
Boucle
Marie-Paule Belle
02 mars 2012
(Re)création
Simultanément l'énergie revient, et avec elle l'envie de faire que certains rêves deviennent réalité. Cet hiver je l'ai traversé comme un long tunnel - cette semaine j'ai pris la résolution de contacter les gens que j'aime et dont je n'ai pas de nouvelles depuis trop longtemps. Quatre coups de téléphone, et sans avoir rien demandé, une offre de week-end, une autre de travail, une invitation au Mexique, un petit tango.
Hier je rêvais d'une maison ouverte aux amis et aux amis d'amis - demain peut-être nous accueillons notre première hôte étrangère, une étudiante américaine qui cherche à être hébergée quelques jours à Paris.
Love life sometimes.
28 février 2012
Convictions
Le texte qui suit est l'exact reflet d'une politique qui impacte, et aujourd'hui menace, chacune de mes activités professionnelles - qu'elles soient individuelles ou groupales, destinées aux ados ou aux adultes, et qu'elles soient tournées vers la prévention, le soin ou l'accompagnement des équipes. Une hospitalité de la folie... si je ne travaille qu'à la marge de la psychiatrie dite "hospitalière", je crois que cet appel vaut tout aussi bien pour une hospitalité de la fragilité, qu'elle soit liée à l'âge, au statut social, au niveau d'éducation, à la situation familiale, aux représentations de la société.
...Nous leur dirons aussi combien la politique sécuritaire amalgamant les malades mentaux à des délinquants ou à des criminels potentiels est, au-delà du caractère insultant et erroné de cette affirmation, une entrave majeure à une politique de soins digne de ce nom.
Nous leur dirons comment la dimension relationnelle, spécificité centrale de la pratique soignante, ne peut pas être standardisée, protocolarisée, normée, référencée à des « normes qualité » comme des objets, ou des produits de consommation, promue comme tel par les procédures d’évaluation, d’accréditation.
Nous leur transmettrons à quel point ces procédures ont généré depuis une dizaine d’années dans les établissements, une bureaucratie tatillonne, abêtissante, détournant la mission de soins vers des critères comptables et de productivité deshumanisante.
Nous leur expliquerons qu’hélas la Haute autorité de santé (l’H.A.S.), à travers ses conférences de consensus, de recommandation ou de processus de certification, tente de faire appliquer des conceptions opposées et étrangères à ce qui fait le fondement de nos pratiques cliniques.
Nous leur démontrerons que les pratiques évaluatives prônées par L’H.A.S. tentent d’exclure la dimension psychopathologique du champ de notre discipline.
Nous leur dirons comment l’utilisation abusive et idéologique de découvertes scientifiques récentes envahit le discours social ambiant, toujours en quête de sensationnalisme, espérant des issues rassurantes aux inquiétudes del’époque. Ces excès tentent de détourner les soignants, les patients et les familles des vrais problèmes auxquels nous sommes confrontés : pénurie de moyens, insuffisance de la formation, conception réductrice de la souffrance psychique.
Nous leur dirons aussi combien la psychanalyse a été et reste une compagne fidèle et indispensable de la psychiatrie, ou tout au moins pour ceux qui pensent que la maladie mentale est une maladie de la relation aux autres, à soi-même, au monde. La psychanalyse n’est pas une technique comme une autre. Elle représente un apport culturel indispensable à la compréhension du fonctionnement psychique humain. Ses concepts peuvent être d’une aide précieuse dans le travail au quotidien pour les équipes soignantes dans leur confrontation avec la psychose, avec les angoisses et les complexités des enjeux institutionnels.
Nous dirons avec force que nous refusons ce système qui demande en permanence de se plier à la norme des «trois P»:
- apporter la preuve de résultats immédiats quant on sait que l’évolution pour les pathologies les plus complexes se mesure dans la durée,
- prédire l’avenir,
- instaurer la peur à l’égard des malades mentaux.
De telles perspectives sont inconciliables avec une hospitalité de la folie.(...)
Texte complet ici.
27 février 2012
Malhabile
Parce que...
Libertés
Et puis, le remarquable film d'Angelina Jolie sur la guerre en Bosnie - Au pays du sang et du miel, glaçant et sans complaisance, mais aussi subtil et poignant - universel je pense - si cette guerre-là a été particulièrement atroce, l'incroyable sauvagerie des hommes ne me semble pas différente en Syrie aujourd'hui, au Rwanda hier - ni les dilemmes humains auxquels elle confronte.
J'en suis sortie émue, plus consciente que jamais du privilège de vivre dans un pays en paix, dans lequel je suis libre de mes opinions et de mes croyances, libre de voter, de m'instruire, libre d'être une femme sans que cela fasse de moi une victime désignée par avance, libre d'aimer qui je choisis.
23 février 2012
Senti(mentale)
- Mais alors, qu'est-ce qui compte, si ce n'est pas les centimètres ?
20 février 2012
Another day in paradise

J'ai nagé au milieu des coraux et des poissons tropicaux, fait du ski nautique sur la lagune (avec les crocos, pour plus de mordant), me suis envolée au trapèze, ai navigué sur catamaran et kayak de mer, et j'en oublie ! Dégusté des plats délicieux, bu des mojitos et des pina colada jusqu'à plus soif (open bar every night and day), parlé anglais avec les touristes américains et canadiens, profité de la joie des enfants enchantés, et de la belle énergie de G.O très charmants. Le Club vend du rêve, mais tient ses promesses et même dépasse toute attente - buffets pharaoniques, soirées féeriques, sens du détail et du service inégalés, gentillesse réelle, vrai talent à faire naître de la beauté et de l'émotion, dans les lieux, dans les fêtes, entre les êtres.
Elsa m'a dit ensuite, mais, le Club Med, c'est un mensonge, le pays n'est pas comme ça ? Exact ma chérie... mais c'était un merveilleux mensonge (et il fait vivre la quasi-totalité de la population de cette province). Quant à la fin du monde annoncée pour cette année, les descendants des Mayas rigolent doucement - mais les Occidentaux achètent, ce qui est le but du jeu, après tout.
02 février 2012
Dis-moi ce que tu chantes
C'est ce qui me fait aimer la chanson je crois - cette puissance d'évocation immédiate, même et surtout quand elle est apparemment naïve.
Une de mes patientes ne rêve pas, en tout cas se souvient rarement de ses rêves, mais arrive très souvent avec la chanson du moment, qui nous renseigne sur ses humeurs plus ou moins pré-concientes - au point où j'en arrive à lui dire, alors, quelle est la bande-son aujourd'hui ?
Pour ma part, je fredonne fréquemment - quand je vais bien, quand je vais mal, souvent sans m'en rendre compte - et quand je prête attention à ce qui s'est mis à me trotter dans la tête, le message est souvent explicite. Au point qu'il m'est arrivé de changer d'air (!) afin que l'autre n'entende pas ce qui m'habite à ce moment-là - c'est comme si je me baladais toute nue d'un seul coup...
30 janvier 2012
Glee
Je ne regarde jamais de séries - et pour cause, nous n'avons pas la télévision. Mais j'avais entendu du bien de celle-ci... bien sûr, le scénario comme les dialogues n'ont rien de renversant. Mais la musique est très exactement à mon (mauvais :-))) goût, les valeurs défendues sympathiques, et surtout, surtout, c'est un pur bonheur de regarder ça un enfant niché de chaque côté, sous la couette au fond du canapé. Vrai problème : nous en sommes à l'épisode 20 sur 22, et la saison 2 n'existe pas encore en DVD en français... (tenter la VOSTF en streaming ?).23 janvier 2012
Cat again
Si je me souviens bien, quand Alice parvenue à une bifurcation rencontre le chat de Cheshire, elle lui demande quelle route elle doit prendre. "Cela dépend principalement de l'endroit où vous désirez aller", dit le chat. "Je n'en sais absolument rien", répond Alice. "Dans ce cas qu'importe la route que vous prendrez ?", dit le chat. (de mémoire) Lulu-Alice
18 janvier 2012
Adolescences
13 ans, obèse, vue il y a un an – parce qu’inquiétante, mutique, souvent violente. J’avais évoqué l’idée alors d’un secret qui pourrait peser sur elle, dont elle pourrait parler peut-être, si ce n’était à moi alors à un professeur, ou encore à l’infirmière. Elle n’a pas donné suite. Un an plus tard même tableau : seule évolution, un conseil de discipline qui va entraîner une exclusion, quelques hochements de tête et une phrase : oui, elle sait pourquoi elle est agressive, déconcentrée, incontrôlable parfois. « Pour oublier quelque chose ». De passé. Il y a 3 ans. Et non, ce n’est pas juste qu’elle soit sanctionnée pour une histoire qui la dépasse et l’a infiniment blessée. Quatre mots. D’accord pour revenir. Souhaitons que l’établissement lui en laisse le temps.
11 et 13 ans, arrivées d’Haïti après le tremblement de terre. Hébergées par une tante paternelle qui a usurpé l’identité de leur mère et obtenu des papiers français – un échange de bons procédés, n’est-ce pas… Le père habite ailleurs, vient d’avoir une autre petite fille. La tante n’est finalement pas ravie d’avoir les deux filles à charge, les exploite plus ou moins et a semble-t-il la main leste.
11 ans. Violences, aussi. A osé demander à sa mère si elle l’aimait. Réponse négative. Volée de coups. Je ne suis pas certaine que le rappel à la loi suffira, pour cette mère-là. C'est une amie des petites Haïtiennes, qui voudraient savoir si elles peuvent l'adopter...
13 ans. Le collège appelle le père, alors que la mère a expressément demandé que tous les messages lui arrivent. La gamine est terrorisée, et pour cause : la mère la couvre, mais couvre aussi les violences du père (fratrie de quatre...). Nous n’avons pas réussi à convaincre la mère, venue la chercher, de la mettre à l’abri le soir même dans un établissement pour mineurs. Alors nous avons insisté sur le fait que si le lendemain, la jeune fille avait ne serait-ce qu’un cheveu de travers, nous saisirions immédiatement le Procureur. Pari gagné. Et mère d'accord pour revenir, essayer de faire avancer la situation ensemble. Je suis contente que nous ne l’ayons pas désavouée en plaçant d’office sa fille. Mais je n’en menais pas large ce soir-là.
19 ans, troisième IVG ? Echo ce jour, presque douze semaines ? Comment savoir ce qu’il y a de mort, dans cette morne répétition – comme si elle s’était lâchée elle-même, dans l’indifférence du petit copain comme de la famille (comment peuvent-ils ne pas voir ?) – ce qu’il y a de vie, dans ces grossesses insistantes, qui sont aussi le seul moyen de garder un contact avec des professionnels de santé ?
Pour faire face à tout cela il est des mots précieux : Travail d’équipe. Relais. Réseau. Supervision. Mais quand même – il y a des jours…
12 janvier 2012
09 janvier 2012
Hibernation
24 décembre 2011
19 décembre 2011
17 décembre 2011
Reconnaissance
Le beau marin, c'était mon grand-père - qu'elle connaissait d'ailleurs depuis l'âge de cinq ans. J'aime tout dans cette histoire - que cette dame l'ait reconnue, que le souvenir vivace si longtemps après soit un souvenir d'adolescente envieuse et amicale à la fois, qu'elle l'évoque avec une telle spontanéité... so charming !
12 décembre 2011
I hate Mondays
Suis une lectrice régulière de PostSecret. Pour de bonnes et de mauvaises raisons, je pense... Ce lundi matin, je me suis fait cueillir par celui-ci. Parce qu'après la première semaine sans leur père, il y a eu la première valise faite avec eux pour la semaine suivante, le premier dimanche soir sans eux, le premier lundi matin sans les accompagner (mais avec le coeur serré à l'idée de croiser Elsa en partant, puisque mes horaires sont calqués sur les siens).PS : Je viens de comprendre - le sens du message. La carte de bibliothèque tamponnée, versus les codes-barres informatisés, je pense. Comme quoi, on ne lit qu'avec ce qu'on est, qu'avec ce qu'on vit...
PS2 : Ne pas perdre de vue, que ce qu'ils vont vivre est aussi, heureusement, différent de ce que moi j'ai vécu en tant qu'enfant de divorcés.
PS3 : Mais que ça n'en fait pas une affaire simple pour eux pour autant, et que je me dois donc de rester vigilante à ce qu'eux peuvent vivre...
09 décembre 2011
Neurones +
Le seul moment où je déteste cordialement mon chat, c'est quand il faut changer sa litière. Quand Léo revient, l'odeur des toilettes n'est plus celle de la cage aux fauves du Cirque Pinder : "Ah, la fée "logistique" est passée !", apprécie-t-il.
Elsa voudrait savoir pourquoi on ne peut pas penser l'infini. Peut-être parce que notre petit cerveau humain est lui, fini, trop limité pour concevoir quelque chose comme l'infini ? lui proposé-je - bien que certains chercheurs estiment que nous n'en connaissons pas toutes les possibilités. Après un temps de réflexion, elle me déclare : Moi, il me semble que je pourrais arriver à l'imaginer. Mais il me faudrait du temps, au moins une heure !
Ouverture
Travailler sur le coeur, apprendre à aimer, développer son humilité et apprendre à demander pardon ne signifie pas renoncer à tout discernement, comme certains semblent le croire. En effet, dans la mesure où l'ouverture du coeur passe par le "non-jugement" - une valeur très en vogue aujourd'hui - on voit de nombreuses personnes se fourvoyer et adopter à la place le non-discernement, ce qui est très préjudiciable (...). Si nous possédons à la fois un coeur et un intellect, c'est de toute évidence parce que nous avons besoin des deux pour bien fonctionner.
Olivier Clerc, Le don du pardon
08 décembre 2011
Just a kind of magic
Ebouriffant ! Pour les arrangements virtuoses, le répertoire "trop feel good" - et le plaisir à chaque extrait de reconnaître tel ou tel hit, d'autant que ma génération est clairement le coeur de cible de l'histoire (les reprises de Queen, WOW !), les interactions clownesques avec le public, les voix qui donnent le frisson (sur We are the world notamment). Tout ce que j'aime dans le spectacle vivant : le chant a cappella (mais le Captain Tempo et Scratcher sont tout aussi étourdissants), le jeu sur de l'universel (pas étonnant qu'ils tournent dans le monde entier), et puis, last but not least, partager ce bonheur avec ma famille de coeur - trois générations réunies, un souvenir nostalgique du premier spectacle des Violons Dingues - désormais Le Quatuor, et le plein de (très) bonne humeur !Beaucoup aimé aussi la réflexion d'Elsa - très fière d'être invitée désormais aux sorties de "grands" - "Moi tu sais les spectacles le soir c'est ce que je préfère, quand on sort et qu'il fait nuit et qu'on est un peu trop fatigués, on reste encore dans le spectacle - quand il fait jour c'est pas pareil, on ressort et c'est tout de suite la vie comme d'habitude...".
07 décembre 2011
Avent
Depuis toute petite, mon anniversaire précédant de quelques jours le 1er décembre, ma petite grand-mère m'offrait un calendrier de l'Avent. Un rituel entre nous, que j'ai transmis à mes enfants - l'ouverture de chaque case se faisant à tour de rôle, ensemble - un petit moment de partage avant de commencer la journée. Cette année aussi, cette année encore, j'ai amoureusement choisi LE calendrier. Séparation ou pas, il y a calendrier, comme il y aura sapin de Noël et guirlandes lumineuses (j'ai un faible coupable pour celles-ci).Seulement, j'avais un peu du mal avec la (Sacro) Sainte Famille et ses Jésus joufflus-cucul (allez savoir pourquoi), et pas davantage envie d'un Père Noël obèse ou de boîtes à chocolats plus ou moins infects (Elsa rigole encore de ma diatribe anti-Noël attitude). Et puis, je suis tombée sur celui-ci : un paysage de neige, des oursons perchés dans un arbre, qui pêchent des flocons scintillants à l'épuisette, des images un peu incongrues mais qui évoquent le Grand Nord ou les oiseaux migrateurs. Adopté !
04 décembre 2011
Two houses, or : North and South
And feel your hand across the water
Walk with you along an unapproved road
Not looking over my shoulder
I want to see
I want to hear
To understand your fears
But we're north and south of the river
I've been doing it wrong all of my life
This holy town has turned me over
A young man running from what he didn't understand
As the wind from the lough just blew colder and colder
There was a badness that had its way
But love was not lost it just got mislaid
North and south of the river
Can we stop playing these old tattoos?
Darling I don't have the answer
I want to meet you where you are
I don't need you to surrender
There is no feeling so alone as when the one you're hurting is your own
North and south of the river (...)
Christy Moore
01 décembre 2011
Slava's Snow Show
Deux heures de vraie magie - assez pour que grands et petits partagent à nouveau, pour quelques instants, rire et légèreté. Le clown à l'état pur, transgression et poésie avec trois fois rien, du papier, des ballons, une toile d'araignée comme celles qu'on peut trouver pour Halloween... Rien ne les arrête : ni les limites du lieu théâtral et de ses conventions (espace central, fauteuils, spectateurs : Break the rules !), ni celles du temps (pendant l'entracte, après les applaudissements, le spectacle est encore là), ni celles de la pesanteur (splendides images de bulles, et table d'ivrogne défiant les lois de la gravité) - évidemment pas celles de la logique : mer et tempête de neige se déchaînent dans la salle, la peur du noir rend insaisissable les contours de la chambre, et les quais de gare sont le lieu d'improbables adieux...29 novembre 2011
Les Bien-Aimés
J'ai voulu plaire et devenir
Une fille légère pour m'affranchir
Du poids du coeur et ses raisons
Ces amours aux semelles de plomb
Tout ce qui pèse tout ce qui tend
Ces kilogrammes de sentiments
Telle fille telle mère je suis restée
Une femme légère pour m'éviter
Le poids du coeur et ses mystères
Les amours comme des sacs de pierre
Tout ce qui pèse tout ce qui nuit
Jamais faire pitié juste envie
Mais j'ai beau faire je tombe d'amour
Les filles légères ont le coeur lourd
Le poids du coeur rattrape toujours
Les filles légères et toutes un jour
Ont ce sentiment d'échouer
De s'être légèrement plantées
Le poids du coeur oublie-le donc
Cette légèreté je t'en fais don
Tu sais tu ne risques rien de plus
Que d'être légèrement déçue
Et pour lui plaire j'ai rejoué
La fille légère j'ai essayé
Mais voilà mon coeur pèse des tonnes
Cette légèreté m'abandonne
Et c'est un fardeau surprenant
Ces kilogrammes de sentiments
(Alex Beaupain)
I like to move it move it
Ce que le chat lit : "Ce qui rend belle a toujours à voir avec quelque chose dont on se libère. C'est un mouvement qui se voit. Quand on est empêtrée (dans sa vie amoureuse ou familiale, au boulot), on stagne, on est figée, et ça se voit. Alors que, même épuisée ou en deuil, ou en pleine rupture, on peut être belle aux yeux de tous, dès lors qu'on est déjà dans le mouvement."23 novembre 2011
Lulu's day
Hey there, you lady in tears,
Do you think that they care if they're real, woman?
They just take it as part of the deal.
Lost in your men and the games you play.
Trying to prove that you're better, woman.
But you needn't get heavy with them.
Like it or not, we were built tough,
Because we're woman.
No, we never die for long,
While we've got that little life
To live for, where it's hid inside.
No, we never die for long,
Oh! Woman, two in one,
There's room for a life in your womb, woman,
Inside of you can be two, woman,
There's room for a life in your womb, woman,
Mama woman, aha!
Night after night in the quiet house,
Plaiting her hair by the fire, woman,
With no lover to free her desire,
How long do you think she can stick it out?
How long do you think before she'll go out, woman?
Hey! Get up on your feet and go get it, now.
Like it or not, we keep bouncing back,
Because we're woman.
No, we never die for long,
While we've got that little life
To live for, where it's hid inside.
Oh! Woman, two in one,
There's room for a life in your womb, woman,
Inside of you can be two, woman,
There's room for a life in your womb, woman,
Mama woman, aha!
Kate Bush
16 novembre 2011
Le choeur des femmes
Alors, malgré l'épuisement de ces jours, je me suis efforcée d'ouvrir mes oreilles plus grand encore. Et j'ai été récompensée : par ces gamines qui viennent demander une contraception avant les prises de risques - signe que les actions de prévention ne tombent pas toujours dans l'oreille des sourd(e)s ; par les quelques entretiens pré-IVG (de plus en plus en nombreux, au risque de ne plus rien y entendre) qui ont à nouveau permis une parole non pas sur "Pourquoi cette IVG ?", mais, "Pourquoi cette grossesse ?" ; par des rencontres Planning Familial qui, de fil en écoute, ont ouvert à une demande de psychothérapie...
Et, last but not least : j'ai dû faire en soirée, après une journée harassante, une intervention dans un centre d'hébergement pour femmes malades psychiatriques - dont beaucoup d'ex-toxicomanes. J'y suis allée à reculons. J'en suis revenue avec le sourire, touchée par leur franc-parler, leur générosité, leur humour aussi. Nous avons beaucoup ri, abordé toutes sortes de thèmes. Elles veulent que je revienne. J'en ai envie aussi.
Et puis... je me suis mise à relire Winckler !
Quand on pose des questions, on n'obtient que des réponses.
Elles savent toujours de quoi elles souffrent.
Tout le monde ment. Les patients mentent pour se protéger. Les médecins mentent pour garder le pouvoir.
Ce qu'une femme ressent est plus important que ce que tu sais. Et ce que tu crois compte beaucoup moins que ce qu'elle ne dit pas.
Le soignant, c'est celui à qui le patient prend la main.
Il y a un joli article à ce sujet dans le ELLE de cette semaine - quelques thérapeutes plus ou moins médiatiques parlent d'un patient qui les a marqués ; le point commun, c'est celui-là : la rencontre, le point de bascule se sont toujours produits au moment où ils ont accepté de ne pas savoir, de se laisser enseigner ce qu'il y avait à faire par le patient lui-même.
08 novembre 2011
Héros
Le lendemain, le temps d'une représentation de cirque - Empreintes, le nouveau spectacle de Grüss - pouvoir toucher à nouveau quelque chose de l'enfance - se laisser émerveiller une heure ou deux, tenir à distance la conscience aiguë, implacable que ces rires partagés, la lumière dans le regard de nos enfants et nous à leurs côtés - n'est plus qu'une fiction, un miracle provisoire - qui s'est éteint avec les projecteurs - bye bye, les héros que j'aimais, l'entracte est terminé...
02 novembre 2011
Mordorée
Je n'ai plus tout à fait la phrase en tête, mais il y a quelques années, Comte-Sponville écrivait en substance "Il convient donc d'avoir le bonheur modeste et le malheur, serein ; ni l'un ni l'autre ne sont tout à fait mérités."Ces quelques jours - le bonheur était là. Un été indien en Belgique - un automne de rêve, ensoleillé et chaleureux. Lecture au coin du feu et balade en forêt, théâtre, "bain-bulles" (une charmante façon de désigner un lieu enchanteur - sauna-hammam-jacuzzi etc.), maison(s) magnifique(s) et rencontres improbables (un grand bonheur, peut-être un de mes favoris : tisser des liens entre ceux que j'aime), le Musée Horta (décidément séduite par l'Art Nouveau et cette beauté des détails, comme à la Casa Battlo), une Kriek cerise à l'Hôtel Métropole et une gaufre dans les galeries Saint-Hubert, le Marché aux Puces des Marolles, et mon premier waterzooï home made... et puis aussi, et puis surtout, de jolis échanges et une complicité tendre - à moins que ce ne soit une tendresse complice ?
Je suis d'accord avec Comte-Sponville - je n'ai pas de mérite à cela, juste la conscience d'être extraordinairement privilégiée - et aussi, ce matin, un immense sentiment de gratitude.
31 octobre 2011
Un don
- Ce que je crois, c'est que tu seras de plus en plus aimée. Et de plus en plus grande.
Ou comment répondre à une question de midinette un brin narcissique (Miroir, mon beau miroir...) à un tout autre niveau - celui du coeur et de la vision.
Ou comment transformer une demande de réassurance un peu bébête (même si, les cheveux gris qui se multiplient, la petite ride du sourire qui se creuse, etc, etc.) en pur cadeau - celui d'une confiance qui, à cette étape de ma vie, est probablement ce que je peux recevoir de plus précieux.
24 octobre 2011
Quelques minutes de soleil en plus
Le plaisir de faire composer un bouquet par un fleuriste inspiré, à offrir à ma belle-maman pour le repas gentiment préparé pour les 12 ans de Léo. La joie incrédule de celui-ci devant le cadeau qui s'est mystérieusement mis à sonner : Oh, c'est pour moi ??? Dormir une nuit complète, sans cachets et sans réveil angoissé. Un peu de Vélib' au soleil... La rencontre impromptue mais joyeuse d'une ancienne patiente à la FIAC - la dame à la licence poétique... Au même endroit, la tentation de capter les bribes de conversations qui fusaient - rires d'enfants, snobismes avérés, langues étrangères, scène de ménage, perplexité ouvertement exprimée... et l'envie d'en faire un montage sonore : ma FIAC à moi ! Des bonheurs de cinéma : The Artist, le décalé Toi, moi et tous les autres, le poignant Incendies, demain, Polisse ? Un week-end tout doux qui se prépare.20 octobre 2011
Piquée !
Un cadeau-clin-d'oeil il y a une ou deux semaines, plein de malice affectueuse... c'est vrai, je ne l'ai pas volé. Suis hérissonne et hérissée en ce moment, souvent, et ne me laisse pas si facilement toucher. Bon, comme c'est dit avec humour, qui sait, avec amour, je crois que je peux l'entendre... et même le reconnaître volontiers. Et puis, il a de jolies couleurs, malgré tout, ce cactus !18 octobre 2011
Ilo veyou
Eu un p'tit (non, un sérieux) coup de blues en songeant qu'être séparée signifiait, ne plus attendre que David pense à m'en faire la surprise - ni celle-là, ni aucune autre. Eu un p'tit coup d'peps en pensant que je pouvais fort bien me l'offrir moi-même. Eu p'tit coup d'génie (ou plutôt, quelque chose entre l'intuition et le souhait informulé) en appelant le Hibou alors que j'étais déjà à la caisse de la FNAC.
Réponse : Oui, je l'ai déjà acheté - en fait je te l'ai déjà acheté. Il t'attend à la maison.
La pluie s'est arrêtée. Il fait beau.
17 octobre 2011
A méditer
Ne pas perdre son temps à ensemencer des déserts.
Le texte complet est là...
Je m'y épuise ces jours. Ensemencer le désert. Ne pas savoir renoncer à en appeler au lien, à l'humanité, et à la recherche d'un sens, là où l'autre est perdu dans une zone inhumaine et insensée. Etre aux prises avec le plus aigü d'une blessure d'enfance dont je sais qu'elle ne trouvera pourtant pas réparation à cet endroit. Déployer une énergie désespérée pour prendre néanmoins soin le plus possible de l'amour et de l'amitié autour de moi, de mes enfants, de mes patients aussi. Y arriver... parfois.
09 octobre 2011
05 octobre 2011
Hibou, joujou, bijou
Dans la catégorie petites joies qui font du bien, il y a le nouveau LuLuPhone... Moi qui longtemps n'ai eu qu'un téléphone sachant téléphoner, qui suis difficilement passée à un petit modèle gérant mails (sur un écran nanométrique !) et fichiers audio, me voilà pourvue d'un fascinant joujou dont je ne maîtrise pour le moment pas le centième des possibilités mais qui me réjouit absolument... Merci le Hibou ;-) !04 octobre 2011
La Colère
Ca te vient, ça t'arrive, cent clébards dans la tête,
Une locomotive, un barrage qui pète
Ca te sort d'une graine et ça devient un tronc
Et les branches d'un chêne qui t'éclatent le front
C'est jouir à l'inverse, c'est un ciel à sanglots
Et son grelon qui perce les parois de la peau
C'est pleurer à l'envers, le pétard de la peine
L'orgasme de la haine, c'est s'entr'aimer quand même,
La colère
C'est un piano qui cogne dans l'orchestre des veines
Ce pipeau dont l'haleine sent mille saxophones
C'est la sueur de décembre, mourir en italique
Vouloir nouer ensemble la Manche et l'Atlantique
C'est une épée tendue à la barbe des cons
Une fleur de passion aux pétales pointus
C'est le jour moins le jour, c'est un accouchement
Sans l'aube d'un enfant, les mâchoires de l'amour,
La colère
C'est les yeux qui s'effritent et le poing qui se blesse
Au tranchant des caresses, au baiser de la vitre
"Patron, une dernière, à la santé du diable !"
Et je casse mon verre sur le bord de la table
C'est un rire qui balance sous le ciel des gibets
Et son sexe bandé en haut de la potence
C'est le coeur éclaté mais c'est mieux que se taire
De pouvoir la chanter, comme hurler de colère,
Sa colère
C'est l'anus du Vésuve dessous ma casserole
Un fleuve de pétrole où navigue l'étuve
La langue qui s'embrase, la salive qui brûle
Et le ventre qui hurle pour attiser les phrases
Cette vague de braises au bûcher de la mer
Cette écume incendiaire qui lèche la falaise
C'est un feu de chevaux lancés au coeur des champs
Et le vent qui reprend l'odeur de leurs sabots,
La colère
C'est sauter à deux pieds sur l'édredon des ronces
La rage qui défonce les portes enfoncées
C'est l'opéra du cri, l'orage de tes bras
C'est cracher du lilas à la gueule des orties
C'est un hymne de fou, c'est l'étincelle noire
Qui porte à la victoire l'agneau contre le loup
Un baiser en dedans à l'amitié complice
Qui mord à pleine dents le cul de l'injustice,
La colère
Allain Leprest
Life goes on
01 octobre 2011
Voie de passage
"Ce n'est pas parce qu'il ne t'est rien revenu, que ce n'est rien devenu… "
Nous ne savons jamais ce qui se perd ou ce qui reste, à quel moment nous avons fait un geste ou prononcé une parole qui sera peut-être décisive pour la suite d'une histoire, la nôtre ou celle de l'autre, d'un autre... quelles graines trouveront une terre favorable et s'enracineront, pour longtemps peut-être, et lesquelles se perdront.
Ni tambours ni trompettes, l'instant est passé, la phrase a été dite, sans que nul ne s'en aperçoive. Des semaines ou des années plus tard peut-être, on vous dira: "C'est le jour où tu m'as dit..." ou peut-être on ne vous dira rien, vous ne saurez jamais. Le début d'une amitié, les germes d'une rupture, ou même une rencontre de passage, une seule phrase, qui fait basculer d'un côté ou de l'autre...
Nous ne savons pas davantage ce qu'il reste d'un amour qui se termine, ni comment cette invisible empreinte évoluera au fil du temps. L'amour donné, reçu, ne disparaît pas mais devient autre, chemine en nous, à notre insu…
Ce que nous savons si peu faire : accepter ces changements d'état, dans les minuscules occasions comme dans les plus fondamentales... Accepter que les (meilleures !) choses aient une fin, qu'elles puissent avoir "fait leur temps", comme on dit ; que les liens se rompent ou se délitent, que les rencontres aient des saisons, et que cette "fin" ne soit pas triste, mais plutôt une occasion de se réjouir, que cela ait été...
Croyance : Ce qui a été peut être modifié, endommagé par ce qui a suivi, annulé par ce qui en sera dit ultérieurement. Certitude : Cela a été, quoi que cela devienne.
Croyance : Le présent bascule dans le passé qui bascule au mieux dans le doute, au pire dans l'inexistence. Certitude : Cela a été et cela fut vrai - et cela fut juste, au moment où cela fut. Cela a été et continue à faire partie intégrante de nous-même, à nous façonner autant que nous le façonnons, à nous faire vivre.
Lost in translation
Ce matin, j'ai rêvé que je recevais de toi un message qui disait : "Je ne t'aime plus".
29 septembre 2011
Bonne question (2)
Je me pose la même question, Elsa. Dix-sept ans de couple, et du jour au lendemain, la complicité, la douceur, la confiance, la tendresse, les projets, l'alliance, anéantis ? Du jour au lendemain, un passage de "Je suis fier du chemin parcouru, des épreuves traversées ensemble qui nous ont fait grandir, je n'ai jamais été aussi vrai dans la relation, je suis heureux d'avoir des projets avec toi", etc. à - quoi que je fasse, sourire, pleurer, hurler, supplier, offrir, attendre, inviter - RIEN - électrocardiogramme plat en face - pas même l'empathie qu'on aurait pour une étrangère, la délicatesse de coeur qu'on aurait pour une amie ? Comment ne pas m'interroger sur un lien qui s'évanouit avec une telle brutalité ?Comment (sur)vivre au quotidien dans l'attente que les deux maisons deviennent une réalité, sans me blesser sans cesse à cet homme qui ressemble toujours à celui que j'aimais et en qui j'avais confiance, mais ne l'est plus, à l'image de cette famille qui semble intacte mais n'est qu'un leurre, un sursis plus douloureux chaque jour ?
Comment dépasser l'incompréhension, la colère ra(va)geuse, et la peine infinie, comment imaginer l'amour et la confiance demain s'ils peuvent disparaître ainsi - Hein ? C'est comme ça ?
21 septembre 2011
Meilleurs ennemis
(Moi, j'avoue, ça m'a fait rire).
18 septembre 2011
Le coeur à l'envers
14 septembre 2011
Douceurs
12 septembre 2011
La vérité...
Elsa, un peu plus tard : Mais nous on est une famille, alors s'il y en a un qui n'aime plus l'autre, ça bouscule tout le monde...
Suis toujours bouleversée par la finesse de ses formulations, mais j'aurais tellement aimé que cela soit dans un autre contexte... L'ai rassurée sur le fait qu'il y avait de multiples possibilités de préserver ou de ré-inventer ultérieurement joie de vivre et création. Et je le crois, même si je n'ai pas d'illusions sur le fait que nous nous préparons à un moment de traversée difficile. Pour le reste... wait & see...
09 septembre 2011
01 septembre 2011
Là-bas
...il y a aussi la musique, omniprésente, qui traverse (et réunit) générations, origines sociales, nationalités. De Temple Bar à Dublin, j'ai gardé la sensation d'une Fête de la Musique qui n'aurait pas de fin, groupes de pubs, musiciens de rue, chanteurs amateurs (qui ne sait ni chanter, ni jouer d'un instrument, n'est pas irlandais à ce qu'il me semble), ces chansons de pubs connues de tous, ces atmosphères chaleureuses et bon enfant - la meilleure façon d'aller à la rencontre de l'incroyable simplicité et de la gentillesse des Irlandais.
J'ai conduit à gauche, découvert la Guinesse et savouré des Irish Coffee, dévoré des petits déjeuners bacon ET saucisses ET boudin noir et blanc, galopé sur le bord de la mer, les sabots dans les vagues, (et je m'y suis baignée, mais c'était vraiment pour dire que je l'avais fait !), admiré le Livre de Kells, frissonné devant la falaise à pic qui borde un fort celtique vieux de plus de mille ans, escaladé le Diamond Hill pour découvrir une vue à 360° sur l'Irlande - Atlantique, montagnes brumeuses, et les grands lacs du Connemara, qui ne sont pas qu'une vieille chanson de Sardou.
J'ai chanté dans les pubs (une atmoshère différente chaque soir), ramené des pulls à torsades (qui comme il se doit ne sont portés que par les touristes) et des disques de chansons traditionnelles, découvert Christy Moore et appris je crois un peu plus sur l'histoire du peuple irlandais... Tout cela étant indissociable : impossible de saisir l'essence de la musique (ou de l'Irlande, c'est strictement synonyme) sans l'Histoire : chants de combat et d'adieux, protest songs avant l'heure, ballades déchirantes, mais aussi chansons à boire aux rythmes entraînants, pleines d'humour, de générosité et d'appétit de vivre.
Et puis, j'y ai soigné mon coeur, qui s'est remis à battre - me suis rappelé que l'humour, la générosité, et la joie de vivre, m'appartenaient aussi.
25 août 2011
Remède à tout
Ce matin, j'en arrive à la liste suivante :
Le top five :
- Love actually (comédie romantique au carré, qui s'ouvre par ce qui clôt toutes les autres, c'est à dire LA scène de mariage)
- Coup de foudre à Notting Hill
- Le mariage de mon meilleur ami
- Quand Harry rencontre Sally
- Mamma Mia
Les challengers
- 4 Mariages et un enterrement
- Pretty Woman
- Nuits blanches à Seattle
- High Fidelity
- L'arnacoeur
- Vous avez un message
- Bridget Jones
- Eclair de Lune
- 27 robes
- Sex Friends
- Ce que veulent les femmes
Les atypiques
- Lost in translation
- Moi, toi et tous les autres
- Jeux d'enfants
Les grands classiques (pas tout à fait comédies, mais si romantiques)
- Autant en emporte le vent
- West Side Story
- Casablanca
- Breakfast at Tiffany's
- Out of Africa
- Titanic
- La leçon de piano
- L'affaire Thomas Crown
- Tous les Angélique - Les demoiselles de Rochefort
- L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux
- Sur la route de Madison
- Manhattan
- Le patient anglais
- La route du Rhum
- Nos plus belles années
- La mélodie du bonheur
- Légendes d'automne
Bon, ben ça fait plus que 21, j'en conviens. Et j'en oublie. Lesquels ?
17 août 2011
Navigateurs
Quand on sait qu' ça existe / Quand on connaît l'bonheur / Tout le reste semble triste /Tout le reste fait peur / Quand on a plongé là / Qu'on s'est pris la fraîcheur / En pleine gueule, à pleins bras / On n'veut plus être ailleurs / Quand on connaît le ciel / Vu d'en bas, vu d' la mer / Quand on s' poudre au gros sel /Sous le fouet du grand air / Quand on sait comme c'est bon / D'se nettoyer l'esprit / En plein vent, sur le pont / D'un flottant paradis... (Lynda Lemay)
Dans les couloirs de la Cité de la Voile, j'ai rêvé longtemps devant les témoignages des grands navigateurs, ces fous de vagues et de vent, d'une liberté à peine imaginable pour nous autres petits terriens terrestres... suis revenue le coeur comme élargi - simplement pour avoir barré quelques minutes, le temps d'une brève sortie dans la rade de Lorient.
15 août 2011
Elle est finie la bouteille...
Le temps de finir la bouteille
J'aurai rallumé un soleil
J'aurai réchauffé une étoile
J'aurai reprisé une voile
J'aurai arraché des bras maigres
De leurs destins mille enfants nègres
En moins de deux, j'aurai repeint
En bleu le cœur de la putain
J'aurai renfanté mes parents
J'aurai peint l'avenir moins grand
Et fait la vieillesse moins vieille
Le temps de finir la bouteille
Le temps de finir la bouteille
J'aurai touché la double paye
J'aurai ach'té un cerf-volant
Pour mieux t'envoler, mon enfant
Un lit doux et un abat-jour
Pour mieux l'éteindre mon amour
Dans une heure, un litre environ
J'aurai des lauriers sur le front
Je s'rai champion, j'aurai cassé
La grande gueule du passé
Ca s'ra enfin demain la veille
Le temps de finir la bouteille
Le temps de finir la boutanche
Et vendredi sera dimanche
J'aurai planté des îles neuves
Sur les vagues de la mère veuve
J'aurai dilué la lumière
Dans la perfusion de grand-mère
J'aurai agrandi la maison
Pour y loger tes illusions
J'aurai trouvé du pain qui rime
Avec des pièces d'un centime
Rire et pleurer, ce s'ra pareil
Le temps de finir la bouteille
Le temps de finir la bouteille
Et chiche que la poule essaye
De voler plus haut qu'un gerfaut
Chiche que le vrai devient le faux
Que j'abolis le noir, le blanc,
La prochaine guerre et celle d'avant
Les adjudants de syndicats
La soutane des avocats
Les carnets bleus du tout-Paris
Le dernier-né du dernier cri
La force, le sang et l'oseille
Le temps de tuer la bouteille
Le temps de tuer la bouteille
Allain Leprest
11 août 2011
One step closer
I'm across the road from hope
I'm under a bridge in a rip tide
That's taken everything I call my own
One step closer to knowing (...)
I'm on an island at a busy intersection
I can't go forward, I can't turn back
Can't see the future
It's getting away from me
I just watch the tail lights glowing
One step closer to knowing (...)
I'm hanging out to dry
With my old clothes
Finger still red with the prick of an old rose
Well the heart that hurts
Is a heart that beats
Can you hear the drummer slowing ?
One step closer to knowing (...)
U2
10 août 2011
07 août 2011
Une solitude semée d'étoiles
Du déjeuner dans le noir, je garde la sensation d'un bien-être inattendu, d'une expérience qui vaut d'être faite, polysensorielle (toucher, parfums, textures, saveurs) et humaine - engager la conversation avec d'invisibles inconnus, c'est expérimenter une étonnante intimité (et pour la psy que je suis, une occasion de goûter à ce qui est entendu hors de la vue, qui m'a évoqué une conversation récente avec un thérapeute aveugle)...
De l'expo sur l'Inde, je garde, au-delà des clichés sur l'Inde contrastée, colorée, l'intérêt pour le processus créatif : la plupart des oeuvres ont été créées pour cette occasion par des artistes contemporains, et l'audioguide donnait accès à leur démarche, explicitée par eux-mêmes, plaisir rare pour moi qui vais plus souvent voir des grandes rétrospectives un peu figées, hagiographiques.
Quant aux Mummenschanz - pour moi ils étaient un souvenir d'enfance, celui des Muppet Shows que je regardais les week-ends avec mon père. Sur scène et sans petit écran, ce fut un moment enchanteur. Simplicité des moyens, universalité du langage (le spectacle est pourtant muet, et silencieux), poésie, humour, créativité débridée à partir de trois fois rien, des sacs plastiques, des tuyaux coudés, du papier, de la pâte à modeler... Dire que c'est un spectacle de mime, c'est n'avoir rien dit : il faut les voir, et les voir "en vrai". Le plus émouvant peut-être, à la fin - le moement où ils se sont démasqués, révélant leurs visages...
05 août 2011
Le nez dans les livres
Le premier est une histoire d'amour naissant entre un pré-ado et une petite fille - beaucoup de finesse dans les émotions évoquées, et la nature omniprésente à travers ces paysages atlantiques et les animaux, un grand cygne noir, une jument de ferme ; le second une histoire qui tourne autour de la solitude et de la culpabilité, de la volonté de bien faire et de l'envie d'être choisie et reconnue. Je les ai relus, ne suis pas surprise de les avoir aimés.
Deux "Bibliothèque Rose" retrouvés dans leur édition d'origine, et, comble du bonheur, avec leur odeur d'origine, celle des pages un peu jaunies qui reste pour moi associée à la blibliothèque de l'Ile de Ré.
Mon premier réflexe, lorque je les ai reçus, a été de les sentir ; aller simple immédiat pour la bibliothèque d'Ars, son fond jeunesse lu et relu, les rayonnages adultes auxquels jamais ma mère ne m'a empêché d'accéder, même très jeune, ce qui a été un vrai cadeau, les coussins dans les coins, les BD partagées avec les cousins et lues au coin du feu, une main disponible pour gratouiller la tête du chien.
Puisqu'Internet fait des miracles, je viens d'en demander un autre : retrouver "Une ombrelle bleu-rêve", lu et relu chaque année dans cette bibliothèque. Plus hasardeux, parce que petite édition, moins répandue que les Bibliothèque Rose. Exaucée.
Lorsque la maison a été vendue, et que je suis allée là-bas pour la dernière fois, j'ai emprunté un livre dont je savais que je ne le rendrais jamais, comme un souvenir de "ma" bibliothèque. Un livre qui lui aussi, sentait bon le papier jauni et la poussière... et que j'ai toujours. Contrairement à ce que j'imaginais alors, on peut aussi le retrouver sur Internet, il commence ainsi : "Si j'étais Dieu, Je referais tout avec jubilation : les hommes, l'amour, la Terre, l'Univers, toute la création, tout, sauf...".
03 août 2011
J'arrête de râler
Un support : un bracelet élastique que l'on change de poignet à chaque flagrant délit de râlage. Evidemment, le compteur des 21 jours est remis à zéro à chaque fois...
Je trouve la mission difficile, peut-être impossible, surtout en période de crise. Et en même temps, après quatre mois de crise aiguë ininterrompue (et de constat de l'inutilité de la plainte comme du reproche, même quand ils sont justifiés, et de la tendance de ceux-ci à s'amplifier de façon incontrôlable), je me demande s'il n'y aurait pas là quelque chose à tenter...
Et puis, j'aime beaucoup l'invitation à la vigilance, à soigner la qualité de l'expression de soi y compris dans le conflit, et à trouver des solutions alternatives, que ce défi représente. Et plus encore, la proposition d'utiliser l'espace et le temps de cerveau rendu disponible pour célébrer / remercier - ce qui était l'idée initiale de mon ex Boîte à Bonheur, désormais Care Box. Je suis convaincue que quel que soit le temps nécessaire pour atteindre (ou non) les 21 jours de détox râlage, les effets positifs ne peuvent que se faire sentir très vite...
Il y a aussi un livre, et un site, qui peuvent être des points d'appui intéressants.
Ai commencé le 1er août. Bon, ben j'en suis toujours à J1 hein... ;-)
Schizophrénie
"Faut-il avancer ou reculer ? Faut-il prendre cette direction ou une autre ? Dire oui ou dire non ? Peu importe la décision que nous finissons par prendre, celle-ci nous amène toujours à croire que notre choix aurait pu être meilleur. Le seul moyen de mettre fin à ce dilemme est de ne choisir ni l'un ni l'autre et de lâcher les deux simultanément.
Vous ne trouverez pas de solution en dressant des listes des pour et des contre ou encore en réfléchissant trop au problème. Il est plus sage de se fier à son coeur. Trouvez donc d'abord votre coeur. Si vous n'y parvenez pas, lancez-vous, tout simplement. Votre coeur se mettra à battre si vite que vous n'aurez aucune peine à le trouver !"



