J'adore que le film ait été tourné dans un véritable Ehpad, laissant là aussi le hasard et la grâce s'inviter là où on ne les attendait pas. Le sous-texte politique est parfois un peu insistant (la scène avec le tableau blanc), mais c'est si beau de se dire qu'un réalisateur a eu suffisamment le courage de ses convictions pour faire confiance au spectateur pour le suivre jusqu'au bout de sa démonstration.
To care : j'aime ce mot, qui dit à la fois la précaution, l'attention, la responsabilité, le souci, l'importance, le soin. Care box : un néologisme pour quelque chose comme, boîte à attention (littéralement en anglais imaginaire, trousse de secours).
05 septembre 2026
Soudain
J'adore que le film ait été tourné dans un véritable Ehpad, laissant là aussi le hasard et la grâce s'inviter là où on ne les attendait pas. Le sous-texte politique est parfois un peu insistant (la scène avec le tableau blanc), mais c'est si beau de se dire qu'un réalisateur a eu suffisamment le courage de ses convictions pour faire confiance au spectateur pour le suivre jusqu'au bout de sa démonstration.
10 janvier 2026
Mères et filles
11 décembre 2025
Alegria
Peut-être parce qu'il y a quelque chose de bouleversant dans ce choix de vie des artistes - tout donner de soi pour créer du beau, partager de la joie, le temps de carrières courtes et précaires, toujours à la merci de la blessure de trop.
Peut-être pour cette recherche de la perfection sur tous les plans - performance acrobatique, costumes, lumières, décors, musiques...
Peut-être parce qu'Alegria est le premier de leurs spectacles que j'aie vu, et que son sous-texte est d'une telle actualité : Laissez-vous envoûter par une ode acrobatique au pouvoir indomptable de l’espoir.Au cœur d’un royaume autrefois somptueux qui a perdu son roi, Alegría
jette un regard sur la lutte de pouvoir entre l'ordre établi et un
jeune mouvement animé par l’espoir de renouveau. Alors que le fou du roi
tente maladroitement de s'emparer du trône, un désir grandissant de
changement émerge pour défier le statu quo et faire jaillir la joie dans
cet univers.
Un moment de poésie et de magie absolues. Et des rires d'enfants.
20 mai 2025
Notre-Dame
09 mai 2025
22 mars 2025
Ordonnance de joie
C'est une question récurrente dans les métiers du soin, la façon dont nous nous chargeons de toutes sortes d'émotions qui ne nous appartiennent pas. Cette semaine, une drôle de dame m'a offert une image intéressante là-dessus - l'idée que cela repose aussi sur une croyance, celle qu'accueillir/aimer l'autre impliquerait de garder tout ce qu'il nous donne - un peu comme on se sentirait obligé de garder le cadeau moche offert par un proche. Elle dit, vous pouvez retenir l'information, sans garder la charge émotionnelle (ou lire le livre puis le faire circuler, autre comparaison intéressante).
Et elle a lourdement insisté sur ces idées vaguement révolutionnaires : votre joie n'est pas un détail / votre vie compte autant que celle des autres. Ah, oui ? Une invitation à la joie - pas uniquement au plaisir, mais à la joie, sans enjeu et paisible - quelle que soit la forme qu'elle prenne mais un peu chaque jour. A votre façon à vous - une façon de vous nourrir/recharger par vous-même et pour vous-même. Laissez venir. Créez - pas sur un mode mental ou technique mais spontané. Laissez de la place à l'espièglerie, à la magie, à la légèreté - à ma Fée Clochette intérieure donc. Ça me va très bien, comme prescription !
Ce qui m'aide et me connecte aussi, c'est la culture - récemment, Carmen., époustouflante mise en abîme - féministe de surcroît - sur la création de cet opéra qui fête ses 150 ans, Nos assemblées, jolie réflexion - terriblement d'actualité - sur les façons de faire peuple, On ira, film léger et profond sur la liberté de choisir sa fin de vie, et j'attends avec impatience Coup fatal (musique baroque et danse "sapée" congolaise), mardi prochain, qui devrait être un concentré d'énergie atypique et de bonne humeur. Ah, et puis il y a eu aussi Histoire de Souleymane, bouleversant, et Flow, très joli...
01 mars 2025
L'Attachement
J'ai adoré.
Cette libraire si vivante, indépendante et tendre - "tu es tout et son contraire", lui dit son voisin.
Ce brouillage des frontières d'âge, des liens du sang et du coeur.
Cette infinie tendresse du regard posé sur la façon dont chacun des personnages essaie, à sa façon, d'avancer quand même.
La justesse et la douceur dans la parole de tous et chacun - ah, si seulement nous pouvions avoir toujours cette clairvoyance et cette délicatesse dans la vraie vie...
06 novembre 2024
Enchantement
...ou comment retrouver son âme d'enfant devant la magie renouvelée du Cirque du Soleil. Quand les lits s'envolent au ciel, que les marionnettes prennent vie et que les lustres dansent, comment résister ?
04 juillet 2024
Regards (un air de famille ?)
30 novembre 2023
Il était une fois
Peut-être tous les spectacles du Cirque du Soleil pourraient commencer comme cela - Il était une fois. Ce serait à chaque fois une histoire différente - il était une autre fois, mais ce serait toujours cet incroyable pouvoir de nous faire, à un moment, décoller du sol pour nous laisser émerveillés, bouche bée devant l'impossible - humains plus qu'humains et comme en apesanteur - un vélo volant, un acrobate sur rouleaux, d'accord, mais sur une balançoire ? La virtuosité technique disparaît derrière une poésie toujours renouvelée - une mer de nuages, des mains animées, un lion invisible, et j'en oublie. On aimerait imaginer le brain-storming qui précède la création de ces bijoux éphémères, ces rêves de gosse où tout est permis - machines volantes, dîner suspendu à quinze mètres du sol, homme-monde cachant dans son gros ventre une vraie petite personne. Pendant deux heures, j'ai retrouvé ce regard qu'on aimerait être celui de l'enfance - un émerveillement pur, un Oh ! sans réserves.
13 novembre 2023
L'un ou l'autre ?
27 septembre 2023
Se laisser surprendre
A force de ne voir que ce qui est recommandé-estampillé-validé par Télérama, le Monde ou France Inter, j'avais oublié ceci : le bonheur de se laisser surprendre. Ce soir j'ai vu quatre des films de fin d'études de la promo 2023 de la Femis, et je me suis laissée complètement embarquer dans ces courts ou moyens métrages, sans avoir la moindre idée de ce que j'allais voir ensuite. Un regard quasi-documentaire sur une traductrice de l'OFPRA, suivi d'une œuvre muette et kaléidoscopique - fragments de vie citadine ou champêtre, animaux, lumières, textures, suivie d'un improbable danseur dans une cabine de bateau pirate sur une mer déchaînée, suivi d'une fiction en noir et blanc sur un soldat déserteur de la guerre en Ukraine...
Le tout introduit par des étudiants débordant d'humour et de créativité, malgré la gravité des sujets traités. L'année prochaine, je poserais bien deux jours de congés pour assister à la totalité des projections - la vitalité tous azimuts, ce côté pochette surprise, c'était inspirant - un privilège inattendu de notre travail auprès des étudiants.
09 mai 2023
Personne n'est parfait

09 avril 2023
Les petites lumières
27 février 2022
Normal People
Comme Les jeunes amants, vu récemment au cinéma, Normal People est un petit trésor de tendresse mélancolique, un hymne aux amours aussi profondes que maladroites (maladroites parce que si profondes ?), aux détails touchants, aux regards qui en disent long, à une authentique sensualité - dans l'un comme dans l'autre, les scènes de sexe sont infiniment érotiques et bouleversantes à la fois, parce qu'anti-pornographiques : il n'y est question que d'intimité, de respect - d'amour...
23 janvier 2022
Dans les yeux du monde
01 janvier 2022
Baptême
Assise au bord de la rivière, j'ai laissé flotter mes pensées, retraversé divers moments de l'année écoulée, beaucoup chanté à voix haute aussi, et c'était très joyeux, un moment de communion, de connexion, de présence(s) invisible(s) - de beauté aussi, la clairière inondée de soleil, les perce-neige partout autour de moi, un premier matin du monde.












