04 février 2018

Doigts de fée(s)

Il doit y avoir des photos de ma petite Mémé avec sa robe de chambre écossaise - je vais en trouver. Une robe de chambre qu'elle avait confectionnée elle-même, et que je lui ai toujours vu porter. Une robe de chambre en coton, parce qu'elle était toujours en mouvement et n'avait pas besoin d'un vêtement trop chaud. Je ne voulais pas la voir disparaître, et l'ai rattrapée au vol dans la pile des vêtements à donner. Et je l'ai confiée à mon amie Cécile, qui l'a transformée en pochettes à linge pour nos futurs voyages. J'adore tout particulièrement la petite qui conserve l'encolure du vêtement originel. Touchée :-) !

01 février 2018

Mood indigo

Scénographie toute de bleus variés, simple et sophistiquée à la fois, choeurs et percussions en trios, et au milieu la puissante, fragile, inventive, étonnante, étourdissante Camille : mais quel concert ! Suis arrivée épuisée, à la limite de l'envie de fuir, et repartie pleine d'énergie, d'envie de chanter, de danser et de me mettre à la danse africaine où à la batucada.

Qu'elle décline son dernier et merveilleux album ou qu'elle égrène ses anciennes chansons-signatures (Paris, Ta douleur), elle surprend, et emporte - son registre vocal et technique est tellement étendu, et sa liberté de mouvement et d'interprétation tellement grande - c'est fou cette liberté, ça donne envie, ça redonne la pêche, envie de s'accrocher à cette femme si incarnée, si terrienne, si VIVANTE - un concert inspirant, respirant, super bonne pioche encore cette fois, un chouette moment à conserver précieusement.

26 janvier 2018

Emotions

Petite danse de la joie ! Car contactée aujourd'hui par une collègue lointaine et proche à la fois, proche dans l'esprit dans lequel nous exerçons nos métiers en tout cas, pour une proposition qui me ravit. Ecrire deux entrées pour un dictionnaire à paraître, aux côtés de grands noms de la psychologie contemporaine - deux toutes petites contributions à ma très modeste échelle, mais quel plaisir de participer à cette aventure, en toute liberté d'écriture, et pour deux mots qui me tiennent tellement à coeur : Ecoute, et Care. 

15 janvier 2018

Home, sweet home

C'est l'enjeu, la préoccupation et le bonheur de ce mois-ci : ça y est, on est chez nous ! On a bougé les meubles et les cartons, fait la virée IKEA (un bon test spécial début de vie commune : IKEA le premier samedi des soldes : même pas peur, aucun problème, même en ayant déjeuné de boulettes de renne :-)), usé et abusé de Geev et du Bon Coin. Tout roule, depuis la première visite fin septembre à ce jour, ce projet est manifestement sous une bonne étoile.

Le chat est heureux et profite des deux jardins. Nous aussi ! Au-delà des cartons encore à ouvrir et de tous les trucs à bricoler, installer, réparer, c'est un vrai choix de vie qui se pose, qui nous pose, pour le plus grand bien de tous. Les clés de Clisson sont rendues, une page se tourne, et c'est bien comme ça : j'adore quand il y a du nouveau dans nos vies !

12 janvier 2018

Ange gardien

Ce qu'il faut à Elsa, c'est un nouveau départ. La nouvelle maison, mais aussi une nouvelle école. Idéalement, un petit établissement cocooning, proche géographiquement, avec une équipe attentive et des camarades au regard neuf, un endroit où elle puisse dire, je suis là parce que j'ai déménagé, un point c'est tout. Il existe - juste au bout de notre nouvelle rue. Aussi avais-je déjà décidé de faire un courrier pour présenter sa situation si singulière, quand le nom de la chef(fe?) d'établissement m'a attiré l'oeil. Et fait ajouter un PS : 

Votre nom ne m’est pas inconnu ; se pourrait-il que vous ayez une grande fille du nom d’Inès, âgée d’environ 18 ans ? Si c’est le cas, mon fils Léo était en maternelle avec elle sur la Butte-aux-Cailles, et vous l’avez accueilli lorsque je suis partie pour la maternité lors de la naissance d’Elsa !

Alors parfois, la vie décide de donner un chouette coup de pouce. C'est bien elle. Ma copine de la rue Bobillot, il y a 15 ans de cela. Dont la fille est en photo, hilare, dans nos albums de famille. Copine, mais aussi pédagogue, qui a su poser les bonnes questions et donner des pistes dès le premier contact. Quelle chance ! Et quel poids en moins sur mes épaules... nous avons maintenant un horizon : la rentrée de Septembre. Et le temps nécessaire pour la préparer au mieux. Ouf que ! comme disait la petite Zaza.

10 janvier 2018

Manuscrits

Ça fait plusieurs fois que des patients attirent mon attention rêveuse sur cette chose trop oubliée, la lettre manuscrite. Celle-ci, sur les lettres de guerre de ses grands-parents, amoureux, soucieux pour leur toute petite fille cachée dans une famille de la campagne. Cette autre, sur la lettre à sa mère de cet oncle décédé trop tôt du SIDA, qui lui donne enfin la clé de cette intuition d'une faute, voire d'une malédiction qui courrait à travers les générations, mais lui dresse aussi le portrait d'un homme lucide et courageux qui fut également son parrain. Une autre encore, sur les lettres échangées récemment avec son compagnon, comme une tentative d'exprimer ce qui n'arrive plus à se dire au quotidien dans ce couple en crise.

Des lettres traces, témoignages, trésors, autant de clés pour déchiffrer le passé ou le présent. Des objets qu'on peut tenir dans la main, relire, perdre au fond d'une malle avec de vieilles photos, voir resurgir, partager. Je me souviens du plaisir que j'avais, adolescente puis jeune femme, à envoyer et à recevoir du courrier. J'ai une boîte des lettres du père de mes enfants au début de notre rencontre, que j'aurai du plaisir à leur transmettre un jour. Et qui ne manquent pas de créativité : deux d'entre elles sont sous formes de cassettes, une autre est écrite sur le long métrage d'un rouleau de caisse... Une autre boîte encore contient des cartes d'anniversaire écrites de la main appliquée de ma grand-mère, quelques jolies cartes postales, avec d'autres menues traces : tickets de spectacle, photos, sous-bocks...

Mais demain ? Les enfants, les adultes, les patients de  demain, comment feront-ils sans ces papiers jaunis, sans cet accès irremplaçable à la pensée qui se cherche, se dessine, à l'émotion de l'écriture tracée de la main de celui ou de celle qui n'est plus là ? Plus de photos à l'ère du numérique, plus de lettres ou de mots doux à l'ère du mail et du SMS, est-ce que cela va modifier notre rapport à la mémoire ? A l'amour ? Au temps - celui de l'écriture, du voyage, de la réponse ?

Je me régale à l'idée de savourer l'énorme volume de la correspondance entre Albert Camus et Maria Casarès qui vient de m'être offert. Pas forcément dans l'ordre, pas forcément tout entier, mais comme une petite fenêtre sur deux êtres d'exception, un accès précieux à l'intimité quotidienne entre deux grands esprits - mais demain ? Est-ce qu'on publiera des échanges de mails ? Des romans SMS ? Des compilations de tweets ? Sérieusement, est-ce qu'on peut imaginer ces deux amoureux de la langue tweeter :-)?

30 décembre 2017

Les yeux ouverts

- Pourquoi je vous parle de regard Ariane Ascaride ? Parce que pour moi c'est central dans ce cinéma, les regards échangés, les regards à la dérobée, qu'est-ce qu'il y a de plus beau ?
- Mais parce que Robert sur un tournage il parle pas ! Il regarde, il nous regarde, on se regarde, on le regarde.
- Et ça c'est un acte de résistance parce qu'aujourd'hui vous avez remarqué, on ne se regarde plus ? 
- Moi vous savez je finirai sur un banc quand je serai très vieille, je regarderai passer les gens. Parce qu'il n'y a que ça qui m'intéresse dans la vie, c'est regarder les gens.

Ariane Ascaride interviewée par Augustin Trapenard

Attrapé au vol dans les podcasts de Boomerang, un petit moment de douceur qui me va droit au coeur. Parce que je crois bien que moi, aussi, il n'y a que ça qui m'intéresse. J'irais bien rejoindre Ariane sur son banc.

29 décembre 2017

28 décembre 2017

Singin' in the Grand Palais



Alors cette année, il y a un tiercé gagnant Zingaro - Slava's Snow Show - Singin' in the rain. Qui met la barre très, très haut pour les années à venir ! Transplanter la troupe du Châtelet au Grand Palais, il fallait oser la démesure, prétendre à la perfection... défi relevé haut la main. Show millimétré, costumes somptueux - entre Chanel et Folies Bergères - artistes complets, décors incroyables, fluidité totale : les créateurs n'ont eu peur de rien, de la soirée Années folles aux claquettes et paillettes de Broadway - et tout était juste fabuleux. Un spectacle comme une bulle de champagne, dans un lieu d'exception - et partagé, c'est encore meilleur...



25 décembre 2017

Un Noël breton


Beau comme un livre d'images, avec des enfants presque sages, une grande cheminée, un beau sapin (roi des forêts), une messe de Noël, de bonnes choses à manger, des petites attentions pour chacun. Une halte un peu courte après une fin d'année bien chargée, mais quel plaisir de dormir si profondément - parce qu'enfin dans un espace où aucune responsabilité ne pèse, où il n'y a rien d'urgent à faire - juste être là, dans une atmosphère familiale et détendue.

Un des enfants me sert une coupe de champagne : les invités d'abord ! "Il n'y a pas d'invités ici, le reprend Tad, Lucile est chez elle". Touchée !