08 décembre 2017

En silence

Je sais que je pourrais. Appeler. Mais je préfère ne pas. Vraiment, je préfère me rouler en boule, me faire couler un bain, me concentrer sur des tâches pratiques, reprendre une tartine de Nutella, tant pis, trouver un peu de beauté ici ou là, écrire ici ou ailleurs, parfois. Parce qu'il n'y a rien de rassurant à partager, pas de bonnes nouvelles, pas de plan B, pas de direction à ce jour vers laquelle aller.

J'en arrive à craindre le moment de donner des nouvelles, à éluder les questions, à détourner l'attention - ni vu ni connu, hop, un tour de passe-passe - les plus subtils, les plus aimants me laisseront faire, pas dupes. Je n'appelle personne, en ce moment, et ne réponds pas toujours.

Parce qu'il n'y a pas d'explication simple, de causalité linéaire, de solutions applicables immédiatement, de réponses toutes faites. Parce qu'il n'y a pas d'explication du tout, et que je ne veux pas qu'on m'en donne d'absurdes faute de mieux, ou parce qu'il y en a trop, dont certaines soulèvent une culpabilité aussi démesurée qu'irrationnelle, ou encore une terreur sans nom. Parce qu'aucun bon sens, aucun conseil bien intentionné, aucune consolation ne tiennent ici.

Il est d'ailleurs inexact que cette terreur est sans nom. Elle en a plusieurs, qui tous ramènent à la mort. Il n'y a pas de conseils lorsque l'on fait face à son enfant et qu'il se déclare inapte à la vie. Je ne veux pas être consolée : cette peine-là est inconsolable.

Il n'y a pas de mots pour dire ce qui circule, se dépose, dans cette intimité entre parent et enfant, des angoisses de mort, de l'abandon de soi, de la vie qui s'épuise, de l'impuissance réciproque. Même pas les mots qui pourraient se dire lors d'une maladie du corps, d'une longue ré-éducation, d'un protocole de soins fût-il douloureux.

Je voudrais être rassurée ; mais cette angoisse-là ne peut être apaisée par les chemins habituels : elle s'imprime à même le corps, un nuage noir, un combat silencieux mais constant contre l'appréhension de l’irréversible. Et qui voudrait entendre parler de cela ? Personne, même pas moi.

Passé les premières semaines, les premiers mois maintenant, il n'y a plus l'idée d'un "bientôt", mais la lente acceptation qu'il faudra du temps, et que ce temps n'est pas quantifiable encore. Une course de fond dont l'arrivée n'en finit plus de s'éloigner.

Il n'y a pas de mots non plus pour la colère, pour la révolte - non je ne m'habitue pas, non je n'accepte pas, je me refuse, je nous refuse à la résignation, à la fatalité, à la chronicité. Oui, malgré mon infini respect pour le travail accompli par l'hôpital, je m'interroge sur les limites, les points aveugles, les dangers collatéraux de notre système de soins. Qui sont loin de n'être qu'imaginaires : la confrontation dans la durée à la souffrance des autres, l'accès à des toxiques divers (y compris à la toxicité légale des traitements), les étayages réciproques entre grands blessés de l'âme - avec quelles conséquences ?

Je sais que je tiens relativement bien la barre (et aussi le vent...). Je m'accorde ce crédit-là. Je me fais même confiance pour continuer à le faire. Parce que je n'envisage pas de faire autrement, de ne pas tout tenter ; et parce que je suis portée aussi par ce projet simultané de construction réelle et symbolique, par la possibilité de nous imaginer un avenir. Mais je sais, je sais qu'il ne me faut pas trop parler...

Et puis, se taire permet de ne pas trop pleurer.

07 décembre 2017

Un toit sur la tête

Ca y est, on a les clés...


...c'est tout le bonheur que je nous souhaite !..

03 décembre 2017

En-chant-ées !

Ca fait vingt-cinq ou trente ans qu'on chante ensemble. Pour les fêtes, à la maison, en voiture, en chorale... Alors quand j'ai franchi le pas cette année de prendre enfin des cours de chant individuels, très vite j'ai eu ce fantasme d'un atelier de copines, unique ou à renouveler, de partager ce plaisir.  Check !

Quoi de mieux qu'un dimanche de décembre, avec du thé et un cake au citron maison, pour se lancer ?Ensemble sur le kitschissime (et réjouissant) Mr Sandman, en solo sur Camille, en duo sur Maurane/Fabian, on a tâtonné, rigolé, soufflé, et c'était chouette et joyeux, soutenu par Elsa, ma prof, dont j'adore décidément la pédagogie, la bonne humeur et la capacité d'adaptation. Cerise sur le gâteau, Marco et Emilie, de passage à Paris, nous ont accompagnées sur un tonique Mourir sur scène pour clore notre après-midi - lâchage général :-) !

Je nous rêvais en Puppini Sisters, en Brigitte, en Chordettes, finalement c'est plus difficile que prévu, mais ça n'a aucune espèce d'importance, on s'est régalées, on a envie de poursuivre l'expérience, en solo, en duo ou à plus, et c'est tout ce qui compte. 

01 décembre 2017

Ex Anima

Présenté comme l'ultime spectacle par Bartabas - de fait, quand on est passé du joyeux et foisonnant bordel tzigane des premiers cabarets équestres à ce degré d'épure et de beauté, que peut-on encore ajouter - à part le silence ? Les cavaliers se sont effacés, c'est à peine si on reconnaît le maître des lieux parmi les silhouettes vêtues de noir qui viennent saluer à la fin - ne restent que les animaux, âmes incarnées, ex anima - la vie, la liberté, l'humour, ce sont les chevaux qui les portent - avec une grâce infinie. Un hommage au dieu Cheval, dédramatisé par le burlesque d'une ultime saillie.


Un hymne à l'amour entre les chevaux et les hommes - quelle invraisemblable confiance réciproque pour rendre ces tableaux possibles à partir de si peu - un geste dans l'ombre, un son récurrent, un encouragement discret - et de tant - la complicité avec l’animal qui se tisse jour après jour, un travail  respectueux et infiniment patient qui ne connaît pas de dimanches. Un hymne à l'amour entre les bêtes aussi, joueuses, taquines, amoureuses, féroces parfois, puisque leur liberté permet le coup de sabot, la morsure esquissée.

Bartabas convoque en moi l'émerveillement de l'enfant devant tant de beauté, et le plaisir de l'adulte tant les tableaux qui se succèdent viennent parler directement à une mémoire collective - à peine a-t-on le temps de voir passer l'ombre d'un tableau, l'écho d'une scène de film, le clin d'oeil à un spectacle précédent que déjà il nous emporte ailleurs, propose un autre rêve.

Quelques moments forts : deux chevaux d'écume irréellement blancs au rythme des vagues qui enflent et déferlent - des chevaux devenus vagues, devenus mer...

Un champ de bataille où gisent hommes et chevaux, la sauvagerie des hommes bientôt éclipsée par la nature qui reprend ses droits - devant la salle médusée et les chevaux allongés, impassibles, des loups traversent la piste, dévorent les cadavres, et s'en vont.

Angelo le bien nommé, immense cheval de trait noir qui dessine patiemment un jardin zen, accueille une famille de colombes sur son large dos et plus tard s'envole au sommet du chapiteau de bois, placide et bienveillant.


Bartabas c'est un mythe, le créateur d'un monde-unique-au-monde ; un rugueux, un solitaire, un bourreau de travail, un homme à la culture aussi vaste que non-académique, un jusqu'au-boutiste, un fou. Je ne sais si l'homme ressemble à la légende qu'il s'est forgée. Mais je le crois, j'ai envie de le croire, parce que l'idée que de tels hommes existent éclaire le monde.

Ce serait bien dans sa manière, de tenir parole et de disparaître sur ce mystère... une sortie qui cultiverait une fois encore le paradoxe, humilité et panache, pour galoper vers d'autres horizons.

Mais je ne peux pas me faire à l'idée que ce lieu enchanté disparaisse, et je voulais tellement en garder quelque chose... je me suis laissée tenter par le coffret DVD qui reprend tous les spectacles à l'exception du dernier. Ca ne remplacera jamais le spectacle vivant, la spiritualité, la poésie et le tragique qui émanent de ces rendez-vous depuis trente ans ; mais c'est un caillou de Petit Poucet, à l'instar de cette spectatrice partie avec une poignée du sable noir de la piste.

20 novembre 2017

Une journée

Une jeune femme étrangère que je suis depuis des années, qui force le respect par l'énorme chemin qu'elle a fait pour se sortir d'un enfermement mortifère, travailler, s'autonomiser, et dont la lucidité me bouleverse - incluant son regard sur la chronicité de sa souffrance, la nécessité des médicaments à vie, son aspiration autant que son impossibilité à envisager une relation amoureuse.

Cette si vieille dame quasi-aveugle et sourde, qui vient m'annoncer le décès de sa fille, retrouvée morte dans son lit par la police. Elle est venue jusqu'à moi, alors que les appareils auditifs qui habituellement permettent un relatif dialogue dysfonctionnent, consciente qu'elle ne pourrait pas m'entendre, mais avec ce besoin de partager cette cette peine insensée. Que faire, si ce n'est franchir l'espace du bureau pour prendre sa main, communiquer ma présence cependant ?

Un homme de 40 ans, au bord de l'effondrement, soutien de la mère et de la sœur handicapée dans l'enfance, du père en phase terminale et de la grand-mère paternelle aujourd'hui - en demande de "solutions d'urgence", en refus de prescription - ce jour nous avons simplement respiré, et paradoxalement c'est la rencontre qui m'a le moins pesé.

Un autre, retraité, débordant d'agressivité passive, enfermé dans une longue plainte contre une compagne qu'il ne peut se résoudre à quitter, se présentant comme un héros qui ne laisserait pas cette dame dans la détresse, propose même une consultation de couple mais s'apprête à partir deux mois sans l'en avertir, etc.

Je sais que j'en oublie un ou une ici, mais qui ? A cette étape, mon esprit cale devant l'obstacle, me signifie qu'il serait déjà temps d'arrêter. Mais la journée n'est pas finie...

(Ca m'est revenu. Ce n'est pas le plus lourd pourtant - juste un homme qui oscille entre être ou ne pas être, avoir ou ne pas avoir, vouloir ou ne pas vouloir, Hamlet, Hemingway et Bartleby à lui tout seul, normal, c'est un prof de lettres. Qui se perd dans les mots des autres, souvent. Mais qui se saisit des perches que je lui tends, accepte que je sois confrontante parfois).

Une autre jeune femme que je suis également depuis longtemps, et que je vois avec plaisir (ouf !) sortir elle de son insatisfaction chronique et parachever le travail d'indépendance entamé il y a quelques années - décider d'être heureuse envers et contre la plainte maternelle chronique.

Cette patiente vue il y a trois ans, et qui revient en ayant accompagné jusqu'à la fin d'un cancer pédiatrique la petite fille née alors, mais qui pleure surtout ce jour sa douleur de constater que même dans cette épreuve, ses parents à elle restent dysfonctionnels, inaptes - mère endeuillée et comme orpheline à la fois.

Une nouvelle, deuxième entretien, qui a communiqué la première fois son inquiétude sur ses variations d'humeur, troubles alimentaires, et abat aujourd'hui ses cartes, père bipolaire, alcoolique, compagnon probablement pathologique à l'image du père, et sa peur à elle d'être malade à son tour, au bord de la chute.

Une autre nouvelle, dont les rires cachent mal les larmes et la logorrhée, mal l'angoisse vertigineuse. 

La dernière, et pas la moins effrayante, déverse à la fin de ma journée un discours-fleuve, romanesque où se mêlent Anne Frank, les lycées d'après-guerre, les amitiés de camps de concentration, et l'insécurité héritée qui ne l'a jamais quittée malgré une vie passée à ériger des remparts contre ce sentiment. A cette heure-ci, dans la pénombre du bureau et après cette journée, je n'ai plus la force d'endiguer et laisse le flot rouler - y sombre à mon tour.

En sortant, je pense à la chanson de Goldman : "Mais qu'est-ce qu'on peut bien faire - après ça ?"

Ce matin, la réponse a été finalement assez simple : vertiges, nausées, j'ai annulé ma consultation. Je me sens comme une éponge qui ne peut pas absorber une seule goutte de plus.

16 novembre 2017

I see you

Il y avait longtemps. Que je ne m'étais pas fait cueillir lorsqu'une personne extérieure, a fortiori quand je ne m'y attends pas, me fait spontanément un retour sur ce qu'elle perçoit de moi. Lili, c'est notre chargée d'accueil pour les étudiants de la Cité, notre oiseau de paradis colombien, plumage coloré et ramage généreux, mais aussi bon sens, intelligence et gaieté - Lili fredonne sans cesse, anime notre salle d'attente avec Radio Latina et danse devant la photocopieuse (mais chut, c'est un secret).

Lili me voit depuis des mois accueillir les résidents, qui se bousculent en ce moment, gérer les urgences, accompagner les équipes, organiser événements et journées de prévention, passer d'un lieu de travail à un autre, souvent en arrivant de l'hôpital ou en y repartant. Elle sait aussi que ce travail que nous faisons, moi et mes collègues psy, a un coût humain, entraîne une fatigue spécifique, celle d'être toujours dans cet accueil, cette disponibilité inconditionnelle, celle de se laisser traverser par la détresse ou la rage de l'autre - quelque soit notre propre état.

C'est tout bête, mais ça m'a fait un bien fou simplement qu'elle m'en parle, reconnaisse ce que cela demande d'énergie et d'engagement dans mon travail, et qu'elle m'invite à prendre soin de moi. Comme une permission de dire bah oui, ce n'est pas facile tous les jours, et oui, je suis si épuisée parfois, et non, ça ne va pas forcément de soi de tenir tout cela de front. Juste ça.

15 novembre 2017

Petits pas

Elsa va mieux. Tombe amoureuse. Fait des conneries. C'est bon signe, malgré tout, dit le médecin : on ne tombe pas amoureux quand on est au fond du gouffre. C'est vrai. Et reconnaître qu'on a fait une bêtise, sans pour autant se noyer dans une culpabilité disproportionnée, c'est aussi une avancée. Remet un pied (un orteil, pour le moment :-)) à l'école, et peut dire qu'elle s'est sentie bien accueillie, par les adultes comme par les jeunes. Pose des questions existentielles, aujourd'hui moins sur un mode déprimé que dans le questionnement adolescent normal : qu'est-ce qui donne un sens à la vie ? Là, comme ça, le temps d'une visite sur l'heure de midi ?

Ce qui m'est venu : être en relation avec les autres ; être utile à la collectivité, même à une toute petite échelle  ; créer - écrire, dessiner, bricoler, faire de la musique...

Ce que j'ai oublié : trouver sa propre réponse à cette question... :-)

07 novembre 2017

Rien qu'une fois

C'est l'habitude qui nous manque
On ne sait pas jeter des cris
Hurler contre ce qui nous flanque
La tête au murs certaines nuits
On ne sait pas claquer les portes
Fermer ses oreilles et ses yeux
Jeter au diable et qu'il emporte
Tout ce qui nous déchire en deux

Un rien une paille un copeau
Une plume de moineau
On ne soupire pas plus fort
Qu'un enfant qui dort
Un rien une hache un couteau
Une épée plantée dans le dos
On ne veut pas montrer le sang
On saigne au dedans
Mais rien qu'une fois
Rien qu'une fois faire des vagues
Et tout casser rien qu'une fois (...)

Anne Sylvestre


Je suppose que c'est ainsi que les hommes vivent - en s'habituant. Ce que notre petit cerveau, ou notre système émotionnel, ne peuvent tout simplement pas affronter en continu, ils l'oublient, au moins par moments. Le mettent à distance. Le minimisent. Le banalisent.

Où et quand me suis-je habituée à ce qu'Elsa soit à l'hôpital ? "Rentre" à l'hôpital, comme si c'était une autre maison, voire sa résidence principale ? Prenne des médicaments à des doses croissantes ? Présente trop souvent ce petit visage fermé, cette attitude de défi permanent, ce verrouillage de trop de souffrance incompréhensible, qui me la rend parfois brièvement étrangère ? Depuis quand les mots suicide, scarifications, angoisse, font-ils partie de notre vocabulaire "normal", sans que plus personne ne semble s'émouvoir de leur charge réelle ?

Où et quand me suis-je habituée à vivre la peur au ventre, à l'épuisement au bord de la nausée, à tel point que oui, je me sens parfois plus en sécurité quand je la sais contenue par l'équipe que lorsqu'elle est à la maison - en tout cas pour le moment ? Quand est-ce que j'ai laissé échapper ce qui était ma représentation initiale, une hospitalisation brève, un retour en classe en septembre ? Parfois j'ai l'impression d'être encore dans ce "à contre-temps", en dépit de l'évidence...

Où me suis-je laissée prendre en otage par la menace sous-jacente, au point de ne plus me faire confiance pour différencier ce qui appartient au folklore adolescent normal - provocation, agressivité, attirances "dark", transgressions mineures - et ce qui constitue un danger réel ? Est-ce qu'après tous ces mois, je me sens encore capable de faire la part des choses entre ce qui relève de l'attention affectueuse, de la précaution, bienvenues dans un moment de vulnérabilité et de régression, de la soumission à une toute-puissance adolescente aussi dommageable pour elle que pour nous ?

Comment est-ce que je m'y prends pour tenir la plupart du temps à distance les questions sur les destinées possibles à partir de ce point, et sur les traces que laisseront à tous cet épisode, et sur l'expérience indélébile que représentent ces mois d'hospitalisation, la confrontation à cette diversité de souffrances dites "psy" à un âge si fragile ?

Comment puis-je me couper suffisamment de mon bébé - je parle de la petite Elsa qui vit en moi, si vivante, espiègle et volontaire, pour m'occuper de cette adolescente sans m'effondrer, sans me laisser envahir par ma propre détresse ? En parant les coups d'une violence d’autant plus redoutable qu'elle avance silencieusement - personne ne crie, les portes ne claquent pas - et je le regrette, le conflit ouvert serait tellement moins dangereux pour elle me semble-t-il, que cette destructivité silencieuse...

Dans les entretiens familiaux, toujours profondément éprouvants, je suis en mesure oui, de ravaler mon chagrin, mon inquiétude, mon découragement, ma colère parfois. Afin de lui laisser toute la place possible à elle - ne pas induire, ne pas juger, ne pas peser, le moins possible (et échouer toujours de surcroît - car quoi de plus pesant qu'un parent à l'adolescence, même quand on va bien ?). Mais quand je prends quelques pas de recul, je m'interroge sur ce qu'il y a d'inhumain là - d'amour fou aussi sans doute - à m'effacer pour l'autre, à présumer aussi je pense, de mes propres forces.

Mais...rien qu'une fois faire des vagues...

23 octobre 2017

Déjà ?!?!?




20 octobre 2017

Les 12 travaux d'Astérix

...ou, comment obtenir une offre de prêt immobilier. Comme chacun sait, pour obtenir le laisser-passer A-38, il faut avoir le formulaire A-39 selon la circulaire B-65... et le petit point rigolo, c'est que si toutes les banques demandent sensiblement les mêmes justificatifs, aucune ne le demande sous la même forme, ou à la même date, et chacune a ses petites spécificités, son attestation maison, ou sa fixette unique - le casier judiciaire de votre arrière grand-mère, le bail de votre petit-cousin, les successions familiales de 1812 à 1947... vos vaccins à jour ? vos mensurations et IMC ? ah ça non pas encore, ce sera pour la ronde des assureurs...

Mais mission accomplie ! Il nous reste donc deux candidats en lice, qui probablement ne manqueront pas d'exiger l'ultime papier manquant avant la signature définitive de l'offre...