27 février 2012

Malhabile

Il y a une idée qui me trottait dans la tête depuis un moment - ce constat qui m'émeut entre tous, celui de la précarité de nos vies, de la vulnérabilité de nos corps. Corps désirant ou désiré, corps en souffrance, corps en sommeil, corps vieillissant, corps menacé - ce mystère si souvent oublié, le battement de nos coeurs, la profondeur de notre souffle. De cette émotion je voulais écrire quelque chose - qui m'est venu à peu près comme suit : la main sur le coeur, un souffle ténu / celui de l'amant encore endormi / celui de l'enfant qui sourit en rêve / celui du mourant battement têtu / celui du vivant, un souffle fragile.