21 août 2017

Dans la balance

Alors, si je regarde les choses objectivement : Elsa est toujours hospitalisée, et aura besoin de soins et d'attention longtemps après une sortie actuellement sans date. Léo n'a pas encore de projet arrêté pour l'année à venir, qui commence dans quinze jours. Après cinq ans de bons et loyaux services, je suis toujours un emploi précaire à la Cité, et le fait que ce soit un lieu d'exception ne suffit plus tout à fait à me consoler. J'attends le passage à la deuxième année de libéral pour mesurer les dégâts causés par le changement de statut auquel cette non-embauche m'a acculée. La possibilité de déménagement pour un logement adapté à nos besoins présents et à venir à tous les quatre paraît pour le moins utopique. Et je reprends ce matin à temps plein un travail que j'aime, mais qui m'a souvent laissée épuisée psychiquement.

Il va falloir bosser les contre-poids et les échappées ! Remettre un peu de rêve, d'énergie, de surprise, d'émerveillement, de mouvement dans tout ça... danser sous la pluie.

14 août 2017

Ton combat

Allez je ne laisserai pas tes bras baissés plus longtemps
Allez je ne lâcherai pas je ne lâcherai pas tu m’entends
Ça prendra le temps que ça prendra
Et ton combat tu m’entends c’est mon combat

Quand le bonheur s’efface
Quand l’amour se casse
Quand la vie ne te sourit plus
Les passants que tu vois
Sont vivants pendant que toi
Tu leur cries que tu n’en peux plus
Plus rien ne compense
Ton éternelle absence
Quand tu ne vois plus que des murs
Plus de soleil d’orage
De fous rire ni de rage
Quand tu ne vois plus le futur

Il suffirait qu’une main touche la tienne
Que ton regard vers demain le comprenne

Refrain :  Allez je ne laisserai pas tes bras baissés plus longtemps
Allez je ne lâcherai pas je ne lâcherai pas tu m’entends
Ça prendra le temps que ça prendra
Et ton combat tu m’entends c’est mon combat
Allez je ne laisserai pas tes bras baissés plus longtemps
Allez je ne lâcherai pas je ne lâcherai pas tu m’entends
Ça prendra le temps que ça prendra
Et ton combat tu m’entends c’est mon combat

Avant le premier signe
Avant que tu ne t’abîmes
Avant que tu ne perdes pied
On mettra tout en œuvre
On ira vers ton bonheur
Qu’importe ce que ça doit coûter
Je t’emmènerai dans les coins
Où ça chante et ça résonne
Et personne ne juge personne
On te reconstruira une vie
Pas à pas tu guéris, tu guériras

Il suffirait que ta main touche la mienne
Que ton regard vers demain le comprenne...

Arcadian

13 août 2017

Pourquoi ..?


11 août 2017

Rester centrée


Puisque le programme s'est transformé en "Un été à Paris", et qu'il fallait trouver où puiser de nouvelles forces, j'ai choisi de faire une semaine de stage intensif de yoga et méditation - trois heures trente chaque matin, un programme immuable mais un peu plus exigeant chaque jour, et très complet. Exercices de respiration, asanas, yoga nidra, temps de méditation avec ou sans support respiratoire ou visuel. La pratique différait de ce que j'ai déjà pu expérimenter, je l'ai trouvée très austère au début, avant de prendre de plus en plus de plaisir à retrouver mon futon orange le matin. Et je suis convaincue que cela m'a profondément aidée, et m'aide encore, ces jours. 

31 juillet 2017

#fièredemaZazaaussi

Parce que le combat qu'elle mène actuellement est loin d'être facile - parce qu'il est en partie contre elle, en tout cas contre une part d'elle-même, et qu'il se déroule dans un environnement certes contenant et sécurisé, mais aussi en prise continue avec la souffrance humaine.

De semaine en semaine, et même si elle s'en défend, j'entends les petits pas qui se font, l'humeur qui se stabilise, les émotions qui renaissent, se nuancent, la tendresse plus présente. Les interactions avec les autres qui s'enrichissent. Un peu plus d'ambivalence, un peu moins de tout ou rien. Un peu moins d'anesthésie affective ou d'hyper-perméabilité émotionnelle, un peu plus d'empathie mesurée.

L'humour aussi, souvent noir, mais finalement assez sain : quel meilleur moyen de se protéger de la part si douloureuse de tout ceci que de le mettre à distance ? Elle n'a rien perdu de son don d’observation, de ses intuitions surprenantes, et ça donne une galerie de portraits assez savoureuse quoique un brin cynique. Mention spéciale à l'anorexique qui twerke, qui ne déparerait pas dans un Charlie Hebdo...

24 juillet 2017

#fièredemonLéo2

Ça y est, il est revenu de sa première colo, épuisé et ravi. Avec plein de souvenirs - randos, nuit en refuge, grands jeux, veillées, pipis au lit et vomis de nuit (l'eau des gourdes...) Il s'est régalé, ça ne me surprend pas, Léo a toujours eu un chouette contact avec les plus petits. Super feed-back de sa directrice, plus que le stage de perfectionnement pour finaliser le BAFA ! Un Léo qui grandit à toute vitesse, et se sent partant pour une année de césure aux USA, le temps de mûrir son projet pour l'année prochaine. Y a plus qu'à... organiser, voir comment ça s'articule au niveau de la fac, de la bourse, du visa, du job, du permis de conduire, des assurances, d'APB l'année prochaine... Le point de chute, ça on sait, c'est notre amie Maggie ! Mon GRAND Léo...

17 juillet 2017

Familiens

C'était une semaine salvatrice - reprendre un peu de forces avant de remonter sur le ring. Il était  plus que temps, je commençais à me sentir dérailler. Une semaine dans une grande maison familiale - avec trois générations, des chevaux, un chien et un chat, un piano désaccordé et un grand jardin plein de fleurs, hortensias, roses, agapanthes. Une semaine pour ne rien faire, dormir enfin, tard le matin, à nouveau un peu en début d'après-midi. Je n'avais pas dormi comme ça depuis si longtemps...

Les maisons me font du bien. Ce besoin d'une coquille, d'un endroit où me poser, où me laisser porter ne serait-ce que quelques jours. Cette impression qu'elles sont faites pour durer toujours, qu'il existe un endroit où revenir. A fortiori quand elles sont, comme celle-ci, emplies d'objet qui témoignent de la continuité des générations. Bien sûr, ce n'est pas vrai : les maisons sont vendues, rachetées, transformées, au fil des cycles de vie. Mais y croire apaise mon cœur, me donne à rêver de trajectoires plus douces, d'une paix possible.

Dans cette maison cette fois, trois moments d'émotion joyeuse :

Le moment des noms : comment appeler ces devenant-proches ? Comment être appelée ? Que dit le nom que l'on a , ou celui que l'on donne, de la place qui nous est faite ? Cette semaine, les parents de Ronan sont devenus Tad et Manée ; ça me plaît, ça sonne tendre sans être trop familier. Et pour ses neveux, après quelques hésitations : Lucile ? Tante Lucile ? tutoiement ou vouvoiement ? je suis devenue Tante LuLu, ce qui me ravit absolument : le parfait équilibre entre le formel Tante qui sied à la famille et le non-conformisme affectueux qui me va bien.

A un moment où Tad - donc ! - évoquait Léo, et sa ribambelle de petits-fils, tous ces garçons ! il a ajouté en souriant, presque à mi-voix -  "Maintenant il y a aussi une petite fille ! Mais en ce moment, elle est en réparation." Je n'ai pas osé l'embrasser, mais j'étais émue aux larmes.

Et puis, un câlin spontané avec Oriane et Ronan dans la cuisine - là aussi, beaucoup de tendresse...

13 juillet 2017

La peinture à l'huile...

...c'est difficile oui !  Mais le charme de cet après-midi de stage, c'est de donner le plaisir de réaliser un petit tableau en quelques heures, et une multitude de clés qui motivent à poursuivre la découverte. J'ai bien écouté la leçon : technique / sujet / inspiration ;  couleurs / valeurs / lumières. Aller du plus loin au plus proche, et du foncé vers le clair. Organiser sa palette, ce qui n'est pas si facile ! Les heures sont passées comme un souffle, je n'ai pensé à rien d'autre pendant ce temps - un vrai cadeau en ce moment. 

12 juillet 2017

Crêpes et grands-mères

Un bonheur inattendu,  retrouver Yves et Agnès dans leur maison de vacances familiale à deux pas de Pen Wern. Et découvrir Thérèse, ou Mamé, qui ressemble tellement à ma petite grand- mère à moi : bon pied, bon oeil,  et pas la langue dans sa poche ! Une soirée toute simple et chaleureuse, comme toujours avec eux. Et, pour moi, une furieuse envie de naviguer à nouveau. 

06 juillet 2017

Fleurs

Au médecin qui lui demandait ce qu'elle pensait du pourquoi ses parents s'étaient aimés, elle a d'abord répondu "Parce qu'ils sont beaux tous les deux". Ça a fait rire le docteur, ça l'a fait rire elle aussi, "bah oui, ça aide !". "Ils faisaient la même école, ils avaient ça en commun." Et puis... "Mon père, il est attentionné et protecteur, ma mère, elle est forte et fleur bleue à la fois, ça allait bien ensemble". Le médecin s'est tourné vers moi, il a dit "Forte et fleur bleue, vous êtes d'accord avec ça ?"

Oui. Complètement d'accord en fait.