18 avril 2017

Autour du monde

Petit bonheur pro : de retour de vacances, recevoir une gentille carte des USA envoyée par une patiente allemande, qui me remercie pour le chemin fait ensemble ces derniers mois. Inattendu et motivant !

17 avril 2017

Ressources

En voie de guérison, de reconnexion à ce qui me nourrit - le groupe et la solitude, l'animation joyeuse et créative et le silence, faire partie et marcher à mon rythme. La beauté. La gratitude. Lâcher prise, faire un vrai break, tant pis pour l'argent, prendre le temps d'être là. Et aussi celui de n'y être pour personne.

Pratiquer les géométries variables, fêtes de famille(s), week-end câlin, départ en solo. Marcher, nager, faire du vélo, lire, aller au concert, au cinéma, parler à des inconnus, prendre un verre seule en terrasse, observer les passants, les familles, les couples, savourer chaque instant.

M'impliquer dans la préparation de l'anniversaire de la maman de Ronan, parce que ça me parle, célébrer, créer des moments parfaits ou presque, ceux dont on se souvient. Ecrire une chanson, préparer un tajine, mais aussi jouer au foot sur la plage, fouiner dans la bibliothèque, caresser les chevaux. Me sentir "chez moi" avec tous, une sensation de toujours, cette capacité que j'ai à adopter et à me faire adopter. Sentir que mes enfants aussi peuvent y trouver leur place, petit bonheur supplémentaire. Retrouver Victor le temps d'une soirée parfaite aussi, concert des Colibris au Cabaret Sauvage, marche le long du canal et échanges inspirants et sincères - comme toujours dans cette rencontre.

 
M'émerveiller devant la beauté sauvage de Belle-Ile, inondée de soleil et quasi déserte, sentiers côtiers, plages aux eaux transparentes. Au Palais, les panneaux indicateurs proposent en direction Sauzon, Bangor, La liberté de se perdre. Ma direction préférée. Passer deux jours lumineux avec Ronan, observer ce qui là aussi change, s'intègre ? Cuisiner ensemble plutôt que d'aller au restaurant. Prendre le temps de se parler en finissant une bouteille d'un vin délicieux. Accepter un déjeuner de Pâques à Montlevon, être touchée par Saskia qui dit, j'aime beaucoup la famille de Léo, ils sont tous gentils, je n'aime pas les familles mais j'aime bien la famille de Léo. C'est vrai. Moi aussi. 

30 mars 2017

Intégration

Je me relis et je vois entre les lignes, la descente lentement mais sûrement à partir de mi-décembre... je lis ce qui ne pouvait pas s'écrire, le creux de la vague noire. Il y aura eu aussi, un message ahurissant de mon père - le temps passe, rien ne change, c'est ici aussi : et des vertiges, des maux de tête, une chute brutale de l'audition qui m'auront valu passage aux urgences et IRM, rien de grave finalement, si ce n'est la perte auditive en elle-même, sans promesse de récupération. Probablement due à un virus, ou une chute brutale de tension, au moment où j'étais le plus épuisée, défenses immunitaires à plat et anémie massive. 

A ce moment-là, le tarot d'Osho montrait au centre la solitude ; dans les freins, la comparaison et la morale ; en voie de passage, l'intégration ; en ligne d'horizon, la transformation. Un très beau tirage, au pire des moments.

Et petit à petit... la vie est revenue, le printemps s'est remis à fleurir. Et je sens oui, que certaines lignes ont bougé, intérieurement et extérieurement. Que l'intégration est en cours. Et que je me retrouve, un peu plus loin sur le chemin.

29 mars 2017

Patience

"Mon premier mouvement est de trouver quelque chose à aimer, quelque chose qui m'inspire, quelque chose d'héroïque, quelque chose que je puisse reconnaître comme le cadeau et le fardeau de la condition humaine, la douleur et la grâce qui se trouvent en chaque personne rencontrée."

R. Kurtz, Body-centered Psychotherapy

J'essaie aussi, avec chaque nouveau patient. Je n'y arrive pas toujours. Mais lorsque je trouve, la rencontre se fait, l'alliance peut se créer.

23 mars 2017

Cibles

Sur ma bucket list, il y avait, aller dans un club de tir et essayer, au moins une fois. Checked ! Expérience tout à fait intéressante. Je pensais que c'était un truc de cow-boys (mais au premier essai, on se rend compte qu'aucun duel de western n'est crédible avec une arme à l'ancienne). Je pensais que c'était possiblement aussi un truc de gros bourrins, ce que la population du club ne dément pas au premier coup d'oeil. Je pensais que ça pouvait être un défouloir (en même temps, je n'avais personne de précis à trucider).

En fait, ce n'est rien de tout ça : c'est un bel alignement geste-respiration, un moment de présence et de précision. Presque une méditation. Et plus on est centré, ancré, concentré sur le geste plus que sur la cible en elle-même, plus on est précis. Ce qui n'est pas sans me rappeler Le Zen dans l'arc chevaleresque du tir à l'arc.
En initiation, deux armes, deux expériences : un Smith et Wesson 22, celui des cow-boys, où il faut ré-armer le chien entre deux tirs. Les règles de sécurité sont draconiennes, et j'étais un peu tremblante au début - pas effrayée mais intimidée de me voir accomplir ces gestes de cinéma, remplir le barillet, le refermer, relever le chien, lever mon arme. 

Et plus encore avec le Glock - automatique, lourd, avec un recul surprenant. Puissant, précis, impressionnant. En même temps c'était franchement marrant, et assez surréaliste, de me voir en train de charger une arme automatique avec autant de sérieux !

Bon, je ne vais pas devenir une tireuse d'élite (même si je suis très fière de mon premier, et peut-être dernier carton). Ni prendre une licence - par ailleurs hors de prix, sans doute à des fins de dissuasion. Je n'oublie pas - ni n'approuve - la raison d'être de ces objets. Mais j'ai vraiment aimé l'exercice, et au-delà du plaisir de réaliser un souhait et d'expérimenter totalement hors de mon univers habituel, j'ai apprécié cette concentration silencieuse, cette recherche du geste juste.

21 mars 2017

Spring

Ce n'est pas encore gagné mais... ça va dans le bon sens. Quelque chose qui s'allège, un ciel qui s'éclaircit, une envie de renouveau tous azimuts. La situation n'a pas changé, ou pas encore, mais l'énergie revient, je me retrouve petit à petit. Il est trop tôt pour les robes légères mais... il est l'heure de vider les armoires, d'ouvrir les fenêtres.

13 mars 2017

Ronde des mercis

A ceux et celles qui demandent des nouvelles, à ceux et celles qui offrent une oreille attentive, un gros câlin, un regard différent, un conseil inattendu, un relais enfants ou du soutien logistique, à mon médecin qui me chouchoute, aux collègues qui entendent et font marcher le réseau, aux grands-mères qui assurent, à la chouette prof de soutien envoyée par la mutuelle, à la CPE d'Elsa qui tient le bon cap, à toutes les propositions "bouffée d'air" - sorties, rencontres, vacances, à l'Echappée, à mon ostéo et à ma prof de yoga (mon trio de premiers secours), à Anna et à Air-Bag. Au chat qui soutient le moral des troupes. Au printemps qui revient.

03 mars 2017

A plat


- Je pense que je n'ai pas encore touché le fond...
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
- Je n'ai pas commencé à remonter !

C'est pas moi qui l'ai dit... mais ça me parle. Fond touché lundi... revenue à 2% vendredi ? Courage, plus que 98 !

02 mars 2017

Amy

Depuis que les enfants sont là plein temps, il n'y a plus trop d'espace pour accueillir les CouchSurfeurs, et ça manque. Très heureuse de revoir Amy cette semaine - si vivante et positive. Après dix ans comme consultante pour le Parti démocrate (entre autres, elle organise aussi des Cannabis Tours à Denver ;-D), elle estime que le job est fait : Hillary est arrivée la première dans son état et ...il n'y a jamais eu autant de volontaires, de militants, de personnes formidables qui s'engagent pour changer ce monde ! C'est assez représentatif de sa vision du monde je crois : le bon côté des mauvaises choses. Trump comme une chance. Elle dit : quand c'était Obama, nous étions endormis, pensant que tout allait bien. Ca aurait été pareil si Hillary avait été élue. Là, tout le monde bouge !

Elle va donc voyager quelques temps à travers le monde - to become an international hobo, as she said. Amy est drôle, brillante, et surtout pleine d'une bonne énergie et d'un enthousiasme communicatifs. Lors de notre première rencontre, j'avais adoré son franc-parler, nos échanges sur le monde, l'intime, la culture - comme si nous nous étions toujours connues. Idem ici : expos, lectures, politiques, amours, enfants, avenir... une vraie bouffée d'air, en toute sincérité. On a bullé à l'Echappée, mangé vegan, admiré les fresques du 13ème.

J'ai adoré qu'elle m'offre la version anglaise de Train M, de Patti Smith - la suite de Just Kids. Et je suis très fière de mon badge de campagne Obama/Biden. 

26 février 2017

Petite fleur

Ce n'est pas seulement un air de Sydney Bechet, c'est aussi mon fleuriste préféré. Conseil de Yoyo hier : multiplier les petites joies par 10. Diviser les grandes emmerdes par 10. OK. Je commence : ce matin, petit moment de grâce chez mes fleuristes préférées, un client aveugle s'est mis à improviser sur le piano de la boutique. Et je suis repartie avec un ravissant bouquet - je les connais désormais assez pour leur dire, voilà mon fond de porte-monnaie de marché, 8 euros cinquante, qu'est-ce que je peux faire avec ça ?